CHAPITRE XXI
QUELLES SONT LES CHOSES Qu’lL FAUDRA AVOIR SOUS LA MAIN POUR l’accouchement?
Pour un accouchement normal, il faut préparer de l’huile, de l’eau chaude, un réchaud, des éponges molles, de la laine, des bandes, un coussin, des parfums, un siège obstétrical, deux lits dans une chambre à coucher convenable, de l’huile pour injections et irrigations, de l’eau chaude pour laver les parties, des fomentations pour calmer les douleurs, des éponges molles pour asperger, de la laine pour couvrir les parties de la femme, des langes et des bandes pour envelopper l’enfant, des coussins, l’un pour coucher l’enfant, l’autre pour le placer sous le siège de la parturiente jusqu’à ce que les secondines aient été extraites; pour ranimer la femme, il faut des parfums, tels que la menthe, des boules de terre (parfumées ?), un citron, et si la saison le permet une pomme, un melon mûrs et autres choses analogues, et un fauteuil obstétrical dans lequel la femme devra pouvoir être commodément installée. Au milieu du siège, dans la portion du meuble où il faudra agir devra être pratiquée une ouverture semilunaire qui ne soit ni trop grande ni trop petite pour que les
Quelles sont les choses a préparer qui sont nécessaires à l’accouchement ? — De l’huile chaude et de quoi réchauffer (l’enfant), des éponges molles, du lainage, des bandes, des bonnets, des aromatiques pour remonter la parturiente, la chaise obstétricale, s’il y en a une, ou un autre fauteuil, deux lits et une chambre bien appropriée.
Comment est faite la chaise à accoucher ? — Elle ressemble à celles dont se servent ceux qui coupent les cheveux, mais dans le siège se trouve une entaille en demi-lune qui permet à l’enfant de sortir.
fesses soient libres; si l’ouverture semi-lunaire était trop petite, les parties génitales de la femme seraient comprimées, ce qui serait très préjudiciable ; une ouverture trop grande pourrait toujours être diminuée au moyen de linges qu’on y adapterait. Ce fauteuil obstétrical sera d’une hauteur moyenne ; si la sagefemme est petite, un escabeau l’élèvera à la hauteur voulue. Les parties qui sont dans le fauteuil seront calées par des pièces de bois, les parties antérieures et postérieures de la femme resteront ouvertes pour donner un accès libre à la main de l’accoucheuse, comme nous le dirons plus loin ; les parties latérales du fauteuil obstétrical, seront arrondies afin que la parturiente puisse, avec les mains, y prendre un solide appui. Le dos du fauteuil sera incliné en arrière afin de donner aux lombes et aux fesses une résistance convenable. Si l’appui en arrière était donné par les mains d’une assistante, il serait inégal et pourrait empêcher que le fœtus sorte régulièrement1. Il en est qui, à la partie inférieure du fauteuil, ajoutent un axe2 rond ayant à chacune de ses extrémités une roue destinée à imprimer un mouvement circulaire avec un levier en bois ; l’axe autour duquel est fixé et s’enroule un lien, dont l’extrémité libre devra être attachée aux bras ou à d’autres parties du corps du fœtus, pour en faire l’extraction, n’ayant aucun égard au précepte général de l’extraction du fœtus dans les accouchements, précepte qui dit que cette extraction ne peut être faite que si la femme est couchée. Il faut que le fauteuil obstétrical soit tel que nous l’avons dit, excisé a la partie antérieure, à la partie excavée on ajoute en arrière des lanières cousues. Il faudra deux lits, le second devra être mou afin que la femme puisse bien
Pourquoi faut-il deux lits? — Un plus dur servira à la femme pendant l’accouchement, il en est beaucoup qui accouchent dans un lit ; dans l’autre, qui est plus mou, on placera la femme après l’accouchement.
i Ce fauteuil, représenté dans le livre de Rôsslin, a été souvent reproduit.
2. Première application à l’accouchement d’un moyen mécanique.