DE L’INFLAMMATION DE L’UTERUS
fièvre, le traitement devra être modifié. Il faudra tenter la médication que nous avons indiquée contre les paroxysmes et celle dans les rémissions et celles qui combattent les causes ; une nourriture liquide et chaude, des cataplasmes calmants et relâchants, des applications de ventouses et de sangsues, des bains de siège, des fomentations avec des éponges, des injections huileuses et des pessaires simples. C’est pourquoi nous reprochons à Thémison d’avoir, dans son troisième livre des maladies fébriles, recommandé les relâchants, et dans les inflammations sans fièvre, les astringents, les sucs des strychnines et des pariétaires, conseils qui sont erronés. Si bien que pour calmer l’ardeur qui l’accompagne, il avait recours aux réfrigérants, même à l’huile rosée avec de l’eau, qu’il augmentait la chaleur qu’ils produisent dans les parties enflammées ; de sorte que selon lui il faudrait calmer les symptômes avec les mêmes remèdes que ceux qui stimulent l’affection. Il faut rejeter de même les suppositoires âcres que les anciens recommandaient, l’huile avec la rue et la laine brute, et le beurre et le pain avec l’huile rosacée et les abeilles infusées dans l’huile et le vinaigre ; c’est un médicament âcre qui stimule l’inflammation et l’augmente.