‹ Traité des maladies des femmesChapitre 78 sur 114 · DU PRURIT ET DES ÉRUPTIONS · texte numérisé non relu

DU PRURIT ET DES ÉRUPTIONS

Contre le prurit sont efficaces des fomentations et des onctions superficielles faites abondamment avec de l’huile cuite avec un peu de cire pour la rendre plus épaisse et la faire adhérer plus longtemps aux parties. Nous rejetons absolument l’eau salée et l’urine préconisées contre les efflorescences, les bulles et les ulcérations superficielles. Il faut supporter avec patience ces exanthèmes et n’entreprendre de les guérir que quand l’efflorescence est passée. Nous faisons alors des lotions avec une décoction chaude de roses ou de lentilles. Si des astringents plus actifs sont nécessaires, nous employons le myrte, ou le mastic, les mûres ou l’écorce de grenadier. Si les ulcérations sont considérables, nous employons des cataplasmes avec du plantain et du pain, ou de la chicorée ou avec une bouillie de lentisque, ou de petite grenade, ou des cotylédons, des roses sèches ou fraîches cuites avec du mélilot, ou des petites palmes. Nous faisons aussi des onctions avec une pommade composée de litharge, de céruse et d’alun, ou de vinaigre et d’huile de myrte, de roses ou

Contre le prurit des enfants? — Exposer l’enfant aux vapeurs du bain chaud, l’onctionner avec de l’huile dans laquelle on aura fait dissoudre un peu de cire ; si l’éruption est pustuleuse et a laissé des plaies humides, il faudra faire usage d’astringents pour les sécher ; après le bain on fera sur les parties malades des fomentations avec une décoction de roses, de lentisque élevé sauvage, de myrte, d’écorces de pommes de grenade, de cataplasmes de plantain, de chicorée, de portulaca, de lupins, on fera aussi des onctions avec de l’huile de roses, de myrte avec addition de céruse, d’écume d’argent et d’alun.

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