‹ Traité des maladies des femmesChapitre 97 sur 114 · DES DÉVIATIONS UTÉRINES · texte numérisé non relu

DES DÉVIATIONS UTÉRINES

De même que les doigts peuvent être contournés, de même aussi l’orifice utérin et le col peuvent être déviés vers les côtés, en avant et en arrière, ou l’organe être soulevé et déplacé en avant et en arrière. Ces déviations sont révélées par l’introduction du doigt (qui en constate l’existence et en détermine la variété). L’inclinaison vers un côté fait naître une tension, une douleur et un engourdissement dans le côté correspondant, même quelquefois de l’émaciation, du refroidissement et un empêchement à la marche et même à la station. L’inclinaison en avant et le soulèvement de la matrice gênent l’émission de l’urine, produisent une tension dans le pubis et l’impossibilité de se tenir debout. L’inclinaison en arrière cause particulièrement un empêchement à la défécation et à l’émission de gaz, et une difficulté de s’asseoir qui est d’autant plus grande que la matrice est plus dirigée et inclinée vers l’anus ; ce sont là les signes de la

De toutes les inclinaisons de la matrice. — La matrice et son col peuvent s’incliner dans quatre directions ou s’élever. C’est le doigt de la sage-femme qui le constate et qui en fixe les symptômes. Si la matrice est inclinée d’un côté, le pied correspondant éprouve de la tension, de la torpeur et du froid, la marche est gênée. Si la matrice est déviée en avant, la femme sentira de la douleur dans le bassin et l’émission de l’urine est gênée. Si la matrice est inclinée en arriére, les selles et les vents sont émis avec difficulté ; la femme éprouvera de la douleur en s’asseyant, si la matrice est inclinée vers l’anus; ce sont là les symptômes généraux des rétrécissements utérins, mais avec chaleur dans le col utérin et dureté ; ces signes doivent être soigneusement recherchés pour que nous puissions guérir la lésion réelle.

déviation ; s’il s’y joint de l’inflammation, il en résulte une dureté pour l’organe ou une gêne d’une partie voisine... D’après notre avis, on devra prendre en considération l’état général de la malade, car dans les exacerbations, il faudra éloigner avec soin les médicaments âcres et irritants et faire usage de préférence de substances calmantes et relâchantes ; pendant les rémissions, il faudra en venir de préférence aux moyens qui peuvent modifier cet état général de choses. Si la maladie a pris une allure chronique, il faudra employer les altérants dont nous avons parlé plus haut. Nous y renvoyons le lecteur.

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