‹ Traité des maladies des articulations, ou observations pathologiques et chirurgicales sur ces maladiesChapitre 1 sur 26 · CHEZ PLANCHER , LIBRAIRE , RUE POUPÉE , N · texte numérisé non relu

CHEZ PLANCHER , LIBRAIRE , RUE POUPÉE , N

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^Î^ONSIEUR J

Au moment où la Commission provisoire de l’Instruction publique , par un arreté que je ne qualifierai point, vient de vous réformer de vos fonctions de professeur à la Faculté de médecine de Montpellier , et de priver ainsi cette école de Fun de ses membres les plus distingués, je crois remplir un véritable devoir en vous donnant un témoignage public des sentimens qui m’animent pour vous.

Ces sentimens seront partagés par les nombreux médecins qui ont été vos élèves , et qui utilisent aujourd’hui vos sages leçons ; ils seront partagés par tous les savans de l’Furope dont votre nom

est connu j ils gémiront d’un événement qui a excité l’indignation de toutes les âmes honnêtes;

Quelle que soit la suite des mesures prises ^ quels que soient les efforts des passions haineuses xîéchaînées contre vous, la mémoire des services que vous avez rendus â l’école de Montpellier restera ; c’est à vous que cette école doit sa riche bibliotlièque j le public n’oubliera pas davantage que vous avez donné sur l’administration de la médecine les seules idées raisonnables qui aient encore été publiées en France, que vous avez enseigné le premier dans nos écoles la médecine légale de manière à venger notre patrie des reproches que lui adressaient auparavant nos voisins , et que, dans votre enseignement de la médecine politique, vous «avez considéré notre art sous des points de vue nouveaux , et démontré tout ce que pouvait la science médicale dans ses applications aux besoins du corps social.

Agréez donc. Monsieur, cet hommage comme une preuve des senllmens qui , dans toutes les circonstances , doivent attacher un disciple à sou maître.

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