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DE LA TURGESCENCE DES MAMELLES PAR LE LAIT

Une partie du traitement des femmes accouchées est contenue aussi dans le chapitre dont nous allons nous occuper. L’afflux du lait est annoncé par la tuméfaction des mamelles qui deviennent lourdes, douloureuses et par suite s’enflamment ; cet ensemble de phénomènes s’appelle intumescence (aTCàçycoo'tç). Il faut traiter cet état comme une inflammation, par les antiphlogistiques; commencer par de légers astringents : une éponge bien propre imbibée d’oxycrat, ou de décoction de palmes avec du pain et de l’oxycrat. Il faut appliquer sur les mamelles un bandage qui exerce une légère compression, bandage dont la forme est adaptée à celle des mamelles. Si la distension augmente, ou si le lait est retenu dans les mamelles, il faudra faire usage de cataplasmes émollients avec du pain, de l’huile et de l’eau ou avec de l’eau miellée bien préparés, de graine de lin et de froment et fenugrec bien triturés, avec de l’eau miellée. Si les mamelles ne supportent pas le poids des cataplasmes, on fera des aspersions

Qu’est la montée de lait après V accouchement ? — C’est l’accumulation du lait dans les mamelles avec tension, lourdeur et aussi chaleur.

Que devons-nous employer ? — Il faudra d’abord exercer une légère compression avec une éponge molle imbibée d’oxycrat, ou du pain infusé dans l’oxycrat avec des feuilles de palmier broyées. Si on veut arrêter la sécrétion du lait, il faudra employer l’herbe de pulicaria avec du coriandre vert, du raisin et du lupin broyés mélangés avec du pain ou du cérat. Si la chaleur augmentait, il faudrait employer les relâchants, des fomentations avec de l’huile chaude ou de l’eau chaude avec les sucs et les cataplasmes de sucs et de semences ; au déclin (de l’irritation) on emploiera le cérat.

avec de l’huile douce chaude après les avoir saupoudrées avec de la farine de blé. Avant de comprimer les seins, il faudra les fomenter avec des éponges trempées dans de l’eau chaude et exprimées, ou dans une décoction de fenugrec, de mauves ou de semence de lin. La suppuration s’étant produite, il faudra lui donner issue comme cela a été dit par nous dans les livres de chirurgie (IV, Introd., p. xxn). Si l’inflammation est à son déclin, il ne faudra faire usage que de cérat. Si l’accouchée ne doit pas nourrir, il faudra lui donner un peu d’eau de pierre pyrite convenablement lessivée, afin que par une légère compression, les vaisseaux s’affaissent, l’afflux des humeurs étant entravé, la sécrétion du lait tarisse. S’il n’en est pas ainsi, il faudra persévérer dans l’emploi des fomentations et d’un bandage bien appliqué. Il faudra s’abstenir de l’excitation des fonctions des seins par la succion, par la raison que les seins s’affaisseraient par le même moyen, c’est l’effet contraire qui serait produit, car la succion fait appel aux humeurs du sein, et les mamelles peuvent souffrir directement de cette contusion. Il faudra s'abstenir aussi de lotions d’eaux mêlées ou avec du sel ou du vinaigre avec de l’eau de mer ; toutes les substances âcres augmentent l’inflammation. Il ne faut jamais enduire les mamelles avec du mucilage de Cyperus, avec du vin et du safran ; d’aucuns recommandent de l’huile de Cyperus avec de l’alun liquide, avec du vinaigre, avec de l’huile rosacée mélangée, ayant la consistance du miel, d’autres appliquent du cumin avec des raisins sans les pépins, étendus, ou du sésame avec du miel, d’autres, des triboles vertes (châtaignes d’Eau) cuites dans du vinaigre, ou du lierre, ou des

Si c’est la femme qui est accouchée qui devra nourrir que faudra-t-il faire? — Employer les moyens dits plus haut.

Si l’enfant doit être confié à une nourrice comment traiter la mère ?

On mêlera de la pyrite bien broyée avec du cérat et on commencera à exercer sur les seins une compression légère avec des bandes, évitant avec soin de suivre les conseils des anciens : l’eau salée, le cymium, et les strobiles, l’alun broyé et le lierre ; tous augmentent le gonflement et la chaleur. Les mamelles se trouvent bien des émollients.

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