MALADIES » OBSERVATION :XXXV
| Me de trente ans avait un anévrisine à l’aîne, qui était accompagné d’an slat leash prodigieux du mémbre. L’artére iliaque fut liée; mais le malade mourut trois semaines après lopération , ‘par suite de la mortification de la jambe. L’artére avait été liée à un demi-pouce au-dessous de origine de Piliaque interne. Deux ligatures avaient été placées sous le vaisseau, mais une séule avait élé serrée : toutes deux s'étaient séparées quelques ) jours avant la mort du malade. Le vaisseau avait élé complètement divisé | par la ligature , et les bouts en étaient sé parés par un intervalle d’un démi pouce.
Get espace était rempli ‘de lymphe , et dans Je centre de lé panchement ‘se trouvait une cavité renfermant une trés- petite quantité de du pees ie l'extrémité NE Herenent vide entre randtott ou la te avait été appliquée et Yorigine de liliaque interne. Aucun coagulum | ne sy était formé. À Les membranes interne et moyenne , 'divisées par la ligature, offraient un épanchement lymphatique d’uné couleur blanchatre, qui avait obliléré l'extrémité du canal, et qui était uni à l’épanchement survenu à la partie
DES ARTÈRES ET DES VEINES. 279 externe du vaisseau. L’extrémité inférieure préséntait la même apparente, si ce n’est qu’elle contenait wn caillot d’un pouce environ de longueur. La base de'ce caillot était en rapport avec lépanchèment ‘de lymphe des extrémités divisées des membranes intérne et moyenne. L’épanchement interne se continuait avec ’épanchement externe de la méme maniére he a Reinet ‘opposée du vaisseau. LS | © J'ai eu différentes occasions d'examiner les artères à des intervalles de témps plus éloignés après l'application des ligatares. Jai toujours trouvé le canal du vaisseau oblitéré et ses membranes converties en une sorte de cordon ligamenteux solide dans lequel il ne restait plus aucun vestige de l’organisation primitive. Dans beaucoup de cas , l’oblitération s’étendait en bas et en haut , depuis l’endroit où la ligature avait été appliquée jusqu’à l'origine de quelque ramification considérable ; mais cette disposition n’était pas constante. Dans une préparation que j'ai vue, où l'artère fémorale avait été liée pour la guérison d’un anévrisme poplité , le vaisseau était oblitéré à l'endroit de la ligature ; mais sa cavité avait ses dimensions ordinaires dans l’espace de près de deux pouces, depuis le
260 aa kid MALADIES commencement de loblitération jusqu'à le rigine.de . la profonde. Il ne contenait, aan de coagulum et aucune branche n’en provenait dans cetendroit. L'homme avait survécu quelques.années à l'opération, Dans l’observalion xvii (1), artère fémorale, avant-de traverser l’aponévrose du muscle troisième adducteur,,. se trouvait. oblitérée dans une . lon gueur, de trois pouces, par. la pression de Yanévrisme. Depuis le commencement de Voblitération jusqu’à l'origine de Partere, profonde , sa cavité était restée entière , quoir qu’ aucune branche importante ne tirat son origine de cette portion du vaisseau. Deux ou trois petites artères prenaient naissance auprès, de la profonde; mais il n’y en avait aucune qui provint de Ja partie inférieure du canal, dans l'étendue d’un pouce. et. demi.
D’après, histoire de la «maladie, il est. probable que les. parties étaient restées dans cet état pendant près de vingt années. Cet eXr posé du mode d'oblitération de l'artère, au moyen de la ligature ,indique le pouyoir que nous ayons de favoriser l’a hérence qui doit survenir dans le vaisseau : l’analogie nous indique d'employer à cet effet les moyens dont nous nous servons efficacement dans les plaies
(1) Hoyer pige 146. 9b. 22 607100 BORNEO |
DES ARTERES ET DES VEINES. 281 simples en général. En négligeant ces considérations , on peut être amené à prendre des mesures propres à s'opposer à la formation de adhérence et à convertir linflammation en suppuration ou en gangrene, en sorte que Pextrémité du vaisseau , lorsque la ligature se sépare, peut, au lieu d’être oblitérée; se trou: : ver encore pérméable , et donner ainsi: lieu a accident le plus redoutable, à l’hémorragie secondaire. Quelles sont donc les circonstances , dans le mode d'application de la ligature , dans la condition de V’artére ou dans le traitement de la plaie, qui peuvent tendre à produire l’hémorragie consécutive?
L’hémorragie secondaire arrive’ a deux époques différentes après lapplication de la ligature à une artère , ou quelques heures après lopération, ou entre Je sixième et le treizième jours, temps auquel on doit s’attendre que la ligature se séparera du vaisseau. La cause :du premier: de ces accidens dépend de la chute de la ligature qui embrassait l'extrémité du vaisseau , et il ne peut survenir que lorsque l'artère a été divisée. Lorsque l'application de Ja ligature est bien faite, on ne doit pas redouter cet accident; mais si, par une fausse crainte d’entamer les membranes du vaisseau, on n’a pas
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suffisamment serré la ligature, ou bien si elle est trop serrée ou irréguliérement appliquée , il est évident que la rétraction du vaisseau peut amener sa chute. Lies nœuds par lesquels une ligature est arrêtée sont souvent tels que, même après que le second est fait, ils sont souvent en état d’être serrés davantage. Si l’espace compris dansifa ligature est capable d'être diminué en en resserrant les bouts, ce même espace ést capable aussi d’être élargi si ces bouts sont tirés dans une direction opposée : de la:vient que la force dé la circulation, à lextrémité du vaisseau peut distendre Ja ligature et la rendre ‘assez lâche pour la faire tomber: J'ai reconnu que c'était.à cette seule cause qu’on devait‘attribuer : plasieurs hémorragies secondaires survenues quelques heures après lamputation. Si, la ligature n’est pas appliquée sur l’ârtère! dans-une direction circulaire; mais si elle: l’est de‘telle sorte qu’elle l’embrasse irrégulièrement , et qu’elle forme un ovale, il:est probable que lorsque les fibres da vaisseau se rétracteront et reprendront leur sit tuation naturelle , la ligature sera trop large pour comprimer le tube, et: conséquemment elle déviendralâche et susceptible de tomber. Si un commencement de dépôt de matière
DES ARTÈRES ET DES VEINES. 283 calcaire existe dans l'artère, à l’endroit où la ligature est appliquée, il peut diviser les tuniques du vaisseau, et donner lieu de la sorte à une hémorragie, |
: Mais l’hémorragie secondaire arrive en généra] à des périodes plus éloignées, je veux dire lorsqu'on peut #attendre à la chute de Ja ligature. Les principales causes de cet accident sont les obstacles que linflammation adhésive a rencontrés par suite , 1° de la condition morbide des membranes artérielles; 2° de l'application mal faite de la ligature ; 3° de sa chute prématurée , et 4° de l’escârre ou de lulcération du vaisseau etides parties Bic sohpiacninithie ' CLEA rs
°. Quand la ligature est doses à une de dont la membrane interne a subi un épaississement stéatomateux, ou contient un -dépôt de matière athéromateuse ou calcaire, linflammation , au lieu de produire un épan- -chement lymphatique et l’adhérence de Fex- ‘trémité du tube, peut sé terminer par PFulcération on la gangrène. Quoique la membrane interne des artères soit très - disposée à Vinflammation adhésive , cependant, lorsque les changemens morbides dont ÿai ‘parlé surviennent , il en: aa à Er | résulter Pulcération. ida
Das ces. circonstances , Pulcération peut ; de l’intérieur, gagner jusqu’à la partie externe du vaisseau ; dans d’autres cas, l'extrémité du
tube peut rester perméable lors de la séparation de la ligature , et Phémorragie en être la conséquence. Un individu auquel sir Everard Home avait fait la ligature de l'artère fémorale pour un anévrisme poplité, mourut le douzième jour après l'opération , à la suite d’une hémorragie violente survenue par la plaie. Lorsqu’on‘eut ouvert l'artère, on lui trouva plusieurs petites ulcérations quiavaient pénétré de part en partises membranes près de la ligatiwe,: et iqui avaient livré passage au sang. Il n’y avait pas la moindre adhérence des parois de l'artère | mais immeédiatement au-dessus et au-dessous dela ligature, Ja membraneïnterne avait une couleur rouge ours “Elle avait pardu‘son aspect , et sai surfaces était parsemée de taches:
‘plathclies opaques. La même disposition, ‘mais à un degré: moindre 5 se: laissait ' ‘apércévoir dans l’artère:auptès de l’aîne:(1). Macéa opéra “un anévrisme «de l'artère poplitée ; d’après la méthode oe chez un‘vieillard bai
a tay: ‘Thanet wn Scie Sc the sierra of medical and chirurgical knowledge: vol, p: 255.
long-temps affecté de cette maladie. L’artére fémorale resta liée pendant vingt-cinq jours, sans laisser. échapper une seule: goutte de sang; mais après ce temps, il survint:des hémorragies répétées. En examinant le cadavre , Vacca reconnut que les parois de Partere ne sétaient pas réunies, et. qu’il ne s'était pas formé de caillot assez consistant pour oblitérer entièrement son tube. En ouvrant l’artére fémorale dans toute sa longueur, il trouva la membrane: interne:de cette artère très-épaissie , par-tout dans un état d’induralion , cartilagineuse dans. plusieurs points, et il vit qu’à l'endroit de la Iigature, les parois rétractées de l'artère se rapprochaient l’une de l’autre ; mais laissaient dans leur milieu une petite ouverture d’une ligne environ de circonférence ; dont les bords n'étaient pas, unis , et à travers: laquelle: un peu de sang s'était échappé et avait fait sortir un caillot d'une figure conique , ayant six lignes de longueur, sa ‘base, tournée vers la plaie et son sommet vers le cœur (1). ‘Toutefois, Phémorragie secondaire n'est point une suite constante de la ligature d’une ar-
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(1) Scarpa, Réflexions et Observations anatomico-chirurgicales sur l’Anévrisme , trad. de Delpech, p. 235.