LES INFLAMMATIONS. — LES HÉPATITES CHRONIQUES PALUD
que se dcveloppenl sourdement les lésions organiques du foie. Chez quelques sujets enfin, la liaison avec d'autres rnanileslations palustres est des plus évidentes : c'est au décours d'une fièvre grave qu'éclatent soudainement les symptômes hépatiques, ictère ou ascile; ces symptômes peuvent rétrocéder et reparaître à la suite d'une nouvelle récidive de fièvres. Si l'affection hépatique prend une allure continue, son cours est traversé par des accès fébriles irréguliers ou par des séries rémittentes; et à l'autopsie, on trouve une mélanémie généralisée.
11 resterait à établir une liaison pathogénique entre la malaria et l'hépatite; nous ne chercherons pas à dissimuler la difficulté du problème.
Les lésions que nous avons étudiées dans d'autres parties de cet ouvrage, telles que les hypérémies, les atrophies, la surcharge pigmentaire, nous ont paru se rattacher à la malaria au titre de phénomènes secondaires, dépendant de la destruction des globules rouges. Mais pour expliquer le développement de lésions inflammatoires, nous ne pouvons invoquer ni la suractivité fonctionnelle, imposée à la glande, dont la conséquence légitime est plutôt l'épuisement de l'activité propre des cellules hépatiques et leur déchéance organique, ni l'encombrement des réseaux capillaires par des cellules mélanifères, puisque la mélanémie n'a été constatée que dans la minorité des cas, ni la surcharge des cellules par le pigment hématique , puisque , par une exception singulière et tout à fait digne d'être notée, nos préparations d'hépatites se distinguent de toutes les autres préparations de foie palustre par l'absence presque complète de ce pigment.
Nous ne voyons que deux hypothèses possibles : ou bien la malaria crée seulement, par l'hypérémie habituelle du foie, une prédisposition à l'inflammation, et l'hépatite dépend d'une cause spécifique inconnue. Ou bien, cette cause spécifique est précisément la malaria. Nous inclinons vers cette dernière opinion, parce que les lésions observées aux diverses périodes de l'intoxication forment une chaîne ininterrompue. Chez les sujets qui succombent dans le cours de la malaria, quelle que soit l'aflection qui a entraîné la mort et quelle qu'ait ete la durée de l'intoxication, le foie n'est presque jamais normal; on y retrouve, quelquefois seulement à l'état d'ébauche, niais
toujours dans leur connexion caractéristique, les lésions de l'hépatite parenchymateuse et de la cirrhose.
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Hépalile nodulaire et Adénome. — (4) Rokitansky, Wiener allgem. nied. Zeitung, 1855. — (5) Klob, Scheinbarc Lebcr Adénoïde. AViener med. Wochenschrift, 1865. — (6) FniEDREiCH, Ueber multiple Knotige Ilyperplasie der Leber und Milz (Virch. Arch.,B. XXXIII). — (7) Griesinger, Archiv.der Heilkunde, 18G4.. Traduit en français in Arch. gén. deméd., 1864. — Rindfleisch, Arch. der Heilkunde, 186-t. — Eberth, Virch. Arch., B. XLIII. — (8) Lancereaux, Gaz. méd. de Paris, 1867, et Atlas d'anat. pathol., p. 77. — (9) Lewitski und Brodowsky. Ein Fall von sogenannter acuter gelber Leberatrophie (Virch. Arch., B. LXX, 1877). — (10) Kelsch et Kiener, Contrib.à l'histoire de l'adénome du foie (Arch. dephys. n. etpath., 1876). — (11) Kelsch et Kiener, Hypérémies phlegmasiques etinflam. parench. du foie (Arch. de phys., 1878). — (12) Kelsch et Kiener, Hépatite parenchymateuse chronique ou nodulaire (Arch. de phys., 1879). — (13) Sabourin, Contrib. à Pétude de l'hépatite parench. nodulaire (Arch. de phys., 1880). — (14) Sabourin, Atrophie rouge avec évolution nodulaire graisseuse (Arch. de phys., 1884). — (15) Sabourin, Sur une variété de cirrhose hyperlr. du foie (Arch. de phys., 1881). — (16) Hutinel, Étude sur quelques cas de cirrhose avec stéatose du foie (France méd., 1881). — (17) Lauth, Essai sur la cirrhose tuberculeuse. Thèse de Paris, 1888.
Cirrhoses. — (18) Kelsch, Les affections du foie en Algérie et les variations de l'urée (Progrès méd., 1880). — (10) Cornil, Note sur l'état des canalicules biliaires dans l'atrophie jaune aiguë du foie (Arch. de phys., 1872). — (20) Cornil, Note pour servir à l'histoire anatomique de la cirrhose hépatique (Arch. de phys., 1874). — (21) Hanot, Essai sur une forme de cirrhose hypertrophique du foie. Paris, 1876. — (22) Charcot et Gombault, Notes sur les altérations du foie consécutives à la ligature du canal cholédoque (Arch. de phys., 1876). — (23) Charcot et Gombault, Contribution à Pétude anat. des différentes formes de la cirrhose du foie (Arch. de phys., 1876). — (24) Kiener et Kelsch, Note sur la néoformation de canal, bil. dans l'hépatite. (Arch. de phys., 1876). —
(25) Charcot, Des cirrhoses épithéliales en général (Progrès médical, 1878). —
(26) Ranvier, Leçons sur les maladies du foie. (Journal de micrographie, 1886 et 1887). — (27) Brieger, Virch. Arch., B. LXXV. — (28) Posner, Virch. Arch., B. LXXIX. — (29) Ackermann, Ueber hypertrophische und atrophische Lebercirrhosc (Virch. Arch., B. LXXX, 1880). — (30) Kelsch et Wannebroucq, Noie sur un cas de cirrhose hypertr. avec ictère (Arch. de phys., 1880). — (31) Kelsch et Wannebroucq, Contrib. à Phistoire de la cirrhose hypertr. du foie (Arch. de phys., 1881). — (32) Hanot et Schachmann, Anat. pathol. de la cirrhose hypertr. avec ictère chronique (Arch. de phys., 1887, 1" sem.). — (33) Straus, Étude expérimentale sur la cirrhose alcoolique du foie (Arch. de phys., 1887, 2« sem.).