DES PORTEFAIX ET DES CROCHETEURS
tronc retenu dans cetie Situation par des oreillers , qui élevaient la tête et les'jarrets, sous lesquels ils ‘étment placés, suflirent pour obtenir une guérison complete. | :
Les crocheteurs portant’ chaque jour des poids plus où moins lourds, acquiérent quelquefois une force considérable; on en a vu porter mille à douze cents livres’sur leur.dos. Les forts de la ‘halle à Paris montebt avec une extrême facilité jusqu’au troisième ou quatrième étage des sacs de farine pesant trois cent vingt livres. Aussi la plupart de ces hommes ont des épaules carrées , [a poitrine large et les muscles , surtout ceux du thorax, très - prononcés ; comme ils ne trouvent de point d'appui que dans leurs jambes, ils ont les muscles de: cette parue bien développés. - 1
M. Cadet-Gassicourt a observé que les portefaix originaires de la Savoie ou de Auvergne sont probes, laborieux , économes et sobres. |
‘On ne saurait trop recommander à ces ouvriers d'éviter les excès en toutgenre, et surtout de ménager leurs forces dont ils ont tant besoin ; 1ls mettront un bandage pour se préserver des hernies, et ne dispuieront pas entre eux lequel portera le fardeau le plus lourd, de peur que ces essais miloniens ne {eur causent des accidens, La saignée est un .des moyens les plus convenables dans leurs maladies ; les purgatifs , les bains et les fricuons peuvent aussi être employés avec avantage.
[ Les femmes de la campagne portent sur leur tête