‹ Traité des maladies des pays chauds [electronic resource]Chapitre 179 sur 213 · CONCLUSIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS GÉNÉRALES

Il résulte de cette enquête que, quels que soient les milieux et la latitude où nous considérions la malaria, celle-ci nous apparaît partout comme une maladie spécifique, infectieuse, dont la cause se développe dans le sol à la faveur de certaines conditions naturelles ou artificiellement produites, et d'une température moyenne de 20 à 25 degrés au moins.

Les conditions du sol résident dans sa richesse en matières organiques végétales, unie à une humidité permanente. Elles sont réalisées au premier chef par les terrains marécageux, et d'une façon plus générale par les terrains alluvionnaires. La constitution géologique est indifférente; la porosité, la richesse en matières' organiques et l'état hygrométrique sont, dans l'espèce, décisifs. Les terrains les plus variés sont susceptibles d'engendrer la fièvre, s'ils présentent à leur surface ou dans leurs fissures des dépôts d'humus périodiquement humectés. Cette humidité, non moins nécessaire que la chaleur, est fournie par la pluie, le débordement des rivières, les Ilots de la mer, la nappe d'eau souterraine; dans presque tous les foyers, elle est rendue permanente par l'imperméabilité du sol (argile).

Telles sont les notions fondamentales qui se dégagent do l'ensemble des faits précédents. Mais dans chacun des milieux où nous avons porté notre enquête, nous avons été mis en possession de quelque donnée spéciale qui ne ressort pas dans les

autres. , ,

L'étude comparative de la malaria dans les climats tempères et chauds nous a montré que la chaleur et l'aptitude du sol à produire la fièvre pouvaient se suppléer mutuellement dans

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