‹ Traité des maladies des artisans, et de celles qui résultent des diverses professions, d'après Ramazzini; ouvrage dans lequel on indique les précautions que doivent prendre ... toutes les personnes qui exercent des professions insalubresChapitre 30 sur 98 · DES MACONS · texte numérisé non relu

DES MACONS

Le docteur Nicolas Skragge fan observer , dans une thèse soutenue à Upsal én 1764, que les maçons, ainsi que ceux qui habitent des maisons nouvellement bâties , éprouvent üne fièvre hémitritée ‘souvent mortelle. |

Si l’on faitattention, dit M. Villerme (x), que les macons sont presque toujours éur. des: échafauds chargés de pierres et de plâtras ; on‘bien au-dessous ; qu'ils élèvent, à la main, sur les échelles la plus grande partie des matériaux qu'ils emploient; qué les manœuvres portænt dans des augés le plâtre gâché jusqu'au haut des murs ,'eic. ; on ne sera plus étonné du grand nombre de blessés qu'ils fourmissent aux hôpitaux, mi de la gravité de leurs blesshress Ces ouvriers sont encore exposés aux accidens des vidangeurs et des cureurs de puits, lorsqu'ils séparent les parois des fosses d’aisance et des puisards. De plus ; lorsqu'ils travaillent près des toits, pendant l'été, ils éprouvent les inconvéniens dé la ni "en rio du soleil: Li | |

L'habitude qu'ont les macons , quand'ils quittent leurouvrage, de s’en retourner chez eux en chemise, au heu de se couvrir de leurs vêtemens ; détermine chez eux de fréquentes affecuons catarrliales ‘et des rhumatusmes.

Les précautions et les soins que doivent prendre les maçons ne différent pas de ceux que nous avons

recommandés aux tailleurs de pierre et aux platriers.

() Dictionnaire des Sciences médicales , 1om. xxix.

104 MALADIES Maladies des Couvreurs.

Ces ouvriers, qui travaillent habituellement sur le toit des maisons, sont exposés à des chutes, et à plusieurs maladies qui dépendent de l'intempérie des saisons el surtout de la chaleur excessive du soleil , laquelle est encore augmentée pendant l’été par la réflexion des toits et particulièrement de ceux en ardoise. Les couvreurs sont sujets aux maladies imflammatoires, aux coups de soleil , aux hémorrhagies , aux étourdissemens, à l’ophthalmie et à l’apoplexie. Comme ils manient assez fréquemment le plomb, ils peuvent être affectés de la colique métallique. On a remarqué que ces ouvriers, quise uennent souvent à genoux dans leur travail, éprouvent quelquefois un déchirement du tissu cellulaire placé entre les tégumens et la rotule.

Pendant les grandes chaleurs , les couvreurs ne: doivent travailler que le soir et le maun ; l’eau unie au vinaigre ou à l’eau-de-vie est une excellente boisson pour étancher la soif qui les tourmente. La

salade, les fruits, les légumes leur conviennent

mieux que la viande.

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