‹ Traité des maladies des pays chauds [electronic resource]Chapitre 58 sur 213 · PYRÉTOLOGIE DES PAYS CHAUDS. — DES FIÈVRES CLIMATÉRIQUES · texte numérisé non relu

PYRÉTOLOGIE DES PAYS CHAUDS. — DES FIÈVRES CLIMATÉRIQUES

atteint de fièvre éphémère. Il n'y eut aucun cas de fièvre éruptive ni de grippe, ou fièvre calarrlialo. Cette petite épidémie de fièvre éphémère était donc bien isolée, et indépendante des autres maladies régnantes, avec lesquelles on ne pouvait la confondre.

Peut-on la rapporter à l'action directe des causes météoriques, notamment du chaud ou du froid ? La saison chaude a été sans doute une condition favorable à son développement, puisque cinq cas se sont produits de juin à août. Mais l'excessive chaleur n'en est pas la condition nécessaire, puisqu'un sixième cas s'est déclaré en février, par une température de 15 degrés. Si l'on examine chaque cas particulier, on voit que l'un des malades avait bu de l'eau froide ayant chaud, qu'un autre s'était assis sur un banc de pierre exposé au soleil, qu'un troisième avait fait une marche de 14 kilomètres sous un soleil ardent. Mais de pareilles circonstances ne sont pas notées dans les trois autres cas, notamment chez les deux hommes qui ont été atteints en prison, également préservés de l'insolation et du refroidissement. Il semble donc que le chaud et le froid peuvent bien être des causes prédisposantes ou occasionnelles de ces fièvres éphémères, peuvent aussi en modifier la forme symplomatique, mais qu'ils ne suffisent pas à les engendrer.

On est ainsi amené, jugeant par exclusion, à voir dans ces courtes pyrexies les manifestations spécifiques d'une cause encore inconnue, probablement infectieuse.

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