‹ Traité des maladies des artères et des veinesChapitre 35 sur 52 · OBSERVATION XXI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXI

Un meunier âgé de cinquante ans , éprouva, pendant les cinq dernières années de sa vie , les symptômes d'asthme les plus intenses. Plusieurs médecins considérèrent son mal comme un asthme de la nature de ceux qui sont propres aux gens de cette profession. Toutefois les symptômes en furent constamment diminués par des saignées abondantes.

(ï) Planche vi.

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Ce farent les seuls renseignemens qu'on put se procurer relativement à sa maladie lorsqu'on fit Fouverture du cadavre. Les poumons étaient parfaitement sains. Une petite poche anévrismale existait à la partie postérieure de la courbure de Faorte , près de Forigine de l'artère innominée. Ce kyste était de la grosseur d'une noix ordinaire , et les membranes de Faorte manquaient à sa base dans Fétendue d'une pièce de six sous. Sa cavité était entièrement remplie par des couches très-consistantes de coagulum , qui avaient la plus grande ressemblance avec des muscles soumis à Fébullition. L'ouverture par laquelle le sac communiquait avec Faorte était fermée par la base du coagulum ; mais la cavité de ce vaisseau n'avait rien perdu de son diamètre. La tumeur adhérait postérieurement à la trachée, qui était sortie de sa position naturelle , et qui avait pris une courbure telle que son diamètre en était diminué de moitié. Les membranes de Faorte étaient épaissies et recouvertes de dépôts calcaires et stéatomateux.

OBSERVATION XXTI.

Ily a quelques années, j'eus occasion d'examiner le corps d'une jeune femme qui était

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morte d'un ané vrisme à îa courbure de Taorte. LtR tumeur était apparente au-dessus du sternum et du côté droit. Elle était volumineuse , pulsative, et l'on craignait à chaque instant la mort de la malade à la suite de la rupture destégumens, qui paraissaient livides et trèsminces. Les pulsations dans l'intérieur du sac devinrent graduellement moins violentes par l'emploi des saignées répétées , par une diète rigide et un repos absolu. Son volume diminua; et au bout de quelques mois , la malade se trouva si bien rétablie qu^elle put reprendre ses premières occupations. Elle revint au bout d'un an , en se plaignant d'une toux continuelle d'irritation, accompagnée d'une expectoration abondante d'un mucus épais qui entraîna sa perte dans l'espace de quelques semaines : à peine alors pouvait-on sentir la tumeur au-dessous du sternum. A l'ouverture du corps, on découvrit un anévrisme du volume d'une petite pomme, provenant de la partie antérieure de la courbure de Faorte, et qui , par sa pression sur la trachée , avait produit la toux qui devint funeste à la malade. Cetle tumeur était très-consistante , et lorsqu'elle fut ouverte , on trouva qu'elle était composée de couches solides mais distinctes decoaguliim ,

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d'une apparence plus blanche et plus ckarnue que dans les cas récens, La cavité du sac avait anciennement communiqué avec celle de l'aorte par une ouverture de la largeur de la moitié d^un écu. Cette ouverture était alors oblitérée par la base du coagulum dont la surface était unie et membraniforme. Le coagulum toutefois ne s'étendait pas dans la cavité de l'aorte , dont le calibre par conséquent n'avait pas participé au procédé curatif qui était survenu dans l'anévrisme. Les membranes de l'aorte étaient épaissies et considérablement dilatées , particulièrement à l'origine de l'artère innominée et à la base de l'anévrisme, qui paraissait être formé parla destruction des membranes dilatées du vaisseau (i).

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