XXX)] INTRODUCTION
V'aitention de plusieurs philanthropes. MM. Laborie, Cadet-de-Vaux et Parmentier(1),M. Janin (2), M. Hallé, (5) et M. Dupuytren (4) ont fait plusieurs remarques sur les fosses d’aisances , et ont indiqué quelques moyens préservatifs &ux vidangeurs.
On a beaucoup écrit sur la santé et lé maladies des soldats, Les guerres. que les anciens peuples ont eu à soutenir les ont mis dans la’ nécessité d’avoir des médecins à la suite de leurs armées , et on lit dans les historiens qu'ils avaient surtout le plus grand soin de la santé de leurs soldats. Cependant les médecins de’ces temps reculés ne paraissent'pas avoir fait beaucoup de progrès dans la médecine mihtaire, puisque rien n’est si commun dans Tite-Live, Tacite, etc. ,que de trouver les détails de maladies qui ont ravagé la ps grande partre des armées, et auxquelles on n’a pu apporter aucun secours. Polybe, OËlien, Vé-
- (x) Observations sur les Fosses d’aisances ; x vol. in-8. de 109 pag: ie (2) Anti-méphiique, où ou Moyen de détruire les exhalaisons pernicieuses des Fosses d’aisances , in-4. Paris 5 1782: (3) Recherches sur la nature et les effets du méphitisme des Fosses d’aisances , in-8. Paris, 1789. * | (4) Rechérches sur la nature de l’asphyæie qui a fait périr plusieurs ouvriers à la suite de la vidange d'une fosse d’aisances (Journal général de Médecine, t. xxi,,pag: 125). On peut aussi cofsulter là Bibliothèque médicale, 1, ; pag: 10
el suivantes,
INTRODUCTION: | XXX 1j oèce, Hyginus, dans leurs ouvrages sur l’art militaire, ont donné quelques préceptes relatifs à la santé des soldats, et ils ont dit très-peu de choses sur le soin des malades. Si l’on n'avait pas perdu les traités de Celse sur l’art militaire , nous aurions sans doute beaucoup de connaissances sur la médecine des armées chez les Romains. Ce n’est guère que depuis le milieu du seizième siècle et le commencement du dix-septième que les médecins ont travaillé avec succès sur l'hygiène , la médecine et la chirurgie militaires. Les premiers ouvrages estimés depuis cette époque sont ceux de Schneberger, Portius , Dickelius, Botal , etc. ; mais depuis le milieu du dix-septième siècle, on a vu paraitre une foule d'ouvrages sur ce sujet important. Malgré ces traités nombreux, il était réservé aux médecins du dix-huitième et du dix-neuvième siècle de rendre ce travail complet. Nous n'avons pas l'intention de donner ici une liste étendue de tous les ouvrages sur lés maladies des soldats ; nous engageons le lecteur à jeter un coup-d'ocil sur la notice qui se trouve à la page 357, dans laquelle nous avons indiqué les plus estimés et les plus utiles.
Il est peu d'auteurs qui aient écrit sur les maladies des gens de mer. Les anciens, chez qui la navigation était fort peu avancée, et qui ne conhaissaient point ces voyages de long cours qui font aujourd'hui communiquer les deux mondes, n’ont presque.rien dit sur la médecine des navi-