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DK LA PNEUMONIE DANS LES FIÈVRES PALUDÉENNES

sa signification aux mouvements Iluxionnaires qui s'effectuent vers d'autres appareils, mais marquée par des manifestations cliniques plus saisissantes, en rapport avec la haute importance physiologique de l'organe atteint.

Une analyse précise de l'accès de fièvre simple montre que la congestion pulmonaire fait toujours partie, à des degrés variables, des lésions viscérales qui se produisent sous son influence. La plupart des paroxysmes fébriles s'accompagnent des signes incontestables de l'irritation des voies respiratoires : des douleurs thoraciques difl'ases ou circonscrites, la toux sèche et quinteuse, de la sibilance, des bulles de râle sec ou humide sur différents points du thorax sont mentionnés très fréquemment. Des degrés intermédiaires rattachent d'ailleurs ces expressions atténuées de la fluxion pulmonaire au groupe spécial de faits que nous avons en vue à ce moment, et justifient l'interprétation que nous en donnons.

Il est difficile de préciser les conditions qui donnent à cette congestion une importance prépondérante. Une certaine part doit être faite aux influences saisonnières, car la plupart des observations que nous avons consultées se rapportent aux premiers ou aux derniers mois de l'année. Mais, si les intempéries étaient seules en cause, les accès pneumoniques seraient observés plus fréquemment en hiver; elles sont d'ailleurs insuffisantes à expliquer les rechutes qui surviennent dans les salles mêmes (Mesnard). Il est donc vraisemblable qu'elles sont secondées par d'autres conditions plus obscures, notamment par la prédisposition individuelle aux congestions pulmonaires, prédisposition dont la réalité a été depuis longtemps établie par la clinique *.

Nous rappellerons que certaines pneumonies anomales, indépendantes d'ailleurs de l'infection malarienne, affectent une marche irrégulière et en quelque sorte paroxystique ;

* Quoi qu'il en soit de celte pathogénic, ce scongestions ne sauraient être idcn-

lUiecs avec les lésions de la pneumonie, même lorsque par leur répétition à

inlervallcs rapprochés elles aboutissent à l'engouement du parenchyme. Ce serait

confondre au nom de la lésion des processus absolument distincts dans leur

natun,. Une telle erreur d'interprétation na pu être évitée à une époque où li

spccihcite eUologiquede la pneumonie n'était point reconnue, où, le professeur

uisollc pouvait assigner indistinctement pour causes suflisantes à cette allection

r,n-d '*"'f°""'"'-'=«' '«^ '-''"'nalisme, les traumalismos du poumon, enfin

la maïaiia elle-iiiôme.

elles procèdent par poussées successives, et chacune de ces poussées est marquée par une recrudescence du mouvement fébrile. La distinction entre de pareils faits et les précédents est délicate au milieu des foyers de malaria. Mais dans les pneumonies anomales, les paroxysmes ne sont soumis à aucune périodicité régulière, ils ne débutent pas par du frisson et ne se terminent point par des sueurs comme dans les fièvres pneumoniques ; la tuméfaction de la rate y est moins rapide que dans ces dernières, et l'action de la médication quinique nulle ; enfin la mélanémie leur est absolument étrangère. L'application de ces données à l'analyse clinique suffira en général à lever les difficultés du diagnostic différentiel.

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