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pour composer un livre élémentaire par lequel je pusse faire connaître aux élèves l'Importance de cette branche de la médecine ^ leur inspirer Famour de son étude , et remplir une partie du vide que présente la science , en attendant qu'une main plus liabile vînt le combler et élever un monument durable. Je lus l'ouvrage de M. Hodgson 5 il me frappa par l'excellence de sa doctrine , par le grand nombre de faits curieux qu'il contient ^ et par son caractère de vérité. J'avais traduit une grande partie de cet ouvrage pour me familiariser avec la langue dans laquelle il est écrit , lorsque je communiquai mon travail à quelques amis 5 qui m'engagèrent à le finir et à le publier. Je me laissai peut-être trop facilement aller' à l'idée d'être utile 5 et lorsque je voulus livrer mon manuscrit à l'impression j je sentis qu'il est bien différent d'écrire pour soi ou pour le public.
31jes longues guerres clans lesquelles
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la France a été engagée ont permis peu de rapports avec les savans étrangers , et les rivalités politiques , qui amènent nécessairement des préventions , ont pu contribuer aussi à cet isolement. Quand les amis des sciences et des arts formeront-ils une république universelle dans laquelle la différence des langues n'en apportera aucune dans la pensée , et où tous coopéreront avec ardeur aux progrès des connaissances utiles à Phumanité?
Il paraît exister entre les médecins de la Grande-Bretagne des rapports faciles et une sorte de bienveillance mallieureusement trop rares parmi les personnes de la même profession. Lorsqu'un médecin anglais s'occupe d'un travail sur un point de la science , chacun s'empresse de lui communiquer ce qu'il possède , et l'ouvrage acquiert ainsi une supériorité à laquelle il atteindrait plus difficilement sans cet avantage. On verra, à chaque instant,
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dans le livre de M. Hodgson , qu'il déclare tenir ses observations de tel ou tel de ses confrères.
Nous nous occupons trop peu , et sans doute à tort 5 des travaux des auteurs étrangers. Tous leurs ouvrages ne méritent pas plus que les nôtres d'être connus j mais ils en ont certainement un grand nombre de bien, dignes d'attirer notre attention. En Italie 9 les nouveaux écrits de Scarpa , ainsi que ceux de Palletta , de Yacca y de Monteggia , de Rachetti, de Testa, de Bergamascbi , de Sebastiano Ijiberali 5 etc. 5 en Allemagne, ceux de Richter , de Lagenbeck , de Waîter , de Siebold , de Béer, de Grœfe , de Vogel , de Kreysig, etc. : en Angleterre , ceux d'Abernetîiy, d'Everard Home , d'Astley Cooper, de JolmBell, de Charles Bel!^ de Saunders, de Wardrop, de Ware , de Bateman , de Brodie , de B. Tra-*. vers, de Farre , de Burns , de Hey, de Jones j, de Lawrence , d'Hov/^sbip ^
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d'Hodgson, etc. , doivent être lus et médités.
La chirurgie anglaise est remarquable en ces derniers temps , par ses recherches sur les maladies des yeux , sur celles des articulations , sur les hernies , et principalement sur le traitement des anévrismes. La hardiesse des opérateurs pour lier des artères d'un très-gros calibre , et placées dans des lieux où on les croyait inaccessibles aux instrumens du chirurgien , pourrait peut-être faire penser qu'ils ont dépassé les bornes de la prudence et de la sagesse pour découvrir celles du possible 'y mais reconnaissons toutefois que dans beaucoup de cas leur audace a été récompensée par le succès , et qu'alors la àcience et l'humanité ont gagné à ces entreprises qui semblaient téméraires. On se tromperait beaucoup si l'on croyait que les efforts des médecins anglais n'aient été que Feffet de leur hardiesse. Leurs tentatives ont toujours été