‹ Traité des maladies des articulations (volume 2)Chapitre 23 sur 53 · CLASS1F1CA.TI0N · texte numérisé non relu

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on prend pour base l’une des parties les plus obscures de la pathologie. L’on s’expose en outre à être incomplet ou à revenir plusieurs fois sur des descriptions déjà faites. Comme il n’est pas de maladies aiguës ou chroniques des articulations que le vice scrofuleux, par exemple^, ne puisse produire, après avoir, décrit chacune de ces maladies, parmi celles qui sont la suite des scrofules, il faudrait en traiter de nouveau dans les articles consacrés aux arthropathies de cause traumatique, ou à celles de cause rhumatismale.

Toutes ces considérations démontrent surabondamment qu’il est impossible de fonder une classification des maladies articulaires uniquement sur la considération du siège, de la nature ou des causes de ces maladies, et nous justifient d’avoir adopté les divisions qui ont cours depuis longtemps dans la science, et que l’on peut considérer comme vraiment naturelles. Mais quelles sont ces divisions? Si l’on consulte les ouvrages écrits par des médecins, comme le Traité de Barthès sur les maladies goutteuses, ou cekà de Seudamore, on trouve les maladies des articulations décrites sous le nom de rhumatisme aigu, àe rhumatisme chronique, et de goutte. Dans les ouvrages de chirurgie et, par exemple, dans celui de Boyer, l’un des plus complets sous ce rapport, il n’est question ni du rhumatisme ni de la goutte, mais l’on traite successivement de l’entorse, des luxations, des plaies, des hydarthroses, des corps étrangers, des tumeurs blanches, des luxations spontanées et des ankylosés.

Tous les sujets traités dans ces ouvrages doivent l’être également dans celui-ci. Pour être complet, nous devons nous occuper aussi bien des maladies goutteuses et rhumatismales qui ont paru jusqu’à présent appartenir exclusivement à la médecine, que des hydarthroses, des corps étrangers, des tumeurs blanches, que l’on considère comme plus spécialement chirurgicales. Nous devons- appliquer cette idée, tant de fois reproduite, mais si raremént suivie dans ses conséquences, de ne point séparer la médecine de la chirurgie. D’après ces vues, nous traiterons successivement :

1“ De l’entorse;

2® Des contusions sans plaie ;

3“ Des plaies articulaires ;

4® De l’arthrite aiguë ;

5® Du rhumatisme aigu ;

6® De l’arthrite chroniq[ue ;

f® De l’hydarthrose ;

8® Des corps étrangers des articulations ,

9® Du rhumatisme chronique ;

10® De la goutte ;

11® Des tumeurs fongueuses;

12® Des abcès;

13® Des tubercules ;

14® Des douleurs sans lésion matérielle;

. 15® Des luxations spontanées ;

16° Des ankylosés;

17® Des maladies extérieures aux articulations.

L’ordre dans lequel se succèdent ces divers chapitres n’est point aussi arbitraire qu’on pourrait le croire au premier abord. Je Commence par l’étude des maladies qui , comme les entorses, les inflammations aiguës, surviennent ordinairement sans avoir été précédées d’aucune autre lésion, qui marquent en général le début d’accidents plus graves; je passe aux maladies qui, dans l’ordre de succession , sont en général secondaires , comme les inflammations chroniques , les tumeurs fongueuses , et je termine par celles qui sont toujours la conséquence de lésions antérieures, comme les ankylosés et les luxations spontanées. J’ai rapproché autant que possible les états morbides qui avaient le plus de rapport entre eux ; ainsi , tous ceux qui font le sujet des trois premiers chapitres dépendent de violences extérieures. Parmi ces lésions traumatiques, je n’ai pas cru devoir traiter des luxations et des fractures ; leur description m’aurait entraîné trop loin ; elles sont du reste bien connues , et l’on peut en trouver une description suffisante dans un grand nombre d’ouvrages de chirurgie ou dans les mémoires spéciaux.

Aux lésions traumatiques succède la description de l’arthrite aiguë et du rhumatisme aigu , deux maladies qui ont tant de rapports entre elles , qu’on les confond souvent. Nous ne nous

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