‹ Traité des maladies de plomb ou saturninesChapitre 51 sur 51 · TAULE · texte numérisé non relu

TAULE

mômes, 407. Expériences sur les animaux ; autopsies, 59-88.

Trente Observations, 409-452.

DARTHRALCIE SATURNINE.

éfinition. Les auteurs n'en ont donné aucune ; affection caractérisée par «ne exaltation de la sensibilité, et une perversion delà conlractililé des membres, et même de la plupart des organes de la vie de relation, 493.

Synonïmie. Appelée à tort par Sauvages rhumatisme métallique, par Astruc rachialgie saturnine, 494.

Historique. IFaïus dit que la litbarge cause des douleurs dans les membres; Citois parle de douleurs des membres alternant avec celles du ventre; Stockhusen prétend qu'elles sont produites par le transport du plomb dans ces parties; Henkel annonce que c'est une maladie, suite de la colique; Huxham, Dehaën , etc., regardent ces douleurs comme les avants-coureurs de la paralysie ; Asti uc insiste sur leur existence ; Honte les avait remarquées! Sloll décrit leurs degrés divers, 494.

Desbois de Rochefort signale des douleurs rhumatisantes et des sciatiques, 495.

M. Mérat note l'existence de douleurs dans les membres, plus fréquentes dans les supérieurs que dans les inférieurs. M. Palais les compare au rhumatisme. M. Andral reconnaît qu'elles existent indépendantes de la colique. MM. Renauldin, Canuct, etc., les confondent dans d'autres maladies saturnines ; M. Grisolle les mentionne, 496.

Causes. L'arthralgie et la colique existent souvent ensemble; leurs causes sont semblables; les circonstances d'absorption du poison sont-elles identiques? 497.' Tableau indiquant les professions de 752 individus attaqués d'artbralgie, 498. Le minium, plus que tous les autres composés de plomb, cause l'arthralgie, 499.

Pbi$dispositfons. (Voir article Colique, p. 477 et suivantes.) Indication de l'âge du 752 malades et de l'époque de l'année où ils ont été attaqués d'arthralgie , 500. Influence de la colique et des autres maladies de plomb, sur le développement de l'arthralgie, 500. Prédispositions organiques nécessaires pour le développement de l'arthralgie, 501. Les récidives, les rechutes, aussi fréquentes que celles de la colique, 501.

Prodromes. Ce sont : l'intoxication saturnine primitive , assez souvent un engourdissement des membres qui seront frappés, la colique, quelquefois la paralysie ou l'encéphalopathie.

Rarement l'arthralgie débute brusquement. Epoque de la manifestation, 504.

Symptômes. Douleurs, symptôme le plusimportant; elles peuvent occuper un grand nombre de points, par ordre de fréquence , les membres inférieurs, les supérieurs, le tronc, la tête, 503. Opinion des auteurs, 504.

Elles siègent plus souvent dans le sens de la flexion, dans le pli des articulations; elles sont dilacérantes, contusives , lancinantes , etc. 505.

Elles varient depuis un simple malaise jusqu'à la plus horrible souffrance; ne sont jamais continues, 506. Les exacerbations ont souvent lieu la nuit; dans ces moments agitation et anxiété ; causes du retour des accès , leur distance ; la pression diminue souvent ces douleurs, 507.

Les muscles sont vivement contractés; crampes dont le malade a conscience ; le mouvement n'est pas aboli; il est seulementgênéparsuile de la douleur des muscles, 509.

Point de chaleur ni de rougeur, ni de gonflements morbides, 509. Bon état de la circulation ; toutes les parties ou quelques-unes seulement composant les membres ressentent ces douleurs , qui ne suivent point exactement le trajet des cordons et des branches nerveux, 510. Divers dérangements fonctionnels suivant les parties affectées, 511-513. Simultanéité de l'affection dans les membres similaires, 513.

Marche, dirée. terminaisons. Invasion brusque, marche iné?uliére. par sauts: douleurs plus aiguës la nuit .

changeant de siège comme d'intensité; recrudescences. 514. L'arthralgie peut être aiguë et chronique ; sa durée varie de trois jours à des semaines, des mois entiers. 515. C lêiistence de l'arthralgie et de la paralysie, 516. Siège, marche, durée deces deux affections différentes: opinions erronées des auteurs. 516. L'arthralgie se termine presque toujours par le retour à la santé: une seule fois la mort est survenue. 517.

Diagnostic. L'arthralgie peut être confondue avec le rhumatisme aigu , 517 : plus facilement avec le rhumatisme chronique. 518; les névralgies vulgaires, 519 ; les douleurs syphilitiques osteocopes ; caractères distinctifs. — Souvent précédée ou accompagnée d'uae autre maladie saturnine, qui aide le diagnostic.

Altération* iMâTUÉHHJ». Elles sont nulles : M. Devergie a retrouvé du plomb dans des muscles qui avaient été atteints d'arthralgie saturnine,

Siège et xatcbe. C'est une lésion des filets nerveux qui se îendent aux organes de la vie de relation ; c'est une névralgie. Elle est due a une cause spécifique. 521. Comparaison de la colique et de l'arthralgie. L'arthralgie est aux organes de la vie de relation ce qu'est la colique aux organes de la vie intérieure. 522.

Traitement. Beaucoup de praticiens conseillent celui de la colique : nous l'avons employé ; succès et insuccès; les bains sulfureux sont préférables ; effets obtenus, 522.

Dix observations d'arthralgie. 524-

FIN Dfe LA TABLt DU PRhMILIi VOLLMt.

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