DES FABRICANS DE SOUDE ARTIVICIELLE
de plomb , sous une couche d’eau qui les absorbe et les empêche de se porter dans l'atmosphere.
Quand les afineurs tranent l'or et l'argent par l'acide sulfurique , il s'exhale aussi des vapeurs trèspiquantes.qui provoquent la toux. On doit alors, pour s’en garantir, suiyre les procédés que nous
venons di ndiquer.
Maladies. des :Fabricans de. soude artificielle et de
sublime.
La fabrication des soudes aruficielles laisse dégager plusieurs gaz nuisibles à la santé des ouvriers : tels sont paruculiérement les gaz acide carbonique et muriatique, qui irritent la poitrine et les yeux des ouvriers. Pour les en/garantir, 11 n'y a ‘pas de meilleur moyen que d'établir dans leur atelier des cheminées avec un fourneau d'appel.
La confecuon du sublimé corrosif ‘deuto- cHbturé de mercure ) est encore plus dangereuse pour: la santé des ouvriers. On sait que le sublimé se fait en triturant ensemble des parties égales de mercure, de muriate de soude et de sulfate de fer,eten exposant ce mélange à uu feu ardent. Îl se dégage dans cette
opération, par la violence du feu , du gaz acide sulfureux, du gaz acide muriatique et du mercure. Ces gaz sont ui IE aux ouvriers et aux habitations voisines du laboratoire. « I] s’est élevé il y a quelques années, dit Ramazzini, ‘un procés considérable entre un habitant de Final, bourg d'Italie, et un
commerçant de Modène. Ce dernier avait à Final un vaste laboratoire où il fabriquait le sublimé, L'habiant du bourg appela le commercant en jusüce, le pressant de changer son laboratoire de heu, parce qu'il incommodait tout le voisinage par les vapeurs du vitriol (sulfate de fer) qu’on calcinait pour la composition deson sublimé. Pour appuyer son accusation, il avait une attestation d’un médecin de ce bourg, et un nécrologe du curé, qui démontraient qu'il périssait chaque année plus de monde dans ce bourg, et surtout dans le voisinage du laboratoire, que dans les lieux d’alentour. Le médecin attestait que Je marasme, et les maladies de poitrine surtout, luaient presque tous ceux qui étaient voisins du laboratoire, et il en attribuait la cause aux vapeurs du vitriol , qui gâtaient l'air de ces lieux et le rendaient nuisible aux poumons. M. Bern. Corradus, commissaire d'artillerie dans le duché d’Est, prit la défense du commercant ; et M, Casina Stabe, médecin de Final, celle de l'habitant de ce bourg ; 1l y a eu sur ce procés plusieurs écrits de part et d'autre; on a disputé avec chaleur sur la nature et les effets de la vapeur du vitriol. Enfin les juges renvoyérent le commerçant absous et déclarérent innocent le vitriol. » Ils est évident aujourd’hui que les juges se sont trompés , et que les fabriques d’acide sulfurique et de sublimé dégagent des vapeurs très-pernicièuses, et pour les ouvriers et pour les habitans qui sont dans le voisinage.
Les fabriques de sublimé doivent donc être placées