‹ Traité des maladies des ovaires, suivi d'une étude sur quelques progrès récents de la chirurgie abdominale et pelvienne. Enlèvement des annexes de l'utérus. Cholécystotomie. Hépatotomie, etcChapitre 6 sur 30 · MAL. DES OVAIRES · texte numérisé non relu

MAL. DES OVAIRES

Structure iiml Development of the Vertebrate Ovary, by F. M. Balfour. Quaterly Journal of Microscopical Science, n" LXII, 1878. — Traité pratique des maladies de l'utérus, des ovaires et des trompes, par le Prof. Col'rty. Paris, 1872. — Ueber Accessorische Ovarien, B^ Hermann Beigl. Wiener medizin. Wochensch. Heft 12, 1877. — Upon the formation and Significance of the Corpus Luteum in the Ovary, Otto Spiegelberg. Monatschrift fiir Geburtskunde, 1807. — Uterus and its Appendages, Arthur Fabre. Encyc. Anat. and Physiology. Supplementary vol. — Zur intranterinen Entwickelung der Graafschen Follikel, D"" Haussman. Berlin, 1875. — Zurnormalen und pathologischen Histologie des Graafschen Blaschens des Menschen, Slawianski. Virchow's Archives, Band LI.

TRAVAUX I'ARUS DEPUIS LA PUBLICATION DE l'ÉDITION ANGLAISE

1880. — CEaf et Ovule, anatomie et physiologie, par Ch. Robin (Diet encyclop. des se. méd., 2" série, XIV, 2' part. — Physiologie de Vovaire, par G. Pala- DiNO (Gior dirst. délie, se. med., II, n" 3). — Contribution a l'étude de la structure de l'ovaire des mammifères, par Jules M. Leod (Archives de Biologie, I. p. 3). — Contribidion à la connaissance de l'ovaire des mammifères, par E. Van Beneden (Archives de Biologie, I. p. 3). — 1881 — Rapports de la menstruation avec la circulation générale, par Milner -Fothergill (Amer, journ. of. obstetrics, vol. XIV p. 38). — Etude sur la ménopause, par Fran- COTHE (Ann. de la soc. d'Anvers, déc. 1880 etjanv. 1881). — Rapports entre l'ovulation, la menstruation et la fécondation, par Ahlfeld (Berliner Klinische Woeh, 18 avril). — 1882 — Etude sur Vépithélium ovarien, par Dantin ;Th. de Paris). — Nouvelles Recherclfs sur la menstruation et l'ovulation, par LEOPOLD (Berlin, Klin. Woch., p. 691). — L'Ovulation dans ses rapports avec la menstruation et la fécondation, par Gallard (Ann. de gynécologie, nov. et déc.) — 1883. — Anatomie et Physiologie de l'ovaire, par Ch. Rouget (Diet, eneycl. des se. méd., ^^ série, t. XVIII). — Leçons sur la physiologie comparée de la menstruation, par Alfred Wiltshire (Brit med. Journal, p. 395) — 1884. — De la menstruation chez la femme et chez les animaux, par Lovett (Boston, Med. and Surg. Journal, 28 août). — Preuves expérimentales de la migration externe des ovules, par Bruzzi (Ann. de Ostetricia, aoùtsept.). — 1885. — Quelques Mots sur le but et les causes du processus de la menstruation, par A. Féoktistow (Voienui med. journ. Fesaer). — Sur une théorie récente du processus menstruel, par ïarazza (Gaz. d'ospitali, n» 14). — Contribution à l'étude de la menstruation, par W. Lœwe.nthal (Arch. f. gynœk., XXVI. Helft, 1). — Ovulation et menstruation au point de vue de leurs rapports physiologiques, par Tow>-send (in-8°, Albany).

Pendant ces dernières années nous avons vu naître, dans le peuple, un goût tout particulier pour l'instruction biologique, peut-être sorait-il préférable de dire une mode, car je crains que

cela ne dure pas, et cependant cette tendance a eu les meilleures conséquences.

Elle nous a permis, entre autres résultats, d'enseigner aux femmes, aux jeunes filles même, un grand nombre de choses qui concernent profondément leur bien-être, d'une fagon qui ne peut, ou, du moins, qui ne doit en choquer aucune. Ilfaut regardercomme un malheur qu'on ait pris l'habitude d'envelopper d'ombre et de mystère les fondions les plus importantes de la vie, celles de la reproduction, et les relations les plus importantes avec la société, celles du mariage, et qu'on les ait intentionnellement présentées sous un faux jour à l'esprit innocent et inquisiteur de la jeunesse, et qu'on ait entièrement laissé leur solution aux spéculations personnelles ou à Texpérience de chaque adolescent.

En racontant simplement l'histoire naturelle d'une fleur, en faisant comprendre, par une allusion indirecte et délicate, que ce qui est vrai pour la fleur l'est aussi pour les créatures humaines, nous pouvons apprendre à la femme tout ce qu'elle a besoin de savoir et tout ce qui est utile pour les intérêts de l'humanité. Enseignez à l'enfant quelles sont les fonctions de l'anthère, du stigmate, du pollen, de l'ovaire, de la graine; que l'enfant voie la conjugaison de la sjnrogyra et il possédera une connaissance qui fera beaucoup pour prévenir le mal, et moral et physique.

Entre la simple masse de protoplasma enfermée dans une capsule amorphe de cellulose, qui forme l'œuf de l'algue, et lœuf complexe des mammifères, avec son follicule vasculaire, il y a une diiTércnce merveilleuse dans l'élaboration du détail, mais aucune différence dans le principe. La capsule de cellulose est l'ovaire et l'utérus chez l'un, et les germes conjugués sont à la fois le vagin et l'oviductc; dans cette simplicité, la complexité provient seulement de la spécialisation de la structure et non de l'introduction de quelque chose de nouveau d^ns le principe.

Chez les algues et dans beaucoup d'autres cas, même dans la vie animale, comme chez les pucerons, nous avons deux modes de reproduction, ou plutôt de continuation : le premier est la production de la zoospore (spore-essaim) qui se produit sans la conjonction de deux cellules, et dont nous avons la trace unique, chez les mammifères, dans ce qu'on appelle la tumeur dermoïde de l'ovaire; le second mode est la formation de la zygospore

(spore-repos) par la conjonction de deux éléments, le mâle (grain de pollen, anthérozoïde ou spermatozoïde) et la femelle (ovule, oospore, g-erme-cellule, vésicule germinale), et c'est de cette manibre seule que l'ovaire humain doit procéder pour remplir complètement ses fonctions. Il ne faut pas oublier, cependant, que la zoospore et la partie femelle de la zygospore sont esscniiellement les mêmes, que leurs fonctions fondamentales sont exactement semblables, et que les propriétés introduites par l'addition de la cellule spermatique semblent plutôt être une extension de celles qui existaient déjà que la création de propriétés nouvelles. Jusqu'à quel point cette analogie s'étend-elle aux mammifères, et parliculièrementà l'homme? jusqu'à quel point a-t-elle été réduite? c'est là une des questions de biologie les plus intéressantes et, de plus, c'est une question sur laquelle nous ne savons encore absolument rien.

On a établi une confusion bien inutile dans les ouvrages et dans l'enseignement physiologiques par l'emploi de noms différents pour la même chose en des places différentes. Je dois répéter ici la protestation que j'ai souvent faite, dans mes leçons de biologie, contre cette pratique, et ma prédiction qu'il faudra reviser notre nomenclature entière et mettre de l'ordre dans cette confusion. Par exemple, pourquoi appeler l'élément mâle, grain de pollen chez la digitale, anthérozoïde chez l'algue, et spermatozoïde chez le mollusque? Il serait bien préférable de l'appeler anthérozoïde dans tous les cas, et il serait encore mieux de laisser de côté ces noms de l'ancienne mode, comme foUicxde deGmaf, disque, jiroligère, dans l'anatomie humaine, et de donner à ces éléments des noms comme oogonium, qui indiqueraient bien leur signification biologique réelle et commune.

Je crains bien qu'il ne soit au-dessus de mon pouvoir d'établir ■ une réforme de ce genre; néanmoins, dans les pages suivantes, jel m'efforcerai de familiariser le lecteur purement médical avec les^ termes de ce genre. -,

Il est absolument impossible d^étudier la pathologie et le traitement des maladies d'un organe comme l'ovaire sans bien connaître son anatomic et sa physiologie; et ici nous entrons sur un terrain vaste et jusqu'ici inépuisé. Dans les vingt dernières années, il n est peut-être pas d'organe sur lequel on ait autant

DE ,L'OVAIUK ET DE LA TROMPE o

écrit que sur l'ovairo ; il reste encore beaucoup à dire, et encore pins à découvrir. A l'œil nu on ne pourrait rien voir de moins intéressant et do moins important que l'ovaire humain ; et <('pendant c'est de lui que dépendent les affaires entières du monde. Quant à ce qui regarde le possesseur de la glande, pour son bien-être, et, si nous l'envisageons avec ses annexes, pour le bon état de sa santé, c'est l'organe le plus important de son corps.

Les descriptions de l'anatomie grossière de l'organe qu'on a données concordent assez bien ; mais entre celles de sa structure intime, de son développement, et les travaux publiés sur lui, il y a une grande diversité d'opinions.

De 1870 à 187o, j'ai fait de nombreuses recherches, mais depuis lors mes occupations ne m'ont pas permis de les poursuivre aussi complètement que d'autres l'ont fait, particulièrement M. F. M. Balfour, l'enibryologiste distingué. Mes travaux s'accordent absolument avec ses conclusions et ses descriptions, aussi loin qu'il ait été, et par conséquent, dans cette partie de mon sujet, je me suis beaucoup servi de ses mémoires dans mes descriptions ; et quoique je ne veuille pas déprécier les efforts des autres auteurs, je suis forcé de dire que c'est M. Balfour qui a fourni de beaucoup les résultats les plus importants et les plus complets.

Les ovaires sont, comme la plupart des autres organes du corps, placés symétriquement de chaque côté de la ligne médiane, à une certaine distance ; ils sont situés de la même façon ; ici cependant la règle ordinaire des différences apparaît, car je n'ai jamais vu, sur une même personne, les deux ovaires exactement semblables comme situation, volume, forme et aspect. On observe des variétés infinies dans tous ces détails, et toute description peut n'être applicable qu'à un cas particulier, ou à la moyenne des cas.

Le volume de l'ovaire varie aux différentes périodes de la vie ; et, à un moindre degré, dans leur éloignement de l'utérus. Nous donnons plus loin le tableau des mensurations d'Henning, et le fait le plus digne de remarque qu'on y trouve, c'est que c'est dans les six premières semaines après la parturition qu'il est le plus volumineux. Cela peut résulter d'un état pathologique quelconque des ovaires qui ont été examinés; mais, à côté de cela, il est curieux de noter cette affirmation des éleveurs de chevaux, qu'une jument

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