‹ Traité des maladies de plomb ou saturninesChapitre 5 sur 51 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

vent apparaître, dans les organes de la vie de relation, ces douleurs vives qui caractérisent l'arthralgie, ou cette perte, soitdurnouvemeut, soit du sentiment, qui signalent la paralysie ou l'anesthesie saturnines. Est-ce l'encéphale qui est affecté, du délire, des convulsions ou du corna caractérisent l'encéphaiopathie saturnine. Du reste , le plomb impose un cachet spécial à la physionomie des maladies qu'il engendre.

Les maladies saturnines ne sont pas toutes également fréquentes. Le tableau suivant, qui comprend toutes les observations que j'ai pu recueillir, indique cette fréquence relative.

Colique 1,217 cas.

Arthralgie , . 0,755

Paralysie 0,127

Encéphalopathie. . . . 0,072

Sur ces divers cas de maladies saturnines, 276 n'ont point été accompagnés de colique. Ce relevé statistique , dont je vais établir les proportions en chiffres ronds, en négligeant les fractions , démontre que sur quatorze individus atteints de maladies saturnines , douze à peu près sont affectés de colique, huit d'arthralgie, deux de paralysie, un d'encéphalopathie.

La colique est la forme la plus fréquente de l'empoisonnement saturnin ; mais elle se montre assez rarement seule, souvent l'arthralgie la complique, quelquefois la paralysie et même l'encéphaiopathie. D'autres fois, chacune de ces maladies se montre isolément; elles peuvent encore se combiner toutes ensemble , ou au nombre de deux, de trois, chez le même individu.

La colique, l'arthralgie, les diverses espèces de pa-

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