MALADIES DES RENTIERS
sant d’une vie très-occupée à l’oisiveté , sont bientôt iourmentés par l'ennui, qui donne naissance à des maladies chroniques , partièulièrement à l’hypochon- ‘drie, ou en fait reparaître d'anciennes dont la marche avait été suspendue par un travail actif. Quelquesuns s’'adonnant aux plaisirs de la table, sont sujets aux inflammations de l’éstomac et des intestins, à la goutte, à la grayelle et à l'apoplexie. Telle est donc la triste destinée des hommes,"qu'ils trouvent leur perte dans le repos, qui est l’objet de leurs vœux, et qu'ils achètent par dés fatigues sans nombre pendant plusieurs années.
Les seuls préservaufs que l’on puisse on aller aux renüers sont de nouvelles occupations pro= portionnées à leur âge et à leurs forces. Le jardinage et les autres travaux faciles de la campagne remplissent parfaitement cette indication. Ils y trouveront mille moyens de chasser l'ennui, en se faisant un genre de vie agréable ; l’exercice du billard, de la paume, de la en , de la chasse, de ni üuon , de la péche ; l'étude de la botanique, de la minéralogie et en général de l’histoire naturelle , enfin la méditation des ouvrages de littérature, présentent une série d'@ccupations qui contribuent, les unes à entretenir la santé en fortifiant le corps, et les autres à orner l'esprit de connaissances uüles.