‹ Traité des maladies des femmesChapitre 81 sur 114 · CHAPITRE XLV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLV

DU SIRIASIS, DE L’iNSOLATION

Quand se produit le siriasis qui, suivant la séméiologie de Démétrius, n’est qu’une fièvre ardente ; suivant d’autres, une inflammation des parties qui entourent le cerveau, des membranes qui l’enveloppent, et qui a pour effet l’excavation (des fontanelles ?) de la tête, la disparition de l’appétit et la sécheresse du corps, le traitement est celui de toutes les inflammations : nous prenons des jaunes d’œuf dilués dans de l’huile de roses, nous en imbibons un linge plié en quatre qu’on applique sur la tête et qu’on change souvent ; on peut aussi appliquer de la même manière une feuille d’héliotrope, avec de la courge finement coupée, de la chair de concombre ou du suc de morelle noire qui croît dans les jardins, avec de l’huile de roses. D’autres appellent cette maladie siriasès , du nom de l’étoile Sirius, à cause de l’incendie; d’autres l’appellent ainsi du nom sir os qui parmi les gens du peuple signifie excavation, dans laquelle ils conservent leurs grains, puis qu’il se forme une dépression aux fontanelles.

Ouest la maladie appelée siriasis qui atteint les enfants ? — C’est une inflammation du cerveau et des méninges ; l’occiput se creuse, il y a des chaleurs et des fièvres intenses.

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