DU PRURIT ET DES ÉRUPTIONS
de mastic. La fluxion étant moindre, la sécrétion moins abondante, l’inflammation diminuée, nous faisons des lotions avec de l’huile et de l’eau chaude, ou avec une décoction de graine de lin, de fenugrec, ou de racines de mauve sauvage ; les ulcères seront pansés avec du blanc d’œuf mêlé à de la cire liquide. Quand l’inflammation s’est apaisée et s’il reste des croûtes, on y applique du miel un peu cuit, pour que son acrimonie lui soit ôtée; nous les enlevons d’abord et nous appliquons des lentilles et du miel; il est utile de les cuire lentement, afin que l’astringence disparaisse et qu’il ne reste pas de furfures. Les ulcères ayant été nettoyés, on appliquera de la litharge ou de la céruse cuite avec des sucs pour remplir les ulcères. Quand la peau sera devenue unie, pour que la cicatrisation se fasse, il faudra appliquer un emplâtre (pastilles) avec le labdanum, avec des œufs, ou avec de l’orge, ou avec la cadmie (oxyde de zinc), sans onguent rosé. Si, pour nettoyer, vous employez le nitre, agissez légèrement, car la surface ne supporterait pas une action énergique. Il est très utile d’accorder la plus grande attention au régime de la nourrice qui devra être très doux; de plus, en nourrissant l’enfant, il faudra se garder de le satisfaire complètement, mais veiller cependant à ce qu’il ne souffre pas trop de la faim. Si la constipation continue, il faudra épaissir par la cuisson du miel dans un vase, pour pouvoir faire un suppositoire ayant le volume d’un gland. Si vous n’en avez pas, donnez de la térébenthine de la grosseur d’un pois, l’humidité de l’intestin le soulagera beaucoup.