‹ Traité des maladies des femmesChapitre 2 sur 38 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Dans notre Cours théorique et pratique d’Accouchemens, qu’un grand nombre de nos confrères et de nos élèves ont déjà entre les mains, nous avons décrit les organes génitaux de la femme et leurs principales fonctions. Cet ouvrage doit donc être considéré, sous plusieurs rapports, comme le préliminaire du Traité que nous publions aujourd’hui ; car on ne peut se dissimuler qu’il ne soit indispensable d’avoir une idée exacte de la matrice et de ses annexes pour en apprécier les vices ou altérations. De meme , si l’on ignore les signes qui caractérisent la grossesse , et les changemens qu’elle produit soit dans le système utérin , soit dans tout l’organisme, il est impossible de bien étudier les affections qui peuvent la simuler ou l’empêcher d’arriver au terme fixé parla nature. Enfin, quelle confiance pourroit inspirer un homme de 1 art qui s’aViseroit de traiter des femmes en couches, sans avoir approfondi les causes, les phénomènes, le mécanisme, en un mot, toutes les circonstances de l’accouchement et de la délivrance ? Comment viendroit-il à bout de distinguer les lochies rouges d’avec les hémorrhagies de matrice, les lochies séreuses ou puriformes d’avec la leucorrhée ou fleurs blanches, les tranc lees utêrines d’avec les coliques abdomi-

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nales ? Quels renseignemens pourroit-il ourmr aux tribunaux sur les questions de medecine légale, qui intéressent en même temps 1 honneur ou la santé des femmes, et 1 ordre social ? A plus forte raison, comment sortiroit-il de ce labyrinthe, pour ainsi dire inextricable, où se sont égarés tant d auteurs anciens et modernes qui ont écrit sur la prétendue lièvre puerpérale ?

Convenons donc qu’il est une foule de cas ou l on ne sauroit être médecin ni chii urgien des femmes, sans être accoucheur; tant il est vrai que toutes les branches de 1 art se touchent et s’enchaînent par des icns indissolubles ! Nous traitons ici nonseulement des accidens qui peuvent troubler la grossesse et les suites naturelles des couches, mais encore des lésions de la mensti nation et de 1 allaitement. Pour ne rien omettre d’important sur la pathologie des femmes, nous les considérons depuis la p uber te, qu on peut appeler leur printemps, jusqu’à l’âge de retour où elles cessent d’être fécondes , et où commence leur hiver. Nous avons réduit chacune de leurs maladies en un tableau où nous avons encadré tout ce qui en concerne les causes, les symptômes, le diagnostic, le pronostic et le traitement. Cette marche nous a paru la plus simple, la plus utile et la plus propre à satisfaire ceux qui ont le jugement sain et le goût purement médical.

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