DES MALA-DTES DFS REINS EN GENERAL
a beaucoup d'analogie avec celui de certains ramoUisaemens morbides.
Les reins résistent plus long-temps que les autres viscères à la décomposition putride , par l'action de l'eau. Soumis à Ja macéraUon dans l'eau, ils se décolorent, etprennent quelquefois un aspect analogue à celui de la chair de veau ou bien un aspect légèrement transparent.
Cet aspect chair de veau des reins , blanchis par la macérai? tion, est bien diJïérent des reins décolorés par les diverses es? pèces d'anémies morbides.
§ 71. La substance corticale est plus facilement pénétrée par l'eau, que la substance lubuleuse. Lorsqu'on soumet à la ma-^ cération un rein divisé en deux parties égales par une incision pratiquée de sa circonférence à sa scissure , l'imbibition et la macération rendent certains états pathologiques des reins plus apparens, d'autres plus obscurs, et d'autres enfin toutà-fait méconnaissables. Ainsi, lorsqu'on fait macérer des reins qui présentent des granulations de Bright, peu distinctes, KeaUj en imprégnant les points de la substancecorticale qui les entoure, en lui donnant une demi-transparence, rend beaucoup plus apparentes ces granulations, dont la teinte est matte et lai" teuse. C'est pour cette raison aussi qu'elles sont ordinairement plus visibles à la partie inférieure du rein droit, qui , par le voisinage du colon ou de la vésicule du fiel, éprouve souvent un commencement de putréfaction avant les autres parties du rein.
La macération ou même le séjour momentané des reins dansl'eau, change leur aspect, altère la plupart des colorations morbides, surtout les colorations rouges.
Des maladies des reins en général.
^va. Je décrirai d'abord les plaies des reins comme étant leur lésion la plus simple , au moins dans sa nature. Viendra ensuite l'histoire des inflammations rénales : la néphrite simple, quelquefois consécutive aux blessures du rein, forme la transition entre ce groupe et celui qui précède.
Sous le nom depyélitc , j'ai réuni les inflammations du bassinet, bien distinctes des néphrites proprement dites. La combinaison de ces deux inflammations constitue une lésion plus compliquée que j'ai désignée sous le nom de pyèlo-nèphrilc. J'ai compris sous la dénomination de péri-néphrite les inflammations des membranes et les abcès des reins et du tissu cellulaire extra-rénal. Enfin , les fistules rénales terminent l'histoire des inflammations du rein et du bassinet, dont elles sont une des suites les plus graves.
. Les hèmorrhagies rénales ayant par leurs causes plusieurs points de contact avec les inflammations et pouvant être l'effet des blessures des reins, par ce double motif, j'ai cru devoir traiter des hémori'hagies immédiatement après les sections précédentes.
L'hypérémie et l'anémie, l'atrophie et l'hypertrophie étant rai'ement essentielles et primitives, l'anémie et l'hypérémie se monU-ant dans plusieurs étals de l'inflammation des reins, précédant ou accompagnant les hèmorrhagies, il m'a paru qu'il y avait quelque avantage à les rapprocher des cas pathologiques dans lesquels on les observe le plus ordinairement.
La rétention d'urine dans le bassinet, les calices et les conduits vuinifères donne lieu à des iumeurs fluctuantes {hydronéphroscs) que j'ai cru devoir réunir avec les kystes dans un juème groupe.
Après la description de ces lésions générales des reins, j'exposerai quelques faits relatifs aux maladies de leurs vaissewitx et de leurs autres tissus élémentaires.
Viendront ensuite les transformations et les dégénérescences organiques, les tissus ou les matières accidentelles, homologues ou hétérologues ; altérations , en général, plus graves que les précédentes et le plus souvent incurables.
Les corps étrangers , animés et inanimés, forment un groupe distinct.
Je me suis , à défaut d'observations suffisantes , bonaé à quelques remarques sur les névroses et sur la gangrène des reins.
DES MAL.IDIES DES REINS EN GliNÉRAL. 3']
Enfin j'ai réuni, dans un avant-dernier groupe, les «710malîes que les reins présentent dans leur siluation , dans levir forme, etc. La connaissance de ces faits est nécessaire pour éviter des erreurs graves dans le diagnostic des tumeurs de l'abdomen. '
Les altérations de la sécrétion unnaire forment un dernier groupe, des plus importans , par le nombre et la variété de ses élémeus.
PROLÉGOMàWBS. -