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DES FIÈVUKS GLIMATÉIUQUES DANS LES CLIMATS TEMPÉRÉS

acmé, la défervescence rapide au deuxième ou au troisième jour, l'intensité des phénomènes vasculaires et nerveux (fréquence et force des battements du cœur, vultuosité de la face, céphalée, courbature, rêvasseries), tels sont les caractères généraux de la fièvre éphémère simple. Mais fréquemment, des symptômes rhumatiques, gastriques, bilieux ou typhoïdes s'associent à ces traits communs, et réalisent des modalités cliniques variables suivant les cas.

Les circonstances au milieu desquelles se produisent ces fièvres éphémères dans nos pays, sont de nature à nous éclairer sur leur étiologie et sur leur nature.

Et tout d'abord, il est impossible de les rattacher aux grandes pyrexies régnantes dont elles ne seraient que des formes atténuées.

Des six cas qui font l'objet du mémoire cité plus haut, cinq se sont produits du 25 juin au 23 août 1884, c'est-à-dire pendant les fortes chaleurs de l'été ; le sixième s'est déclaré en février, c'est-à-dire au premier printemps.

Or, dans les premières semaines de juin, le rhumatisme articulaire, qui avait atteint son apogée en mars, achevait sa recrudescence annuelle. Vers le milieu du même mois, les cas de fièvre typhoïde et d'embarras gastrique fébrile commencèrent à se multiplier, constituant une petite épidémie qui atteignit son apogée à la fin de juillet, et s'éteignit dans les premiers jours d'octobre. Cette recrudescence estivale fut dans cette année 1884 d'une intensité moyenne, et ne présenta aucun caractère clinique prédominant. Les embarras gastriques avaient une allure lente, une période fébrile de 1-2 septénaires, avec une convalescence quelquefois prolongée; les symptômes gastriques et bilieux ne furent dans aucun cas bien prononcés. 11 n'y eut aucune sorte de maladie aiguë; les formes rémittentes de la malaria ne régnent pas à Montpellier, ou du moins ne furent pas observées durant cet été. En somme, sur le fond terne et banal de la fièvre typhoïde, les cinq cas de fièvre éphémère se détachent par leur allure décidée et leurs symptômes bruyants, sans qu'aucun fait puisse établir la transition.

En février 1885, l'état sanitaire était plus simple encore; depuis le 15 janvier, on n'avait guère reçu à l'hôpital qu'un certain nombre de bronchites. Le sixième malade était précisément convalescent de cette dernière affection quand il fut

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