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Massage inventé de nos jours

2. Cela veut-il signifier des adhérences péri-utérines, suite de périmétrite?

maintenant du traitement. Quand les douleurs commencent, ou quand le flux menstruel est totalement empêché, il faut coucher la femme dans un lit médiocrement chauffé et peu exposé à la lumière et la tenir dans un grand repos ; éviter les veillées et tout travail quel qu’il soit, comprimer légèrement les parties saillantes et les parties souffrantes du corps, car dans toute partie comprimée la chaleur innée diminue, et l’effort contre la compression atténue le sentiment de la douleur. Si cette rémission ne se produit pas, il faudra faire usage de fomentations; on applique des compresses chaudes, avec du linge ou de la laine, des vases lenticulaires remplis d’eau chaude, ou des vessies remplies d’huile chaude, ou des cataplasmes avec de la farine tiède dans des petits sacs, ou des éponges trempées dans l’eau chaude, comprimées et enveloppées d’un linge afin qu’elles ne se refroidissent pas, la vapeur qui s’en échappe a un effet calmant ; ceci fait, on appliquera sur le pubis, à l’hypogastre, aux lombes et sur les parties génitales de la laine douce et pure, imbibée d’huile douce et chaude et bien exprimée. Les parties seront entretenues dans une douce chaleur par ces topiques chauds souvent renouvelés, et on donnera aussi des boissons chaudes. S’il y a un peu de rémission, il faut permettre le sommeil; on pourra aussi faire usage de cataplasmes avec de la semence de lin, ou avec du pain et de l’eau miellée, et des bains de siège dont nous parlerons ; pendant les trois premiers jours du traitement, on pourra aussi faire usage d’aspersions (douches?) ; la nourriture sera chaude et simple, on fera aussi usage de pessaires qui ont des propriétés calmantes, ils seront faits simplement avec du suc de fenugrec,

l’aménorrhée, on rétablira l’état normal par un traitement approprié et qui s’adresse aux causes qui Font produite.

La rétention menstruelle causée par une inflammation de la matrice est quelquefois totale ou partielle, et est douloureuse et ne cause qu’un écoulement goutte à goutte. Les symptômes qui accompagnent cet état sont les suivants : tension et douleur dans les lombes et dans les aines et dans le bassin, qui sont accompagnées de céphalalgies, douleur du cou et dans le fond des yeux, il y a fréquemment aussi

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ou avec delà semence de lin, rendus visqueux par addition d’huile ou de graisse d’oie, ou composés comme suit : cire de Thyr, poivre blanc, de chaque une once, térébenthine, drachm. IV, graisse d’oie une once, palmes pilées, quatre onces, jaune d’œuf, huile avec fenugrec, quantité suffisante. Autre préparation : graisse d’oie, de faisan ou de poule, de chaque une once, deux cerveaux d’oie frais, cire trois onces, pour faire le pessaire. On pourra aussi faire usage du pessaire dit du Liban et d’ennéopharmaques1, ou à d’autres préparations qui sont recommandées contre les inflammations et les indurations de. l’utérus. Si les douleurs sont plus intenses, il faudra, même avant le troisième jour, faire une saignée au bras du côté où la femme souffre le moins, afin que l’émission du sang se fasse avec le moins de douleur. Toutes choses égales, on saignera au bras gauche afin de laisser toute liberté à la main droite. Il ne faut pas faire la saignée au pied, aussi longtemps que la veine sera apparente au bras et qu’il ne s’y manifeste aucune inflammation; la station fait souffrir la malade, et-les vaisseaux sont trop petits aux malléoles. Après que le trouble causé par la saignée sera apaisé, il faudra réconforter le corps et donner un bain de siège composé avec de l’eau chaude dans laquelle on mettra une décoction de fenugrec, ou de graine de lin, ou de mauves sauvages des jardins. On écartera les grandes lèvres et on fera, dans le vagin, une injection simplement avec de l’huile, un œuf, ou bien avec un liquide mucilagineux ayant la consistance voulue. Puis on appliquera une légère couche de laine molle, un peu humectée avec les liquides ci-dessus indiqués, puis on couvrira le ventre de la femme avec une toison de brebis.

absence d appétit, bourdonnements d’oreilles, chaleur et rougeur du visage, gonflement des mamelles, gonflement et sécheresse des parties génitales, symptômes arrivant surtout à l’époque menstruelle. Quand ces symptômes se manifesteront, il faudra faire coucher la malade dans un lit médiocrement chaud et peu éclairé, bien couvert, la

i. Médicament composé de neuf substances, déjà cité par Celse, V, 29.

La tranquillité établie, on donnera à la femme de l’eau chaude pour lotions, et de la boisson, selon sa soif et afin que la digestion des aliments soit facile ; la nourriture sera simple, de facile digestion : un léger potage avec du gruau et de l’eau avec du miel ayant subi une légère coction ; ou un potage avec du miel et de l’huile (aromatisée), avec de l’anet, sinon des œufs à la coque ou une soupe au pain légèrement salée. Quelque temps après le repas, on permettra le sommeil à la malade, et jusqu’à la décroissance de la maladie, le régime sera sévère et on ne donnera de la nourriture que tous les deux jours. Si la femme est affaiblie, on ne fera usage, d’abord, que de ventouses sèches et après un peu de temps, l’exacerbation étant apaisée, on calmera les douleurs, afin qu’elles ne déterminent pas de contractions ; on pourra, pour diminuer l’action des ventouses, faire au pourtour de l’application de la ventouse de petites ponctions avec une pointe fine. La scarification superficielle sera pratiquée là où est l’acuité de la maladie, mais à son déclin on la fera au pubis et à l’hypogastre. Si la guérison est lente à venir, on pourra appliquer des sangsues, en couvrant bien les parties pour éviter tout refroidissement. Les sangsues tirent beaucoup plus de sang, si la place où elles doivent être appliquées a été gonflée d’abord par l’application de ventouses, garnies d’une mèche effilée, pour qu’un corps gras n’y adhère pas, car ce corps gras ou l’huile empêchent la sangsue de prendre. Quand elles sont tombées, si la quantité de sang évacuée n’est pas assez considérable, on appliquera des ventouses sur les morsures, si cela est possible, sinon, on recouvrira les morsures avec des flocons de laine enveloppés d’un linge

mettre à la diète absolue pendant deux jours. On fera des fumigations, vaporisations, sur les parties douloureuses, on y appliquera des linges humides chauds ou des sachets. On pourra aussi appliquer sur ces parties des vessies à moitié remplies d’huile, pour les couvrir ainsi, ou des cataplasmes préparés avec du vin miellé ; le troisième jour on fera des onctions huileuses chaudes et des lotions de la figure avec de l’eau chaude et on donnera alors une nourriture légère.

Si les symptômes décrits augmentent d’intensité et si la douleur

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huilé recouvert de laine, on fera ensuite usage de cataplasmes émollients faits avec du pain et de la graisse de porc fraîche chauffée, ou avec des racines de mauve sauvage, bien nettoyées et cuites, ou avec de la graine de lin et de la farine, ou avec du fenugrec, ou avec les trois cuites ensemble, avec de l’huile et du miel et des mauves, ou du fenugrec; ces topiques devront être renouvelés souvent ; car ils se refroidissent vite et tournent à l’aigre à cause de la chaleur causée par l’inflammation. Le cataplasme ne devra pas être trop mince, car il se refroidit rapidement et se dessèche, ni trop épais, car il pèserait trop sur les parties enflammées. Il faudra injecter dans l’anus de l’huile chaude, une quantité de quatre hémines, et appliquer des pessaires simples. Les anciens étaient dans l’erreur quand ils faisaient des émissions sanguines dans le but d’enlever une humeur mauvaise et en donnant des potions dans le même but, ils ne voyaient pas que les potions troublaient les fonctions de l’estomac, que les suppositoires irritaient et corrodaient la matrice, y produisaient des ulcérations profondes bien difficiles à cicatriser dans ces tissus denses, et, qu’enfin, ils empêchaient ainsi la menstruation de se faire. En somme, toutes ces potions, ces suppositoires, dans la composition desquels entrent des substances de nature âcre, augmentent l’inflammation et les douleurs, ainsi que les obstacles à la menstruation, car, de même que dans les inflammations des yeux, il ne faut pas faire usage de collyres âcres, ni dans les difficultés d’uriner avec ténesme, employer des agents dits incisifs, de même aussi, dans les inflammations utérines, et dans les menstruations douloureuses, ne faudra-t-il pas faire usage de médica-

devient plus considérable, il faudra, le second ou le troisième jour, faire une saignée, et quelques heures après on préparera un liquide composé d huile douce et d’eau chaude et de décoction de graine de lin et de fenugrec et de racines de boba pour un bain de siège et des injections vaginales, et lorsque la collection (sanguine) se sera réduite, faire des fomentations sur le visage et donner une nourriture légère : des œufs frais, des potages avec du pain et comme boisson de 1 eau chaude, et la faire dormir après son repas. On suivra ce régime

ments âcres qui n’ont certes pas la propriété de faire couler les règles comme on le leur attribue; tels sont l’élatérium, le vératrin noir, le pyrèthre, l’opopanax, que les femmes emploient souvent pour hâter l’accouchement ; il faut donc rejeter toute substance âcre et celles dites incisives, et employer les calmants et les émollients. Le meilleur pessaire est celui fait avec de la laine arrosée d’huile douce et chaude, de suc de fenugrec, ou de décoction de graine de lin, ou de mauve visqueuse, mêlée avec de l’huile, ou de ces décoctions mêlées avec de la graisse d’oie récente ou de poulet ; ils seront disposés de façon à ce que les poils qui dépassent soient coupés et que la laine soit bien imprégnée. On pourra mêler à ces décoctions des jaunes d’œufs, ou leur ajouter du miel cuit, et du mélilot avec de l’eau miellée, ou des dattes dont on prendra la chair, après avoir enlevé la couche externe qui est astringente, qu’on broiera avec du miel cuit. On emploiera aussi des fomentations faites moyennant une éponge exprimée trempée dans l’eau chaude, ou de l’eau et de l’huile, ou une décoction de fenugrec, de semence de lin, ou de mauve sauvage ou cultivée; on renouvellera souvent ces éponges ainsi que le linge qui les recouvre afin d’éviter tout refroidissement, et les parties seront huilées abondamment.

Quand la guérison aura un peu progressé, on essayera de faire faire quelques mouvements à la malade placée sur un siège suspendu. Aussitôt que la guérison sera avancée, apparaitra la menstruation. Quand elle aura cessé, on suivra un régime réconfortant, on donnera des bains, la nourriture sera variée ; on permettra l’usage du vin, on portera la malade pour la promener;

jusqu’au retour de la santé, et si les forces de la malade le demandent, on donnera de la nourriture plusieurs fois par jour. Trois jours après la saignée, on pourra appliquer des ventouses et les scarifier s il survient encore des douleurs. On pourra aussi, si ces phénomènes persistent, appliquer des sapgsues et si les piqûres saignent peu, on pourra y appliquer des ventouses. On pourra modérer aussi l’ecoulement du sang en appliquant du cérat. On pourra aussi faire des applications d’éponges trempées dans les décoctions émollientes dont

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un peu plus tard, elle se promènera à pied, reprendra de 1 exercice et l’usage des frictions sur tout le corps, et spécialement aussi autour de l’utérus lui-même. Si, pendant la friction de 1 utérus avec la main nue, la malade éprouvait un sentiment douloureux, il faudrait choisir le moment où la malade se lèvera, sortira du bain de siège, on épongera toutes les surfaces, les parties génitales et les lombes avec des éponges molles, en faisant de douces pressions avec frictions dont l’énergie ira en augmentant. On essayera de faire usage de corps gras : de cire avec huile de majorane ou de susine, ou telle autre ; on ne l’appliquera pas seulement à l’extérieur, mais on oindra l’orifice de la matrice et le col; on pourra aussi alors faire usage de pessaires plus doux, ceux entre autres qui sont faits avec de la cire et de la résine de térébenthine, avec de la graisse de bœuf et de l’huile douce ou de l’huile de troène, en quantité suffisante pour que le vagin en soit glutineux. Il en est de même des pessaires faits avec des sucs et des moelles et corps gras, et semences relâchantes, parmi lesquels un remède préparé avec de la marjolaine qui est dit ày.oTtoç (qui délasse).

Une immersion dans l’huile est bien calmante. Dans les exacerbations qui se produisent pendant les maladies chroniques, il faudra suivre le même traitement, mais, dans les intervalles, il faudra reconstituer l’économie de la malade comme nous l’avons exposé. On appellera en aide pour cela un habile frictionneur 1 ; en second lieu, pour obtenir un changement complet dans l’état

nous avons parlé, donner des lavements avec de l’huile douce et chaude mélangée de vinaigre.

Nous faisons aussi usage de pessaires simples faits avec de la laine douce trempée dans de l’huile douce chaude à laquelle on peut ajouter une décoction de fenugrec et de mauves, ces pessaires émollients pourront être confectionnés de la façon suivante : le fenugrec soigneusement broyé avec de la semence de lin, des racines de guimauve

i. On dirait aujourd’hui un masseur expérimenté.

du corps, on commencera par un jour d’abstinence, puis on accordera quelques aliments avec de l’eau seulement, comme boisson ; si ce régime n’est pas supporté, on choisira des aliments très légers, aqueux et l’eau sera continuée comme boisson, puis on divisera la portion de pain, d’abord en deux parties, l’autre moitié en trois parties égales, qu’on donnera le surlendemain du jour de la diète, avec du poisson salé et des condiments appropriés ; on continuera ce régime pendant deux, trois ou quatre jours ; puis on le rendra moins sévère, composé d’aliments, tels que légumes, poissons légers, de la cervelle ; puis, on permettra de la volaille, de la tête de porc fraîche, et, passant d’un régime à l’autre, en ajoutant une des moitiés des trois portions de pain. On donnera ensuite du vin, maison s’abstiendra des bains; après deux jours, on pourra en prendre. Quand on continue le régime des aliments âcres (toniques ?), il faudra aussi faire un traitement local, passant de l’un à l’autre; ainsi, on appliquera, comme moyen métasyncritique (médication altérante ou reconstituante?), une fois des petites ventouses, ou des cautérisations, ou une pommade (épilatoire, irritante ?) au pubis et aux lombes, avec du nitre, du sel et des onguents vésicants, ou des fomentations ou des bains de siège, et des affusions avec de l’eau salée et des rubéfactions avec la moutarde. Si la maladie ne cède pas, non seulement il nefaudrapas cesser l’abstinence des aliments, mais en venir aux vomitifs moyennant les petites racines. Il faut aussi Etire usage d’emplâtres vésicants, ou de celui qui est préparé avec des baies de laurier, avec des semences et des onguents ayant la même propriété, dont l’usage devient opportun après la cessation de la menstrua-

seront cuites dans de l’eau ; quand la décoction aura pris une certaine consistance, on ajoutera de la graisse d’oie ou de poule dans laquelle on aura pu faire cuire des petites branches de palmier dont on aura enlevé l’écorce, après la décoction; nous y ajoutons souvent du mé~ lilot bien criblé mis dans un petit sachet de linge pour que les petites aspérités ne s’y mêlent pas.

Lorsque sous l’influence de ce traitement la guérison aura progressé,

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tion, car, quand elle est encore en pleine activité, il faut redouter les médications violentes et excitantes. Parmi les suppositoires, on recommande la rue en décoction avec du miel, la conyze dite tenuifolicL, les raisins sans pépins cuits avec du nitre ou du sel, préparés avec du cumin, du poivre, l’absinthe, des déchets de laine avec du beurre, de l’huile vieille et autres substances analogues; on en prendra la valeur d’une fève pour en induire le pessaire, sinon, on introduira le pessaire enduit d’huile douce, ou d’huile de lys; pour diminuer l’irritation que produit le pessaire, et on en enduira l’orifice utérin. Il faut aussi huiler la région inguinale et le rectum. Car, de même qu’après les ophthalmies limitées aux paupières, celles-ci deviennent dures et nécessitent des médicaments âcres et métasyncritiques pour que la maladie soit guérie radicalement, de même aussi quand l'inflammation a cessé, il persiste à l’entour de l’utérus une inégalité et une dureté dont la guérison n’est obtenue que par des incisifs qui changent la vitalité de ces tissus. Si la maladie ne cède pas à ces moyens, il faudra l’attaquer avec l’ellébore blanc, et si la maladie prend une marche chronique, hâter sa résolution, en faisant usage d’un traitement thermal qui remontera l’organisme. C’est ainsi qu’avec la persévérance dans l’emploi des moj^ens et l’addition de remèdes plus actifs, on arrive à guérir la malade.

Menstruation goutte a goutte. — On l’appelle ainsi puisque l’écoulement menstruel prend cette forme; il est accompagné de grandes douleurs, et il résulte d’une lésion profonde. On voit survenir dans l’utérus un état pareil à celui qu’on remarque souvent dans la vessie, et qui est accompagné des mêmes symp-

nous conseillerons des promenades en litière, la menstruation ne tardera pas à se montrer; quand elle aura cessé, des bains seront utiles, une nourriture variée et des promenades en litière, des frictions de tout le corps et de la matrice elle-même. Cette pratique devra se faire de la façon suivante : lorsque la femme sera assise dans le bain de siège ou dans le bain assez profondément pour qu’elle y plonge bien, des femmes armées d’éponges ou d’un pinceau feront des frictions des-

r5S TRAITÉ DES MALADIES DES FEMMES.

tomes. Pour cet organe, l’urine peut être retenue complètement, ce qu’on appelle rétention d’urine, elle peut sortir goutte à goutte, ce qu on appelle écoulement parcimonieux, et son émission peut être difficile, ce qu’on appelle dysurie. Cinq causes peuvent produire la menstruation goutte à goutte : un orifice utérin trop étroit, une diminution des forces de la matrice, une abondance du sang, l’état muqueux ou épais de ce liquide. La tâche du médecin est de faire que les conditions soient les contraires de celles qui existent ; si c’est l’abondance du liquide qui a causé la stagnation, il faut en diminuer la quantité, si celui-ci est trop épais, il faut le rendre plus liquide, si les forces font défaut il faut les augmenter. Si les orifices sont trop étroits, il faut les élargir; mais pour la faire disparaître, il faut tout d’abord rechercher la cause de ce rétrécissement. Les causes qui ont produit la maladie étant enlevées, la menstruation se fera sans douleurs ; nous avons dit plus haut, en partie, comment il faudra faire disparaître ces causes, puis nous verrons, en étudiant chaque maladie, comment il faudra les combattre. En ce moment, il faut surtout s’occuper de combattre les douleurs que cette maladie a fait naître. Quand elles commenceront, il faudra Etire coucher la malade dans un lit médiocrement chauffé, et qui ne soit pas exposé à une grande lumière. Il faudra entourer les extrémités des mains et des pieds avec des bandes, se bien garder de faire usage de pessaires irritants, ne donner à boire que de l’eau, éviter avec soin les potions irritantes, des mets excitants et flatulents ; bassiner le ventre, l’hypogastre et les parties génitales avec des liquides variés. On pourra employer de la laine brute arrosée avec un mélange de vin et d’huile de roses chaude, en applications sur l’hypogastre et

Cendant de l’ombilic vers la matrice mais sans exercer de violence, mais d’une énergie croissant chaque jour. Après le bain général, ou le bain de siège, on oindra les parties génitales avec de l’huile de lys ou de marjolaine, on entourera le col de la matrice et on en introduira un peu dans l’orifice. Quand la guérison aura fait des progrès, l’usage de pessaires sera plus utile ; ils seront composés avec de la cire, de la

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le pubis et faire usage des vases lenticulaires destinés à cet usage1. Si la douleur persiste et si la malade a conservé ses forces, il faudra faire une saignée proportionnée aux forces de la malade et revenir aux irrigations. Si la douleur persiste encore, on appliquera des cataplasmes avec de la graine de lin, du pain avec de l’eau miellée, auxquels on ajoutera de la térébenthine liquéfiée. On pourra faire usage de bains de siège avec une décoction de guimauve, de graine de lin, de fenugrec, d’anet, de rue, d’artémise ; on imbibera des éponges avec ces décoctions et on les appliquera sur les parties génitales ; on imbibera des linges avec la décoction de rue et de miel et on les appliquera sur l’hypogastre ; on pourra recouvrir ainsi les cataplasmes appliqués sur les parties génitales. Il sera utile aussi de faire dans le vagin, avec un tube disposé à cet effet, des injections d’huile auxquelles on aura ajouté un peu de rue non cuite et du fenugrec, après filtration, additionnée de beurre, de térébenthine, de suint de laine, qui ressemble au cérat; on pourra aussi donner des lavements d’une quantité de deux ou quatre hémies. O11 pourra aussi faire usage de topiques : d’abord avec le tétrapharmaque (les quatre remèdes), de bromius ou de celui qu’on appelle 5t.dc xuXtav (par les sucs) ou autres préparé avec du mélilot, ou avec les semences confites de polyarche, selon que les circonstances le réclameront ; si les symptômes sont tenaces, et produisent parfois des douleurs, il ne faut pas persister dans l’emploi des remèdes indiqués, mais en venir à de plus efficaces. Il faudra appliquer des petites ventouses sur le ventre et aux aines, sèches d’abord, au nombre de trois ou quatre; si le mal persiste, on fera des scarifications pour obtenir

térébenthine, du suif, de la moelle de cerf et d’huile de troène ou avec de 1 onguent diachylon et d’huile de sureau ; si la menstruation n’est pas sensiblement plus abondante, on emploiera des bains de siège ou mieux encore on fera des exercices en courant en cercle.

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