MOMENT LE PLUS FAVORABLE POUR LA CONCEPTION
dit que la pleine lune était le moment favorable, que les choses terrestres et les choses célestes conspiraient ensemble ; il en est ainsi de certains animaux marins, les murènes, qui sont bien nourries pendant la lune croissante, maigres à la lune décroissante. Les murènes domestiques ont le foie plus grand pendant la lune croissante, plus petit à la lune décroissante ; il en serait ainsi de la faculté de produire de la semence, pour nous et pour certains animaux qui croissent et décroissent avec la lune. Il faut ajouter ici que la saison la plus favorable à la conception est le printemps. Pendant l’hiver, les corps sont plus denses et la conception est plus difficile; et si la conception a lieu, la nutrition de l’embryon est mauvaise ; il en est de cela comme de ce qui se passe sur la terre. La fécondation est moins abondante en hiver ; les animaux qui naissent en hiver se nourrissent moins facilement. Pendant l’été, on est débilité par l’abondance de la transpiration ; il en est des organes de la génération comme de tout le corps. Cependant le raisonnement est un peu contredit par les événements. Car chaque saison a ses fruits parfaits, et nous voyons des conceptions en tout temps. Si quelques-uns, par leur nature, supportent mal l’été, plus mal l’hiver, cela dépend non des saisons de l’année, mais de la constitution de chacun. Nous recommandons la saison où rien ne manque et qui n’est pas pénible, et où l’individu jouit de la plénitude de la santé. Que si les changements de la lune ont sur nous de l’influence, comme nous l’avons observé chez les murènes et les huîtres, nous dirons que nous n’avons personnellement rien constaté de pareil et écrit un chapitre pour soutenir le contraire.