‹ Traité des maladies des femmesChapitre 99 sur 114 · DE LA PNEUMATOSE UTÉRINE · texte numérisé non relu

DE LA PNEUMATOSE UTÉRINE

les exacerbations on administrera des injections avec des sucs relâchants, dissolvant les vents, ou on mettra des pessaires ayant la même propriété préparés avec beaucoup d’huile, et des injections utérines au moyen de la canule. Les cataplasmes avec de la figue "sèche et la rue, de l’hysope et le nitre, devront être très légers. Si c’est un caillot qui paraît être la cause de la flatulence accumulée, il faudra que la malade prenne de suite un bain de siège, pendant lequel la sage-femme introduira le doigt bien huilé dans la matrice pour atteindre le caillot afin de le soulever doucement, s’il est adhérent, pour le détacher avec précaution et l’enlever sans lésion. Si la tuméfaction persiste pendant longtemps, ce seront les relâchants auxquels il faudra recourir de préférence. Dans les accès et les exacerbations nous employons les mêmes moyens. Une rémission s’étant produite, on fortifiera le corps au moyen d’onctions avec de l’huile chaude faites sur les cuisses et sur les places qui ont été douloureuses, on fera aussi des frictions sur tout le corps avec la main nue ou couverte d’un tissu de lin sec et rude; plus tard, on donnera une nourriture variée et tonique. Les lombes et l’hypogastre seront couverts avec des dropaces et du nitre, nous y faisons des cautérisations ignées, ou des rubéfactions avec de la moutarde et des figues, ou avec de la farine d’orge avec des figues cuites, de la rue, de l’hysope et du miel, pour cataplasmes. Nous injectons aussi la préparation faite avec le nitre, des figues et de l’absinthe, ou avec de la farine crue avec des figues cuites, ou un emplâtre avec les semences dites, ou le polyarchium, ou ce qui se prépare avec les baies de laurier, d’abord avec du cérat ou seul. Nous prescrivons des bains de

le puliga, le fiel de bœuf, toutes ces substances mêlées ensemble pour faire un pessaire commode dans lequel on mettra des figues broyées, un denier; du cumin, deux deniers; de l’afronitrum, un demi-denier, le tout incorporé dans de la laine; on les trempera dans de l’huile ou du lait avant de les placer. Nous plaçons aussi des ventouses aux parties, les tirant violemment d’un côté et d’autre et les arrachant avec violence. Nous faisons aussi usage d’eau chaude et à la fin nous permettons des bains froids.

siège avec des décoctions de staphylinum, des carottes de Crète, le pulégium, l’artémise et l’hysope, le maroubier, le laurier et leurs fruits, le cassia et le nard. Nous confectionnons des pessaires avec des substances ayant les mêmes propriétés, avec la térébenthine, le galbanum, l’iris, la rue et l’hysope, et d’autres préparés avec le pulège, le nitre, le miel, le fiel de bœuf, par parties égales ; et, afin que toute substance irritante soit éloignée, les figues mûres et grosses seront broyées afin que les petits noyaux soient enlevés. On pourra aussi appliquer de petites ventouses autour des endroits malades et les enlever subitement, nous en agissons ainsi pour obtenir un effet altérant; on aura recours aux eaux thermales naturelles, aux affusions et aux natations chaudes, puis froides, en s’y habituant peu à peu, pour que les parties malades soient fortifiées. On donnera des mets légers qui puissent dissoudre ces flatuosités ; mais nous rejetons volontiers les substances médicamenteuses et les fumigations aromatiques, car elles troublent l’estomac. Nous rejetons les topiques astringents comme les pommes de cydonie, les palmules de Thèbes avec un vin astringent, l’œnacithe, l’acacia et le malicorne, car la flatulence née de l’astringence n’est pas guérie par les astringents mais par les relâchants.

Page 1