i LKS INFLAMMATIONS. - LA NÉPHRITE l'ALUDÉKNNE
nettes de petites cellules indifférentes, conservent leur individualité au sein du tissu conjonctif épaissi, plus ou moins chargé de cellules rondes et plus ou moins vasculaire; ils sont limités par une mince paroi et quelques-uns conservent encore une lumière appréciable.
Éléments glandulaires et tissu conjonctif paraissent excités simultanément et au même degré à l'hyperplasie embryonnaire; à la périphérie, en effet, des îlols encore ménagés, on voit les glomérules surchargés de cellules, les tubes urinifères un peu amoindris de calibre, mais perméables et tapissés d'un épilhélium à noyaux nombreux , que borde une mince couche de protoplasma granuleux; entre ces tubes se dessinent^ déjà des cloisons rosées de tissu conjonctif nouvellement formé (fig. 32, Gc, Tc^, Te).
Dans d'autres cas, la structure tubulée de la glande est presque méconnaissable. Un feutrage de fibres conjonctives, chargé do cellules fusiformes et rondes, forme un réseau à cloisons grêles dont les mailles circulaires ou elliptiques sont remplies de cellules rouges. On ne distingue au pourtour de ces amas cellulaires, produits de la prolifération épithéliale, aucun vestige de paroi propre; celle-ci est intimement confondue avecle slroma conjonctif.
Enfin, il existe une troisième disposition, aussi fréquente que la précédente. Dans les foyers de sclérose, chaque section de tube est marquée par un groupe de petites cellules d'un rouge vif, entouré et pressé par une paroi propre très épaisse et colorée en rose pâle. Les glomérules apparaissent sous forme de petits pelotons fibreux étroitement enserrés dans une capsule épaisse, de structure lamellaire, colorée en rose pâle. Les éléments glandulaires ainsi modifiés sont embrassés de toutes parts par un stroma de structure fibreuse, dense, plus ou moms riche en cellules, dont les cloisons ont une épaisseur à peme égale au diamètre des sections tubulées.
Les confins des foyers montrent le début du processus : dans les tubes urinifères, la multiplication des cellules épithcUales, d'abord très active, est bientôt arrêtée par la conslriction résultant de l'épaississement de la paroi propre; il en est de même dans les glomérules dont l'épaississement progi^îssil de la capsule détermine l'atrophie et la transformation hbrcuse, avant que l'hyperplasie cellulaire y soit abondante. Les diiit-
iNÉPHlUTE DIFFUSE OU GLOMÉRULAIRE. 765
reiils aspects se trouvent souvent réunis sur une même série de préparations.
Des lésions de même nature s'observent dans cette forme de néphrite à marche lente et à foyers circonscrits, que nous avons mentionnée à côté de la précédente. La structure des parties sclérosées diffère seulement de celle que nous venons de décrire par eur pauvreté en cellules et en vaisseaux. La particularité a plus notable, c'est la démarcation nettement tranchée entre les foyers ou la transformation scléreuse est aussi complète que possible et le reste de la glande dont la structure est peu modiliee. Lorsque le rein renferme plusieurs de ces foyers, ceux-ci sont relies entre eux par des traînées plus grêles, où la sclérose est moins avancée et qui traversent la substance corticale sans être assujetties dans leur distribution à aucune loi déterminée Que la sclérose soit diffuse ou circonscrite, il est toujours lacile de reconnaître que les glomérules lui offrent un sièoe d élection. Autour des glomérules sains, les tubes urinifères et le stroma sont épargnés. Dans les territoires où la sclérose débute, les glomérules sont les premiers éléments atteints Dans les foyers où la sclérose est avancée, ce sont encore les glomérules qui sont le plus profondément altérés
Les altérations que l'on trouve en dehors des foyers de sclérose sont de même ordre, mais moins prononcées que dans la néphrite aiguë. La congestion étant moindre que dans cette dermere, les sécrétions muqueuses et les hémorrhao-ies sont aussi plus restreintes. Le calibre des tubes urinifères n'est pas sensiblement modifié et leur épithélium est médiocrement tuméfie et imprégné de pigment brun sombre; quelques-uns renferment des tubes hyalins, mais nulle part on n'y voit cet abondant déchet de matière granuleuse et de vésicules hyalines que nous avons indiqué dans la néphrite aiguë. Des infarctus lemoi ihag-iques occupent çà et là quelques groupes de tubes, au 1 bien dans les pyramides que dans la substance corticale Une circonstance digne d'être notée, c'est que dans les formes même chroniques de cette néphrite, les dégénéralions orais ^use et colloïde des éléments glandulaire^ dont rUlo
défaut''feJrT^' dans d'autres processus, font ordinairement ut-'aut, les kystes sont aussi tout à fait exceptionnels.
LliS INFLAMMATIONS.
- LA NÉl'lllUTE PALUbÉlilNNli.