DU SATYRIASIS
Le satyriasis se produit souvent chez les hommes, c’est pourquoi nous en avons parlé dans le livre consacré aux maladies aiguës1. Cette affection est caractérisée par un prurit dans les parties génitales avec douleur, si bien que les femmes y portent toujours les mains ; elles ne peuvent maîtriser cette impulsion vers l’acte vénérien accompagné d’un sentiment d’âcreté. Il y a aussi dans les fonctions cérébrales une perversion, toute idée de pudeur s’est évanouie chez elles. C’est une inflammation des tissus qui entourent la matrice, le sentiment éveillé est aggravé par le coït, il y a une tension des parties malades d’où il résulte que la semence n’est pas excrétée par les conduits fermés par l’inflammation ; les matériaux du corps sont attirés vers ces organes. Au début, il faut pratiquer une saignée, diminuer les ali-
Du satyriasis. — Le satyriasis atteint les hommes et les femmes. Comme il est plus fréquent chez les premiers, on lui a donné le nom des satyres que la fable représente comme licencieux. Chez les femmes, la maladie se manifeste sous la forme d’un prurit des parties génitales avec une douleur qui fait y porter sans cesse la main, avec un désir immodéré du coït, sans crainte ni pudeur, car la maladie a son siège dans l’utérus, elle enlève à la femme toute retenue, c’est un véritable délire.
Nous conseillons dans cette maladie le traitement que nous avons prescrit contre l’inflammation de la matrice.
i. Traduction latine par Calius Aurelianus J. C. Aman D. M. recens. Jan. ab Almeloveen edidit Amstel. 172t. In-40. Acut. tnorb., lib. III, cap. XVIII, p. 248 et seq.