‹ Traité des maladies des femmesChapitre 82 sur 114 · DU FLUX DE VENTRE · texte numérisé non relu

DU FLUX DE VENTRE

Quand un enfant est atteint du flux de ventre, il faut supendre les bains et les promenades, faire usage d’applications astringentes, et, avec l’instrument destiné aux oreilles, injecter dans l’anus du suc de plantain autant que le permet la force de l’enfant, ou tel autre liquide du même genre, dont nous avons appris sur les adultes l’action efficace. Si l’enfant est encore à la mamelle, on prescrira à la nourrice un régime qui ne soit pas contraire à la maladie de l’enfant, lui recommandant de ne boire que de l’eau et de manger des mets astringents, car ces propriétés passent dans le lait, si bien que l’enfant en sentira les effets plus que la nourrice elle-même; c’est ainsi que quand les porcs mangent de l’ivraie, les petits nourris par eux ont la vue troublée, tandis qu’eux ne sont pas malades ; si les chèvres mangent au pâturage de la scammonée, les chevreaux allaités par elles sont purgés, tandis qu’elles-mêmes ne le sont pas. C’est ainsi que si la nourrice fait usage d’aliments astringents, l’enfant en sentira l’effet bien plus que la nourrice elle-même. C’est par ce motif que quand l’enfant est constipé nous donnons des laxatifs à la nourrice. En résumé, tant que l’enfant malade est à la mamelle, nous prescrivons à la nourcice un régime contraire à cette maladie ; quant à l’enfant, nous lui prescrivons comme topiques, cataplasmes et irrigations, ce qui est directement contraire à la maladie, comme nous l’ont appris les méthodes du traitement des maladies. Quant à la question de savoir à quel âge il faut le confier à un maitre, quelles sont les qualités que celui-ci doit avoir et comment l’enfant devra s’y habituer, quand l’éducation ne se fait pas à la mai-

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