‹ Traité des maladies des artères des veines (volume 2)Chapitre 44 sur 50 · Pc HS · texte numérisé non relu

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tére dont les membranes ont éprouvé cés changemens morbides; ces altérations existent à un degré plus ou moins grand dans presque toutes les artères qui donnent naissance aux anévrismes, et cependant l’hémorragie consécutive est un accident assez rare: Un grand nombre de chirurgiens ont vu dés artères liées avec succès dans les amputations, quoique leurs membranes fussent tellement encroûtées de matière calcaire, ra elles craquaient sous la ligature.

2°. I] est bien reconnu que linfarionation adhésive survient plus facilement dans les | plaies simples que dans celles qui sont ac compagnées de contusion et de lacération :on doit donc, par cette raison, employer de pré= férence une ligature d’ane {brisé telle qu’elle produise une division simple des membranes interne et moyenne de lartère. Il est desirable aussi que ses feuillets soient divisés dans toute l'étendue de leur circonférence ; afin que l’épanchement lymphatique qui en est le résultat soit suffisant pour assurer Padhérence compléte du tube: Le docteur Jones a trouvé que l’adhérence n’élait pas complète lorsque les tissus du vaisseau n’é= taient divisés. que partiellement (1) ;etil.s’en-

APR du, mcm

: (1) Lreatise on Hemorrhage, chap. ur, experience 1Y.

DES ARTERES ET DES VEINES. 9287 suit de là qu’on doit employer une ligature propre à déterminer leur entière séparation.

Une ligature large ne peut jamais produire une plaie unie dans les membranes de lartère , et à cause de son extension au-delà du point d’adhérence , il peut en résulter que la cavité de l'artère au-dessus de l'endroit de sa. réunion soit mise à nu par l’ulcération subséquente nécessaire pour qu’elle tombe. Les ligatures plates, telles que les morceaux de ruban , etc., ne produiront qu’une lacération partielle et une contusion des membranes internes, et, commie la ligature large, en s’étendant au-dela du point d’adhérence et en excitant l’ulcération , elles pourront découvrir la cavité du vaisseau et donner lieu à une hémorragie. Par la même raison, il est évident qué l'emploi de la compression graduelle ou étendue est opposé au procédé de:l'oblitération , puisqu’au lieu d'agir sur les membranes internes de l'artère , cette compression en produit l’ulcération extérieure et en découvre la cavité. Deläaussilinconvenance d’environner Partère avec des cylindres de linge , des morceaux de liége ou de bois, des bandes d’agaric, des serre-artères, des presse-artères, des: ligatures d’attente, et une multitude d’autres inventions proposées dans la vue de prévenir

hémorragie secondaire , mais dans le fait bien plus propres ala produire qu’à lempécher A).

“(Q) Dane une opération, Hunter appliquail quatre | ligatures à l’artère fémorale. Les deux supérieures n’é=

taient serrées qu’autant qu’il le faut pour metre en con= ,tact les parois opposées du vaisseau. — M. Birch passait deux ligatures au-dessous de l’artère ; on liait l’inférieure, mais on réservail l’autre pour s’en servir en cas d’hémorragie consécutive. La ligature non serrée est appelée ligature d'attente par les chirurgiens français, qui l’emploient assez généralement dans leurs opérations. — M. Cline plaçait un ruban double, large d’un pouce, derrière l'artère ; les deux rubans étaient l’un sur l’autre. Un morceau ae. liége, long de douze lignes , était mis sur l'artère , et maintenu dans cetle posilion au moyen du ruban supérieur, en sorte que le vaisseau se trou vait comprimé suffisamment entre la ligature et le liége pour que la circulaliôn ne s’y fit plus. L’autre portion de ruban n’était pas serrée. — M. Forster se servait d’une large ligature qu’il engageait au moyen d’une aiguille courbe ordinaire; il mettait un coussinet de char pie ‘sur Vartere , immédiatement au-dessus de la ligature, et ‘sur cetle charpie un cylindre de bois large de quatre lignes et long de neuf: de cette manière, il embrassait tout a-lafois l’artere, la charpie et le bois, en serrant la ligature. — Scarpa employait Aux ligatures composées chacune desix fils , qu'il passait sous l’artere dénudee. I] posait ensuite sur le vaisseau un pelit cylindre de linge long de’ six lignes et large de trois , et ’assujettissait dans cette position en serrant les deux ligatures. La plaie était alors remplie

DES ARTÈRES ET DES VEINES. 289 Lorsque les parties environnantes sont comprises, dans la ligature qui entoure Vartére , il est difficile de calculer le degré de force nécessaire pour diviser les membranes

de charpie. M. Deschamps interposait un morceau ‘d’a~ garic entre Ja Jigature et; l’artere. II inventa aussi un, ins trument nommé le serre-arlere ,- qui comprimait nonseulement l'artère , mais qui pouvait encore de temps en temps resserrer la gite ,‘sélon que lé chirurgien lé jugeait nécessaire. Il consiste dans un bouton d’ argent et dans une tige ; la tige permet à instrument d’aller jusqu’ au fond de la plaie ; le bouton aplati doit rester sur l'artère comme une compresse unie, et sur ce bouton sont pratiqués deux ‘trous par lesquels passe la liga=. ture plate qui environné Partèré; les deux bouts de la ligature sont fixés par un nœud | sur Vextrémité de la tige, et resserreés lorsque l” occasion Pexige. Un morceati d’agaric est aussi inter posé ‘entre la ligature et lé botiton du serre - “artère ; une ligature d’atténte est placée Sous cle vaisseau , etd de cet instrument. Ia compression de l'artère par cet instrument ressémblé en quelque sorte à la manière dont on fait la ligature d’un polype par la capule de Levret ou Te lacs de Hilden. M. Percy a inventé un instrament € en quelque manière semblable à

une paire de pinces. Les tiges ‘sont terminées par deux sur faces aplaties , entre lesquelles l'artère est comprimée ; lé degré de pression: augmente où “diminte à à la volonté on chirurgien. Tels sont les principaux instrumens propo ses pour détérminer l’adhérence desf parois d’nné artère : ils sont en général écartés de la pratique dés chirurgiens

les plus expérimentés de ce Atèk > qui, pe raison et par I. sc 19

S90... ee MALADIES. |

interne et moyenne du vaisseau. Les parties ambiantes embrassées par la ligature avec Vartère , en général, suppurent ou s’ulcèrent. Si ces effets s'étendent aux tuniques du vaisseau, sa cavité peut être mise à nu, et une hémorragie en être la suite (1). C’est pour-

expérience, préfèrent la ligature simple a tous ces moyens mécaniques. Ils sont cependant encore en usage sur le continent. Scarpa recommande fortement interposition d’un cylindre de linge entre la ligature et l’artère. MM. Richerand et Léveillé font mention de ’ ‘emploi du presséartère par M. Dubois, en 1810, époque à laquelle M. Duret | proposa un instrument tres-semblable aux pinces de M. le. professeur Percy, pour remplacer la ligature. Poyez les Mémoires de sir Everard Home sur l’anévrisme, dans les Transactions of a Society for the improvement of me— dical and chirurgical knowledge , vol. 1 et 11; l’histoire de deux cas d’anévrismes poplités par M. Forster, dans les Medical Facts and Observations, vol. V ; le Traité de Scarpa sur l’Anévrisme , trad. de Delpech > P: 305 et 304 ; les Observations et Réflexions de M. Deschamps sur la ligature des arteres blessées, et sur l’ Anévrisme de l’arteré poplitée, p. 21; le Dictionnaire des Sciences médicales, art. Anévrisme ; M. Léveillé, Nouvelle doctrine chirurgicale , t. 1v, p. 247. Foyez la note 4, placée à la fin de cette. première partie. | (1) Pouteau renferma le nerf crural d’un chien 7 avec

l'artère » dans: une ligature. L’animal mourut : d’hémorragie le cinquième jour, par suite de l’ulcération da vais= seau. (Mélanges de chirurgie, p.302. )

quoi, indépendamment de la cruauté qu’il y a d’embrasser dans la même anse le vaissedu et les parties voisines, l’on doit desirer qué l'artère soit complètement séparée ‘de ses connexions avant d’y appliquer une ligature.

3°. L'importance d’an repos absolu pour favoriser Padhérence des plaies en général, indique la nécessité de le faire observer après la ligature d’une artère. La facilité avec laquelle les surfaces récemment cicatrisées se déchirent , prouve combien le moindre mouvement du malade peut contribuer a la destruction de l’adhérence encore délicate qui est survenue à l'extrémité d’une artère liée. Petit (1) attribua lhémorragie qui arriva le vingt-uniéme jour après Vamputation, 2 aun mouvement#subit du malade pour se lever de son lit. On pourrait ajouter ici plusieurs exemples semblables , si ce fait ne s’offrait pas journellement. Des efforts ‘imprudens pour hater la chute de la ‘ligature’, en tiraillant ou en tortillant les bouts, peu= vent la faire tomber ‘ävant que l’adhérence dé» l'extrémité du vaisseau soit assez forte pour résister à Fimpulsion dela circulatiof * cette! violence ‘pêut également ‘la détruire. Presque tous les chir urgiens : ont été témoins

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