PRÉFACE
La physiologie et l’hygiène de l’enfant ont été exposées dans notre Cours théorique et pratique d’ Accouchemens. Nous y avons parlé de l’accroissement et de la nutrition du fœtus dans la matrice, de son volume et de ses dimensions au terme de la grossesse, de sa viabilité et des signes qui la caractérisent, de la progression de ses fluides et des changemens qu’elle éprouve pendant le travail et après la naissance.
Nous y avons parlé aussi des soins qu’exige le nouveau- né, de la section et de la ligature du cordon ombilical, de la manière de nettoyer et de laver l’enfant , de la manière de l’habiller et de l’emmaillotte r ; enfin, de son éducation physique
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et morale. On imagine bien que nous n’avons pas oublié dans ce dernier article ce qui a rapport à l’allaitement maternel , mercenaire et artificiel, par conséquent au choix de la nourrice , et aux différentes méthodes d’élever l’enfant sans le secours de la mamelle. On y trouve encore ce qui concerne le sevrage, l’époque où il est le plus salutaire, et les précautions qu’il exige*
Il ne nous restait donc a traiter ici que de l’état pathologique de l’enfant, ou de ses maladies, soit héréditaires ou congéniales, soit accidentelles ou acquises. Pour remplir cette dernière tâche, nous avons cherché à coordonner les objets d’après leurs analogies ou ressemblances, et nous ne dissimulerons pas les difficultés que nous avons éprouvées. Voici néanmoins l’ordre qui nous a paru le plus avantageux, et auquel nous avons donné la préférence. •
Dans la première partie de notre ouvrage, il est question des maladies que l’en-
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fant apporte en venant au monde , et nous les divisons en deux sections, dont l’une comprend celles qui dépendent de l’accouchement, et l’autre celles qui sont héréditaires ou congéniales.
Dans la seconde partie , les maladies qui arrivent à l’enfant depuis la naissance jusqu’à la puberté, sont réunies en plusieurs groupes indiqués.par les systèmes ou appareils d’organes qui en sont le siège.
Nous sentons d’avance tous les défauts qu’on peut reprocher à cette nomenclature ; mais quelque vicieuse qu’elle soit , on ne pourra du moins lui contester l’inappréciable avantage de soulager la mémoire.
Or c’est là précisément que se borne l’objet de nos vœux à cet égard.
Quant à la description des maladies , nous y avons apporté autant d’exactitude qu’il nous a été possible; et, pour rendre nos tableaux plus intéressans, nous en avons
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banni toutes les théories qui ne cadraient point avec les faits. Cette manière de philosopher ou de raisonner en médecine n’est -elle pas la plus convenable à des praticiens et à ceux qui se proposent de le devenir?