PREMIÈRE CLASSE
‘Maladies causées par des molécules qui, sous forme de vapeurs ou de po ussière , se mnélent à l’air que lon respire , pé-
rètrent dans les organes et en troublené les fonctions.
Carre premiére nee se divise en plusieurs ordres que nous examinerons successivement.
PA ETER DAC
Maladies causées par les vapeurs ou molécules minérales.
Cet ordre Pa les maladies des mineurs, des doreurs , des miroïtiers , des potiers de terre et d’étain , des peintres , etc. Tous les ouvriers qui travaillent divers métaux, tels que le mercure, le
D x RE MALADIES.
Eure , l’étain, Fe cuivre, etc., sOnt sujets au marasme, au tremblement età des coliques métalliques produites par les émanations qui sont absorbées par la peau , ou entraînées dans,l’estomac par la dégluütion, ou dans les poumons par l'inspiration ; mais les: premiers phénomènes pathologiques que! les ouvriers éprouvent, en général » paraissent , d’après lexpérience , affecter plus spécialement l'estomac ct les intestins. On a cru pendant long-temps que les molécules des métaux pénétraient dans nos organes ; mais s'il en était ainsi, on devrait retrouver ces mo= lécules dans les excrétions des malades. L'analyse des matières fécales n’a pu faire reconnaître un atome. de substance métallique. Il est done probable que, c'est. aux seules ém manations on effluves de ces substances que doivent être attribuées les maladies qui sont particulières : à CEUX qui D tre les métaux. Les émanations métalliques affectent le système nerveux d’une manière qui leur est propre’; mais ce ge 1l ya detrès-remar quable dansleur maniere d'agir,
c'est que les mêmes substañces 4 telles qué le plomb, le mercure ), données à l’intérieur en masse et à des: doses assez fortes, .ne,produisent aucun accident analogue, de sorte que les mêmes corps, dans deux etats différens de: divisions ont des propriétés. entière ment differentes, k ÿ
Les ouvriers Exposés aux émanations métalliques
doivent é etre tr aités d'une manière par ticulière , suI— vant qu'ils travaillent tel ou tel métal. Mais , en général , on doit ménager leur sang, d aprés la remarque
CAUSÉES PAR LES VAPEURS MINÉRALES. 3 de Ramazzini ; ils ont rarement besoin d’être saignés, si ce n’est dans une inflammation vive. © *
[ Le devoir du médecin , auprès de ces malades, est de les rétablir le plus promptement qu'il lui est possible, en leur administrant des remèdes forts et appropriés ; puisque ces malheureux priént souvent
les médecins de leur donner où la mort ou une guË—
rison prompte. Il faut done avoir soin, dans les mala- . dies des artisans, d’accéléret la cure, sans quoi l'ennui d’une maladie longue , leur inquiétude sur le sort de leur famille les jettent dans abattement. Voici ce que
dit à ce sujet le divin Platon (1). « Siun ouvrier est .
malade , le médecin doit Île guérir par les vomitifs, par les purgatifs, par le fer, ou par le feu. S'il veut lui prescrire un régime exact et sévère , Tui couvrir la tête de paquets dé médicamens ‘et employer tous les autres remèdes de cette nature , lou vrier à soin de lui-faire observer qu’il n’a pas le loisir d'être malade ; qu'il ne peut passer sa vie à essayer un fatras de médicamens et négliger ainsi son travail.
Après. cette observation il dit adieu : au médecin , et reprenant son premier train de vie, il se remet à l’ouvrage s’ilentre en convalescence ; et si son corps ne peut soutenir la maladie, la mort le délivre de tous ses maux. » J’aimoi-même souvent observé que les ouvriers dont la convalescence n’est pas assez prompte à leur gré , reprennent leurs travaux avec leur mauvaise santé, et se sousiräient aux remèdes dont l’u-