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III. — De la fièvre symplomatique dans la malaria

chronique.

Chez un grand nombre de nos malades atteints d'intoxicalion chronique, nous avons relevé certains processus fébrile: auxquels nous avons été amenés à reconnaître une autre cause que l'action pyrogône de la malaria.

Il s'agit d'un état pyrétique plus ou moins acccentué, qui se prolonge parfois plusieurs jours et même plusieurs scmninos à la suite des accès sériés. Tantôt ce sont de légers paroxysmes vespéraux, sans frisson initial, et à température peu élevée, plus souvent il s'agit d'un mouvement fébrile continu, do 38 degrés à 38*,5, et figurant sur le Iracé graphique une ligne faiblement brisée (fîg. 27).

Cette fièvre se montre plus spécialement à la suite des accès violents accompagnés d iclère ou d'hémoglobinurie. Pendant sa durée, le foie et la rate sont toujours tuméfiés et le siège d'une douleur sourde et continue. Elle ne s'accompagne point d'une destruction marquée des globules rouges, et l'exanieii

566 INTOXIG. PAI.UD. ClIUONIQUli. — IIYPIÏIIÉIVIIUS l'HLEGMASIQUES.

du sang', pratiqué au point de vue du pigment mélaniquc, est généralement négatif. Le sulfate de quinine est sans action, seuls les révulsifs sur les hypochondres se montrent parfois efficaces.

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Fièvre symptomatigue.

M..., chasseur d'Afrique, vin(;l et un aiw; en Algûric depuis cinq niois, TiÈvres contiaufillcs depuis deu\ niai^ ; aOmi* à l'hdpitnl le 8 novembre. Apyrcxic ju.iqu'au 16 ; puis deux scrien d'accès tierces, les 18, 20 et 22 novenilu'C : puis Ws t", H et 5 dticctnbrc. Uuns l'inlcrvallc et ensuite jusqu'au momcnl de la sortie, fièvre légère et presque continue, rcl^elle au sulfate de quinine el accompagnée d'une douleur vive à 1.i région spléniquc; douleur moindre à la régiou hépatiqiti;. ^

n..., quarante-neuf ,ms; journalier, vingt-six ans de apjour en Algérie; nombreuses atteintes de fièvre antérieure; vient d'avoir une rechute qui a duré un mois. On note : anémie, liyperLropliic considérable de la raie, fièvre modérée résistant au sulfate de quinine; douleur persistante dans les deux hypocliondres.

t vinnl-nm.r an». Icrrassirr, ,|n»lre ans ri« «joi.r ci, Algcrio; flovres rebelles depuis la première année, anémie, hyperliopLie énorme du foie el ,1e la r,le. ^e,nellen,.„. r.i.ro légère el nresnue conlmue. rebelle an sulfate de ,,u,n,ne el s.ins iiiélanémio. Pu 13 nombre au T novembre, jour de sonic, apvrexi

: cunslanle.

FiG. 27.

L'ensemble de ces caractères oppose cet état fébrile aux pyrexies palustres proprement dites. Nous pensons qu'il y a lieu de les rattacher aux phlegmasies hépatique et splénique nées sous l'influence de ces dernières. L'hépatite chronique, telle que nous l'observons en dehors des foyers à malaria, s'accompagne d'ordinaire d'un mouvement fébrile plus ou moins marqué, surtout dans ses périodes initiales. A fortiori doit-on s'attendre à un effet semblable dans les inflammations parenchymateuses palustres qui intéressent tous les viscères de l'abdomen, et dont l'évolution est en général plus rapide que celle de la cirrhose hépatique ordinaire.

ANALYSK DES SYMPTOMES.

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