I. — Les médecins du siècle dernier (J. Larrey
Il n'y aurait pas grand gain, pour l'objet que nous avons en vue, à rechercher dans les écrits des médecins des siècles passés quelques documents épars sur les abcès du foie. Il suffira de rappeler que la relation qui^unit ces abcès à la dysenterie était connue de l'antiquité, et que Galien dut à cette notion un succès de diagnostic dont il nous a laissé un très agréable récit.
La même relation est signalée au siècle dernier par des médecins qui ont observé dans les circonstances les plus variées, Lind à Calcutta, Pringle à l'armée de Flandre, Petit le fils en France.
Mais l'hépatite des pays chauds ne fait réellement son entrée dans la littérature médicale qu'au commencement de ce siècle sous les auspices de J. Larrey, qui lui consacre un court mémoire dans les « Campagnes d'Egypte et de Syrie ». Vhépatitis est décrite sommairement par cet observateur, qui, parmi les labeurs d'une courte et glorieuse campagne,' avait vu passer comme en raccourci le tableau des affections tropicales, et en avait saisi et noté les principaux traits.
Il en attribue la cause à la chaleur brûlante du jour Sous cette influence, les graisses de l'épiploon et du tissu cellulaire principalement chez les personnes grasses, se liquéfient et reportées dans la circulation du sang se déposent dans le foie dont elles produisent l'engorgeipent et l'inflammation. 4 cette influence climatique s'ajoutent les causes occasionnelles telles que les fatigues de la campagne, l'abus des liqueurs spiritueuses, 1 usage de l'eau saumatre, la suppression de la tmns-
ubite de la diarrhée; - il n'est pas question de la dysenlei'ic. •'
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une expression plus savanle, pai' Annesley.