‹ Traité des maladies des femmesChapitre 30 sur 114 · SIGNES DE I.A CONCEPTION PROCHAINE · texte numérisé non relu

SIGNES DE I.A CONCEPTION PROCHAINE

l’utérus1, enfin, nous avons ajouté par cause naturelle, car le plus souvent, constamment, la semence est retenue dans 1 utérus par son orifice pour éviter le refroidissement. Le fœtus peut aussi n’être retenu que momentanément, mais ces rétentions ne sont pas des conceptions. Car elles ne résultent pas d’une action naturelle, mais d’un effet contre nature. La réception de la semence diffère donc de la conception ; la réception veut dire l’introduction de la semence jusqu’au fond de l’utérus, la conception et la rétention, puis l’agglutination au fond de l’utérus, la réception s’applique au mouvement, la conception s’applique au fœtus. En prenant en considération ce que nous avons expliqué, quelques-uns ont affirmé que la conception pouvait se faire sans que la femme le sente. C’est pourquoi, à notre avis, c’est sur plusieurs signes qu’il faut baser le diagnostic de la grossesse ; ainsi des horripilations se manifestant à la fin du coït, le sentiment d’occlusion de l’orifice utérin qui est léger, car dans les refroidissements et les inflammations cette occlusion est accompagnée de rigidité et de dureté. De plus, après le coït, les parties génitales de la femme ne sont pas humectées par le sperme, il n’en sort qu’un peu d’humidité. Au bout de quelque temps, les menstrues ne paraissent plus ou seulement fort peu, il y a des lourdeurs dans la région lombaire et peu à peu les mamelles deviennent turgescentes et un peu sensibles au toucher ; il y a des perversions de l’estomac et des évacuations de matières filantes et de couleur livide ; le tour des yeux est entouré d’une auréole d’un vert pâle, il survient au visage des taches noires appelées éphélides, puis il survient aussi du pica ; l’hypogastre se tuméfie peu à peu sous l’influence de l’agrandissement (de la matrice), enfin le fœtus se remue et la femme le sent.

i. Soranus a-t-il eu en vue ici la grossesse extra-utérine? « où yàp u;rà tt); olxa-àoù'j'.v êvcpysia;, uîiÔTÎjç juapa <pùatv àîrotsXouvTat. »(Ermerius, p. 59, 1. 13.)

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