III
Tète. ^J^ peu de séro3i|,é épanché danai U cjivité des veutricules; substance cérébrale molle et Irça pâle; iqjeçlioa asw6 forte de la pie-mère.
Poiliùie. Poumon droit sain, mais partout adhérent à la plèvre çostale. A gauche, épanchepient de deux à trois cuil-r lerées de sérosité dan^ la cavité de la plèvre, dont la surface était injectée en rouge brun vers les parties latérales inférieures de la poitrine. Dans le lobe iqférieur du poumon du même côté existaient trois à quatre petites masses blanchâtres qui fqrn}aient autan^ de foyerg puruj^qs , dont le plus volumineHJç aurait contenu un grosse aveline, La substance pulmonaire en^ vironnante était exempte d'ulcératjop.
Abdomen. L'extrémité supérieure èu l'eip gauche contenait yn abcès dp mpme nature et dç même dimension que ceux du pqumon ; il était situé toiit-à-fait superficiellement : cet organe du reste était sain partout ailleurs. La veine rénale gauche passait çlerrière l'aQvle, disposUion anomale qui n'était point la seule particularité qu'elle présentât J sa cavité était en eQef recouverte d'une couche de pus, commençant à s'organiser en fausse membrane; ses parois étaient épaissies, sa membrane interne avait perdu son poU naturel eÇ olïrait une couleur rougeâtre; déplus, toutes les petites veines qui rampent dans l'épaisseur du muscle psoas gauche, laissaient couler du pus de leurs cavités i quand on les comprimait ; mais leur calibre é(ait trop petit pour qH'Pîi ait pu s'assurei' positivement 9\ leurs parois présentaient quelque altérationr Le rein et la veige rénale droite étaient dans l'état natureli Le foie pt la rate n'on( rieP présenté de particulier. La membrane muqueuse de l'eslpmac aflVait plusieurs plaques d'un rouge vif, et çà et Jaune cqu-s leur marbrée etardoisée^ les intestins étaient entièrement sains,
§ 882. J'ai vu chez un nouveau né un rein parfaitement Sain^ dont la veine çonlenait du sang liquide, tandis que la veine du rein du côté opposé et qui présentait inférieures ment une anémie remarquable, contenait uu caillot fihriueux, Ce caillot se prolongeait dans les branches de la veine qui se distribuaient dans la portion décolorée de la substance rénale.
§ 883. Dans le cancer de l'utérus et dans quelquesi maladies
DES VEINES RENALESi 595
des ovaires, la veine ovarique s'enflamme et le mal gagne la veine rénale. Madame Rouland, âgce de 4» ans, veuve, sans étal, née à Rouen , atteinte d'une ulcération cancéreuse large et profonde de l'utérus, d'une liydropisie des membres et d'une cachexie générale, fut apportée mourante à l'hôpital de la Charité le 7 septembre i836, et y mourut le 12 du même mois. A l'autopsie du cadavre, je trouvai la veine rénale du côte gauche et ses divisions lemplies par un caillot fibrineux, en partie d'un rouge-noir , en partie décoloré. Ce caillot ne se continuait point dans la veine cave; mais il se prolongeait dans toute l'étendue de la veine ovarîque du même côté et jusque dans les ramifications de cette veine dans l'ovaire. Il y avait également des caillots dans les veines utérines; les parois de la veine ovarique et de la veine rénale éluient épaissies. Du reste, le rein avait son apparence naturelle.
L'utérus pesant et incliné en arrière, comprimait le rectum et occupait toute la cavité du petit bassin. Le museau de tanche présentait un large ulcnre à surface inégale, fongueuse, grisâtre, parsemée de points rouges. La portion du vagin qui embrasse le col de l'utérus était fortement injectée et tachetée d'ecchymoses ; la membrane muqueuse était épaissie. Les dimensions de la cavité de l'utérus n'étaient point I augmentées; le volume de la moitié gauche de cet organe était j plus considérable que celui de l'autre moitié ; ses parois avaient ! plus de dix-huit lignes d'épaisseur. Vu à la loupe, le tissu de l'utérus paraissait formé d'une trame fibreuse, dans les mailles de laquelle était déposée une matière à demi liquide , d'utl blanc grisâtre, qu'on pouvait exprimer par la pression et semblable à certains fromages pour la couleur et Consistance. Le côté gauche de l'utérus était plus ramolli que le côté droit. Là partie ulcérée du col était tellement ramollie , que , pressé entre les doigts, le tissu de l'ulérils altéré , s'écrasait et se réduisait en pulpe Ou en un détritus d'uu blanc grisâtre, parsemé de points rouges. Les veines du rein droit ne contenaient point de caillots. La vessie était saine, le foie, la rate él l'intestin n'oflVaient point d'altérations. Il y avait un peu de sérosité dans les plèvres.
59(3 INFLAMMATIOIV
§ 884. Chez une femme âgée, morte d'un cancer de l'eslomac, la veine rénale du rein gauche était oblitérée par un caillot fibrineux; ses parois étaient épaissies j la fibrine en partie décolorée offrait des portions blanches et rouges. Ce caillot partait de la veine cave, qui contenait du sang liquide et se prolongeait dans plusieurs arcades de la veine rénale. L'artère rénale était saine; le rein, d'un petit volume, avait sa consistance naturelle ; sa surface était parsemée d'une mullilnde de petits kystes séreux et transparens; l'uretère était dans l'état normal.
Le rein droit, également d'un petit volume, parsemé d'un grand nombre de kystes, était placé plus bas que de coutume, et reposait par son extrémité inférieure sur la partie supérieure de la fosse iliaque. La capsule surrénale était restée au-dessous du foie, dans sa place ordinaire.
§ 885. Dans le cas suivant il y avait à-la-fois inflammation de la veine ovarique, de la veine rénale et de la veine cave inférieure. Une jeune femme , entrée à l'hôpital de la Charité, au mois de février i835, avait éprouvé, trois semaines après un accouchement naturel, du gonflement au membre inférieur droit, avec douleur dans la région inguinale et dans la direction des vaisseaux de la cuisse. Le gonflement et la douleur persistèrent quelque temps. Une semaine après, la douleur se fit sentir à l'aine du côté opposé , et il se manifesta un gonflement œdémateux à la partie supérieure de la cuisse, et qui s'étendit à tout le membre. Pendant cet intervalle, on avait fait des applications de sangsues et de cataplasmes, et la douleur avait disparu presque entièrement. La douleur revint une seconde fois, et les deux membres furent œdénialiés. Huit jours avant la mort, l'œdème avait peu-à-peu diminué; ou ne sentait plus la corde veineuse qu'on avait observée dans le jour de la maladie. Celte femme succomba le 7 mars.
Autopsie du cadavre trente-six heures après la mort. — titat extérieur. Maigreur extrême, membre inférieur droit un peu œdamalié. Tête: cerveau, cervelet et moelle allongée sains. Poitrine: un peu de sérosité limpide dans le péricarde; cœur sain. Sommet des deux poumons adhérent à la poitjiue,
DES VEINES RÉNALES. 5c)'J Tubercules infiltrés et quelques petites excavations dans les lobes supérieurs des poumons. Membrane muqueuse de l'estomac un peu arborisée à son grand cul-de-sac. Membrane muqueuse du jéjunum blanchâtre ; vers la fin de l'iléon huit à dix ulcérations arrondies, ayant depuis deux lignes jusqu'à cinq lignes de diamètre , à bords saillans , comme déchiquetées et sans rougeur. Dans le cœcum et le colon, jusque vers la partie moyenne de la portion transverse du gros intestin , douze à quinze ulcérations , dans une longueur de dix pouces. A partir de la valvule iléo-cœcale on voit des vaisseaux injectés ramper sous la membrane muqueuse et dans son épaisseur. Les ulcérations dans le cœcum sont en voie de guérison ; les bords en sont afifaissés et la membrane muqueuse forme, tout autour, de petits plis comme si elle avait été tirée vers un centre. Le foie volumineux et pâle a les apparences du foie gras des phthisiques. Rate saine. La veine porte et les veines du foie sont libres et sans caillots. La veine cave inférieure, depuis son origine jusqu'un ; peu au-dessus de l'origine de la veine rénale droite, est remplie par un caillot. Au-dessus elle contient du sang noir. Les veines iliaques primitives, les veines iliaques externes et internes, I toutes les branches qui en parlent , les crurales , les saphènes internes dans une partie de leur trajet, toutes les veines profondes des membres inférieurs sont remplies de caillots qui les 1 distendent comme si on les avait injectées. La veine ovarique et la veine rénale du côté droit sont également obstruées par des caillots. Les veines qui forment un plexus autour du vagin contiennent des caillots que l'on peut suivre jusque dans la matrice. Dans la veine cave le caillot adhère peu à la membrane interne de ce vaisseau ; il est cylindrique comme la veiné, excepté à la partie supérieure, au-dessus de la veine 1 rénale droite oii il s'amincit et n'occupe qu'une petite partie ( du calibre de la veine. Ce caillot se prolonge dans la veine I rénale et dans la veine ovarique droites. Dans la veiûe cave il f est blanc et seulement recouvert de quelques petites couches I rougeâtres de sang, plus récemment coagulé. Au centre de < ce caillot on voit de petites anfractuositéa non disposées en canal régulier, mais qui communiquent entre elles. D'une de
ÔgS MALADIES
ces loges s'écoule une matière liquide d'un jaune pâle, mêlée de petits débris de sang altéré. Les parois d'une autre de ces loges sont enduites d'une matière liquide, d'un blanc jaunâtre semblable à du pus ou de la fibrine ramollie. Dans la partie de l'iliaque primitive gauche qui passe sous l'aorte, le caillot avait peu d'épaisseur; la veine et le caillot étaient aplatis. Le caillot dur et blanchâtre adhérait à la veine plus fortement (jue partout ailleurs et n'offrait pas de loges ou de sinus à son centre. L'extrémité du caillot de la veine cave ue remplissait point la veine. Celui de la veine iliaque primitive droite et des veines qui s'y rendent était d'un rouge-noir et d'autant moins consistant qu'on l'examinait plus près de son extrémité inférieure. Dans les veines crurales et dans les branches de la veine rénale du côté gauche, le caillot était plus dur, en partie décoloré. Plusieurs veines qu'on pouvait suivre dans l'utérus étaient remplies par un caillot fibrineux dur. Le caillot de la veine ovariquc droite était moins décoloré que celui des veines iliaque et crurale gauches. Les veines hypogaslriques contenaient aussi un caillot ferme et décoloré, Les parois des veines n'étaient sensiblement altérées ni dans leur couleui-, ni dans leur épaisseur ; seulement, en quelques points , on en détachait de petites lamelles très minces , comme membraneuses. La veine ovarique gauche contenait un caillot très mince et décoloré.
L'utérus était un peu plus gros que d'ordinaire, de forme régulière (la malade était accouchée sept semaines avant la mort). L'intérieur de l'utéi'us était noirâtre; celte coloration s'étendait à près d'une ligne en profondeur} la consistance de son lisBU était ordinaire; on voyait, entre les deux plans de fibres, des vaisseaux vides et d'autres remplis de caillots. Le vagin, les ovaires et les trompes étaient à l'état sain.
§ 886; M. Robert Lee (i) a aussi noté la propagation de l'inflammation de la veine ovarique à la vejne rénale. Suivant lui, l'iuflamniaiion se termine ordinairement d'une manière brus-
(i) Robert Lec, [fiesearçlies on llie pat/wlogjr and irealment of mm of the most important diseuses of women, '
DES NEBi:9 DÉ9 REINS.
qUe à l'oUverlUte de la veine sperraàlique du côté droit) OU dfe la veine rénale du côté gauche. Si elle gague> comme elle lë fait quelquefois, la direction des reins, la substance de ces organes, ainsi que leurs veines , peut être engagée dans la maladie. Plus loin il ajoute avoir vu la veine rénale gauche datis le même état que la spermatique, et la substance du rein gautlie t molle et vasculaire.
M, Dugès (i) rapporte que, chez une femme morte de suites (' de couche, il y avait, entre l'ovaire gauche et la trompe uté- ; rine, un abcès du volume du pouce, et que cet abcès était i! lè point de départ d'un cordon de veines épaissies et remplies, » au lieu de sang^ d'albumine en gi'umeaux puriformes et jau- I tlâtres,' que ces veines se rendaient à la rénale, qui offrait elle- I même des altérations scTiblables jusque dans le rein d'une } ^art,et de l'autre jusqu'à la veine cavé^ Enfin, M. .VelpéàU (2), i a. aussi noté la propagation de la phlébite ovariqUe aux veines I émulgentes.
Maladies des nerfs des reins.
§ 887. Le plexus rénal et les nerfs qui se distribuent dans les reins peuvent augmenter de volume dans les cas d'hypertrophie de ces organes (Atlas, Pl. xKXVii, fig. 2 et 3 ).
Je n'ai pas examiné avec assez de soin le plexus rénal dans les cas d'atrophie des reins, pour pouvoir dire si les nerfs participent plus ou moins aux arrêts de développement des reins ou à la diminution de leur nutrition. J'ignore également si les nerfs des reins peuvent être le siège de véritables névralgies indépen-
• dantes d'autres affections ou de lésions des organes voisins.
Dans la colique néphrétique , la douleur, si vive , si aiguë , ai anxieuse , puisqu'elle va quelquefois jusqu'à la défaillance , résulte de la distension de la tunique fibreuse de ce conduit
(i) Dugès (Ant.), Sur la distinction cntfe la névrite et la plilébUe [Rev^e
• rhédicate, 1824, t. in, p. 411).
(a) lUvue médicale, iSaj, t. xui, p. a6.
excorié par le passage d'un gravier et non d'une lésion des nerfs des reins. Dans la néphrite et dans la pyélo-néphrite lorsqu'il n'existe pas d'abcès extra-rénal, le plus souvent les reins ne sont sensibles que dans les points qui peuvent êlre comprimés.
Les femmes hystériques se plaignent quelquefois d'une douleur très vive dans les régions lombaires ou dans un seul côté des lombes. Cette douleur, que quelques auteurs ont décrite comme une véritable névralgie, et qui simule quelquefois une colique néphrétique, dépend peut-être plus d'une afleclion de la moelle épinière et des nerfs lombaires que d'un état de souffrance du plexus rénal. J'ai vu deux femmes hystériques, devenues paralytiques, se plaindre d'une douleur habituelle dans la région lombaire droite, s'cxaspérant comme par accès, sans que l'urine offrît d'altération remarquable. Cette douleur n'était point évidemment limitée au rein, mais elle ne s'étendait pas, non plus, régulièrement suivant le trajet des nerfs lombaires ; parfois même elle semblait occuper tout l'iiypochondre. Enfin de véritables névralgies des lombes peuvent jusqu'à un certain point simuler une affection nerveuse des reins. On a même vu des anévrysmes de l'aorte descendante occasioner, dans la région rénale, des douleursassez vives pour simuler une affection d'un des reins. {Obs. i.)
Il est peut-être bon de remarquer que, sous le nom de néphralgie, on a désigné généralement non une affection nerveuse essentielle des reins, mais bien toutes les douleurs dont ces organes peuvent être le siège , comme on pourra s'en convaincre en consultant les observations rassemblées sous ce titre par Plouquet ( Litleratura mcdica digesta , art. Renis dolor, nephralgia).
Sydenham a exposé les signes par lesquels en peut distinguer le paroxysme hystérique qui simule la colique néphrélique(j)> de la colique néphrétique elle-même , produite par la présence
(i) « In ista liysteric-B affectionis spccie jara descriptà, qu.i? jiaroxysiiuiiii nephreticum imitatur, etc. <• (Sydcnbara. Opéra, t. i, p. 278, iu-4 , Oeusv.-c,
DES NERFS DES REINS. 6oi
de graviers dans les conduits de rurinc. Des dix-sept espèces de névralgies admises par Sauvages (x) , une seule ( la néphralgie hystérique) peut être considérée comme une affection nerveuse. Dans ces derniers temps, Alibert (2), en réduisant les néphral-
, gies à trois espèces, comprit sous ce nom des affections variées
I et douloureuses des reins ( néphralg. calculeuse , néphi alg.
s spasmodique , néphralg. goutteuse).
G. Strambio (5) a cité un cas de névralgie lombaire guérie
V par l'acupuncture , et qui avait été prise pour une douleur occasionée par un calcul rénal. J. F. Barailon (4) a publié
, l'histoire d'une maladie singulière qui se termina parla mort,
i et dans le cours de laquelle le malade éprouva des attaques^ principalement caractérisées par une douleur aiguë dans le
t flanc gauche et dans la région du rein. Le malade ne rendait
j point de gravelle.
M. Teale(5) a émis l'opinion de la possibilité d'une véritable
I névralgie dans les reins.
l Obs. I. — Douleurs atroces d.Tos la partie inférieure du dos et surtout dans la région du rein droit; anévrysme de l'aorte thoracique , ouvert dans la plèvre droite ; mort presque subite.
Jeanne Lamy, âgée de 46 ans, employée à la manufacture d des tabacs, entra à l'hôpital de la Charité dans le mois de juill let 1839, se plaignant de douleurs vives dans le dos et dans les r reins. Cœur volumineux, dont les battemens soulèvent la partie correspondante de la poitrine; deux larges bruits de souffle remplacent le tic- tac du cœur; bruits de souffle dans l'aorte et les artères du cou; frémissement de l'aorte; pulsations visibles des artères radiales; impossibilité de marcher vite ou de monter un escalier; quelquefois battemens avec un peu de
(1) Sauvages. Nosol. method., in-/|, Amstelodaini, f. u, p. ira, 1768.
(2) Alibert. Tfosolog. natur., t. x, p. 210, in-4, Paris, 1817.
(3) Joum. des progrès, 1829, t. i, p. 253.
(4) Sur une maladie singulière, par M.J.-F. Barailon (Journ, deméd. et de chirurg., par M. A. Roux. Juillet 1767,1. xxvn, p. 43o).
(5) Edinb. med. and surg. Journal, vol. xxxdi.p.
suffocalipn; douleurs dans la région du foie et Buriout du rein droit; la douleur avait aussi un siège moins limité et s'étendait à une grande partie du dos et des lombes. La vessie n'était pas douloureuse; l'uriùe blanche et peu acide sortait facilement et sans douleur; point d'envies de vomir, d'engourdissemens, ni de douleur dans la cuisse du côté droit; ventouses scarifiées ; soulagement assez marqué pour que la malade en demande une seconde application. La douleur dans la région du rein droit, presque continuelle, s'aggravait par in-^ tervalle. Le repos, les grands bains, les ventouses scarifiées et l'administration de l'opium amenèrent du soulagement, et la malade sortit de l'hôpital avec l'intention de retourner au travail. Mais elle fut bientôt obligée de revenir soufifrant de plus en plus dans la région du rein droit.
Dans la nuit du i5 au i6 septembre elle eut des douleurs très vives au cœur et à la région épigastrique j les batteraens du cœur étaient irréguliers ; sur le sternum et à la région du cœur on entend deux bruits de soufHe : le premier très rude; le deuxième large comme un bruit de forge ou comme le bruit d'une large aspiration. On entend les deux bruits du cœur presque naturels , mais irréguliers et un peu confus {saignée du bras, i?8 d^alimens, Us. gomme, julep.).
Le 17. La malade ne se plaint pas beaucoup de sa douleur dans le rein. L'urine estblanchâtre, avec des flocons de mucus. On entend très distinctement les deux souffles remplaçant le tic-tac du cœur.
Le 18. Pouls très rapide, le choc etl'impulsiou du cœur sont violens. Dans la nuit, plus de douleur, puis perte de connaissance; revenue à elle, la malade a senti de l'engourdissement pendant quelques heures. Les jours suivans les douleurs à la région du rein ont été des plus vives. On a appliqué deux fois deux sangsues , loco dolcnti.
Le 20 septembre. Le pouls est régulier (70 pulsations) depuis l'application des sangsues, diminution marquée de la douleur du rein; h la fourchette du sternum et sous les muscles slerno-mastoïdiens , on voit une sorte de soulèvement, les veines jugulaires externes sont distendues. Si on appliqucle
DÉS NERFS DES HÈINS. 6o3
( doigt au-dessus de la fourchetle du sternum^ on sent tin fré- " missement très marqué , qui peut être senti aussi sur les ariitères carotides et sous-clavières. La malade mange peu.
Le 37 septembre. La malade accuse beaucoup de douleur ^tdàns les reins en désignant plus particulièrement le côté droitj f elle croit se rappeler qu'elle a rendu un peu de sable dans les 1 urines j il y a dix-huit mois. Les deux cuisses sont engourdies.
Le "i octobre, sangsues sur la région du rein droit. La i douleur du rein et l'engourdissement des cuisses ont diminué \' depuis quelque temps. L'urine contient beaucoup de mucus.
Lé i" novembre. Nouvel accès de douleur des reins. Les idouleurs sont toujours accompagnées d'agitation; la malade nue peut se coucber sur le côté droit; qui est très douloureux à ilâ pression {saignée du bras), soulagement.
Le 3. Douleurs vives aux reins, surtout à droite; œdème des ; jambes ; si lé malade met les pieds à tèrre, elle éprouve de l'enî gourdissement, elle ressent delà douleur dans toute la région \ du foie et du rein droit {cataplasme; le i/4 de la portion d'alinihtens) \ urines acides peu abondantes, il n'y a plus de gonflenliiént ni d'œdème des extrémités {tis. gom. 3o sangs7ies sur la> rté^ioit du rein droit ).
Lê 9. Doulèurs atroces au rein droit, urines acides avec des BfloconS de niucus. Décubitus impossible sur le dos et le côté droit.
Le to. Douleurs dans le dos, dans la région du rein droit et i dans la cuisse droite , élancement à la région du cœur, douleurs I très vives à la région précordiale; dans la soirée, mort presque f subite , sang agonie et sans que la maladie eût paru faire des i progrès depuis deux jours,
Aiitbpsiedu cadavre , 36 heures après la mort. — Etat exté- T Heure, point d'infiltration. Tête, aucune altération du cerveau ret du cervelet ou de leurs membranes. Poitrine, le péricarde distendu occupe presque toute la partie antérieure du coté gauche de la poitrine. L'estomac était complètement dans la région ombilicale au-dessous du rebord des fausses côtes gauches. Dans la plèvre droite, environ 20 onces de sérosité, et dans la partie postérieure, uu énorme caillot rouge semblable
6o4 DÉVELOPPEMENT MORBIDE
à celui[d'une saignée récente, pesant a 5 onces; ce qui, réuni à la sérosité, donnerait un épanchement de sang de trois livres environ. Le poumon droit parfaitement sain. Dans le médiastin, un épanchement de sang noir. La plèvre du côté gauche ne contient pas de sérosité ; le poumon aplati ne paraît presque pas contenir d'air; il est adhérent à la plèvre costale et repoussé vers les côtes par le cœur, qui occupe la plus grande partie de ce côté de la poitrine. Le péricarde contient deux onces de sérosité citrine ; il a plus de dix pouces de hauteur et sept de largeur. Le cœur est hypertrophié , vide de sang ; on sent qu'il est épais et dur. Les oreillettes ne présentent rien de remarquable. Le ventricule droit est pâle. Sa membrane interne et ses valvules sont dans l'état sain. Les parois des ventricules gauches sont très épaisses (8 lignes), la membrane interne est un peu laiteuse vers les valvules sigmoïdes. L'orifice auriculoventriculaire est à l'état normal; la valvule est un peu blanche; elle est souple, les colonnes charnues sont très grosses, comme toutes les parties charnues de ce ventricule. Deux des valvules sigmoïdes s'abaissent très bien. La troisième, l'antérieure, est insuffisante. L'aorte immédiatement au-dessous des valvules présente plusieurs petits points ossifiés , proéminens ; la portion transverse de la crosse elle-même , est dilatée de manière à avoir deux fois son volume ordinaire jusqu'au niveau de la partie inférieure de la poitrine vers la troisième vertèbre dorsale , c'est-à-dire au moment de passer entre les piliers du diaphragme.
Dans toute cette étendue, la face interne de ce vaisseau est blanchâtre; à partir de la crosse, elle présente des inégalités, des saillies et des dépressions, de petites plaques osseuses et cartilagineuses. Au niveau de la septième vertèbre dorsale et un peu à droite, on voit deux ouvertures, une première presque circulaire d'une ligne et demie de diamètre conduisant dans une petite loge qui contiendrait seulement un gros pois , l'autre située un peu plus bas, de forme presque circulaire, a neuf lignes de diamètre. Le bord de cet orifice est arrondi, assez lisse, et communique avec une poche anévrysmale, qui se trouve dans le médiastin postérieur en rapport immédiat avec l'œsophage-
DE TISSUS HOMOLOGUES. 6o5
Cette poche s'ouvre par une fissure dans la plèvre du côté droit. La poche anévrysmale ne contient pas de caillots fibrineux. Abdomen, un peu de sérosité dans le péritoine; rate , petite , et consistante ; foie un peu plus volumineux qu'à l'or- ( dinaire : sa substance paraît composée de grains jaunes et d'un
■ tissu vasculaire très injecté qui les entoure. La surface du foie est, du reste, polie, sans dépression, sans apparence de bandes cellulaires ou d'étoiles s'enfonçant dans l'inté-
; rieur. La consistance est un peu plus ferme qu'à l'état sain, l La vésicule biliaire est vide, très petite , blanche à l'intérieur et I à l'extérieur, revenue sur elle-même et ne contient pas de l bile ni de calculs. Son conduit est réduit à un cordon fibreux; Me canal hépatique existe comme à l'ordinaire. L'estomac et (itout le canal intestinal, sains.
Les deux reins ont à-peu-près leur volume ordinaire ; leiirs ii merabi'anes n'offrent rien de particulier et se détachent facile-
■ ment. A la surface du rein droit, vers le milieu du bord conrvexe, existe une petite vésicule qui contient un liquide jauanâtre transparent; un peu plus bas, on voit deux dépressions dde couleur foncée. Au-dessous de ces dépressions , la substance Dcorticale, moins épaisse , est très dure et blanchâti^e. Du reste, de rein droit et le rein gauche sont sains.
Développement morhide de tissus homologues dans les reins.
§ 888. Les glandules et les conduits urinifères de la substance corticale peuvent être tout-à-fait désorganisés , de maiiière que la partie affectée de la substance corticale semble Kconstituée par un tissu fibretix ou celluleux, d'un blanc bleuâftre, distinct de la substance corticale environnante (Atlas, XXXV, fig. 5). Cette altération existe quelquefois d'une énanière très remarquable dans les reins de diverses espèces ^'animaux. Je l'ai représentée dans le bœuf (Pl. xxxv, fig. 6), tet dans le cochon (Pl. xxxv, fig. lo). Je l'ai aussi observée fchea le cheval. Cette altération parait être, dans quelques
6o6 DÉVEI.OPPEMIÎNT MORniDE
cas , la suite d'une inflaramalion chronique, et, dans d'autres la conséquence d'une lésion des conduits de Bellini ou de leur obstruction.
La substance lubuleuse d'un ou plusieurs côues offre quelquefois aussi une sorte de transformation fibreuse reconnaissable à des stries d'un blanc jaunâtre , dans la direction des Uihuli, et bien distinctes des stries formées par les dépôts salins.
Par suite d'une transformation fibreuse des couches celluleuses avec lesquelles elle est en rapport, la membrane fibreuse des reins peut acquérir une épaisseur très considérable (Pl. xn, fig. 8). On lit un cas analogue dans le Journal des Savans, 1678.
§ 889. On observe, quelquefois dans la substance corticale et plus souvent dans la substance lubuleuse des reins, des grains ou de petits corps blanchâtres, d'apparence et de consistance cartilagineuses il), Ces corps, situés le plus ordinairement vers la base des cônes , quelquefois vers leur milieu et plus rarement près de leur extrémité , se rencontrent surtout dans les leins des vieillards (Atlas , Pl. xxxvi.fig. 5).
La membrane fibreuse des reina présente quelquefois des plaques cartilagineuseSi
§ 890. La capsule fibreuse des l'eins peut a'ossi/îer, offrir des dépôts salii)S partiels , ou prendre tout-à -fait l'apparence d'une coque osseuse, analogue à celle que le péricarde incrusté forme quelquefois autour du cœur. Ces ossifications de la capsule fibreuse du rein , et les ossifications des corps fibreux
(i) Scliroeck, cité par Lieutaud, rapporte te fait sairAnt : « Vir qniiiq^iagenarius, crapiilx deditus, ischuria suhito oorripiCnr. Frustra adhibetar cathcter ; uullus edIiu dolor, nec tamor iu resioa, Dolor eral gmvalivus in sinistro rené. Dejn , \el pqst septem-Jeceni dies, accedit /vpmilus; corpus ivttumescit; lacditu? memoria, impeditur loquela ; ac tandem suffocatus obiit. Excutcrato cadavero, loco renis dextri invcnjtur corpusculum induratum et cartllagi'neum, ovi gallinacci minoris magnitudine. Quo dissecto jntus apparnerc grumi sanguinis, cum hydatidibus, et exigna portiuncnla substantia: rcnis putrida;. Sinister naturali triplo major, semi-cartilagiaosus in parte conrexn rcperitnr (Lieutaud. Jnat. praet,, Ub. i, obs, 1075).
DE TISSUS nOMOLOGUPS (7". OSSeUx). ÔQ^
développés dans la substance des reins, ont élé.indiqués vaguement par d'anciens auteurs sous les noms de r^ins irans~ formés en pierre. •
Paps les cas rares de transformation cartilagineuse et osseuse c la capsule fibreuse , les reins semblent très durs , et la masse jplus ou moins considérable qu'ils forment cède peu ou point à 1.1a pression. A l'extérieur, celte masse offre quelquefois des ^aspérités très dures, d'un blanc mat ou d'un blanc jaunâtre, i J'ai fait figurer plusieurs exemples de dépôts salins dans la sm^mbrane fibreuse et sur des kystes acéphalocystiques dans reins de mouton. J'ai vu plusieurs mamelons d'un rein ide bœuf dilatés et transformés en une membrane incrustée de mqalière osseuse.
M. EUiolson m'a envoyé, en i834, deux coques osseuses, éyi i^çmment formées par la membrane du bassinet dilaté et par lia membrane fibreuse, ossifiées, d'un des leins d'un homme , iiQort avec des symptômes d'apoplexie. Cet homme avait été iifiujetà la gravelle depuis quelques années; le membre inférieur idu côté correspondant au rein ainsi altéré, était beaucoup ïamaigri (Atlas , Pl. xxxvi, fig. 2 , 3).
§ 891. Il se développe quelquefois , mais bien rarement des iostéides, dans les reins , et dont la base est un tissu fibreux, KFaversé pa:' des vaisseaux sanguins et n'offrant que par places mm dépôt calcaire. Ces ostéides , tout-à-fait analogues aux corps &fibreui( de l'utérus, ne peuvent être divisés qu'au moyen de lia scie.
Une autre espèce d'ostéide se forme assez fréquemment dans lies reins après la destruction des acéphalocyslea des reins dei8 laniraaux , surtout dans les reins de mouton (Atlas, Pl. xxx , bfig. 5 et 6 ), La matière osseuse ou calcaire , rarement déposée ►en masse, l'est plus souvent en lamelles ou en grains isolé», j-jaunâtres et durs.
Presque toujours ces ostéide» sont entourés par une mem» Harane qui les isole du tissu rénal environnant, et ce tissu kparaît n'avoir subi d'autre altératioii qu'une légère décoloration , déterminée par la compression qu'exerce la tumeur acéphalocyslique. Quelquefois cas ostéides deviennent très
6o8 DÉVELOPPEMENT MORBIDE
volumineux et occupent presque tout le rein, qui paraît être transformé en pierre.
Les exemples d'ossification des reins sont très rares. Vincent a publié (en 1689) la description d'un rein qui pesait une livre et demie, et qui avait une consistance cartilagineuse. Il était situé sur la dernière vertèbre des lombes et sur la première et la seconde vertèbres sacrées, (i)
Fearon (2) rapporte que, chez une femme de cinquante ans, souffrant depuis plus de dix ans de violentes douleurs dans la région des reins, il s'y joignit plus tard de fréquentes envies d'uriner, et quelquefois des rétentions d'urine La malade mourut, après avoir été six jours sans uriner. Du côté des lombes oii cette femme avait eu tant de douleurs pendant de longues années, Fearon ne trouva aucun vestige de rein , mais à sa place un corps rond comme une boule, formé d'une substance osseuse , du poids de trois livres et demie et de quinze pouces de circonférence. Sciée, celte tumeur présenta les caractères d'une masse irrégulièremeiiL ossifiée, qui, traitée par les réactifs chimiques, se comportait comme la substance normale des os.
L'autre rein était rongé par le pus jusqu'à la membrane.
J'ai figuré (Atlas, Pl. xxxvi, fig. 6) un exemple remarquable de ces ostéides des reins. Le rein droit d'un homme, sur la maladie duquel je n'ai pu avoir de renseiguemens , deux fois plus volumineux que dans l'état sain, avait à-peu-près sa forme naturelle. Cependant son extrémité supérieure était beaucoup plus volumineuse que son extrémité* inferteure , et de telle sorte que le bile étaij. placé au quart inférieûr du bord interne. Le poids de ce rein était de dix'olîcjs.
En incisant cet organe suivant sa grande circonférence jusqu'au bassinet, nous vîmes derrière cette cavité , et- occupant la place de la moitié supérieure du segment postérieur du rein , une tumeur de consistante osseuse du volume d'une
(i) Dict. des sciences médicales, tom. XLVli, p. 438. (i) Med. communie, y, ob, i, n. xx7ii^i^4i6, tab, x.— Meckel's Handbuch der pathol. Aat„ Band. a, sect, a, p. 238)^
DE TISSUS HOMOLOGUES {T. OSSeUx). 609
jrange, bosselée et entourée d'une membrane qui la séparait des parties envii-onnantes. Détachée de celle enveloppe exté- •ieure, et sciée suivant son plus grand diamètre, cette producion moi-bide offrait la disposition suivante : sa surface était iincroûtée d'une couche fibro-carlilagineuse d'une demi-ligne i deux lignes d'épaisseur, qui envoyait vers le centre de la umeur des prolongemens très irréguliers , dans les intervalles lesquels on voyait divers dépôts , des concrétions blanches, -trayeuses , analogues au détritus tuberculeux des os j des ragmens osseux jaunâtres et demi transparens; enfin, des limas de fibrine d'un rouge brun ressemblant à ceux que l'on rouve dans les foyers sanguins déjà anciens.
Le bassinet n'offrait d'autre changement que celui qui rélultait de la compression de sa moitié supérieure par la tuitneur. Le tissu du rein , très dense et disposé en forme de iDOcbe autour de la tumeur et de la cavité du bassinet , s'a- I aincissait progressivement à mesure qu'il s'étalait au-devant .le l'altération. La poche était complétée par la membrane ^enveloppe de l'ostéide et par la continuation de la capsule ivu rein. Cette capsule était épaissie et fortifiée par une masse piC tissu cellulaire ^'"^sdense, qui lui était superposée.
§ 892. Je rappellerai que Jacques Sachs (i) cite le cas d'une lemme qui, pendant plusieurs années, avait éprouvé des coliimes néphréligues et rendu des urines épaisses et filantes, et
(i) « Im dlssfect^orpore inventi fuere ambo renés obriguisse tam dexter uain si'nisrfr*h» alabaatrintm duritiem et soliditatem ( Ephem. cur. nat. oc. I, ann. i, obs, iixvn, p. 82); de rçaibus hamanis petrefactis). Sachs L'crit ainsi le plus grgncMek ces reins : » Erat adhuc post gorgouxam tam meiamorphosin re^nsuâ figarâ (quasi fabacea) ûrdinaria conspicienus; cxte'riy parcuchymatis 'p»rs et circumferentia semicircularis, seii il)ba renum pars, videbatur ^qnasi in aliquot lobos corrngata, et porosior ■liquo lapide facta, coloris ad grysenm acccdentls; reliqua vero pars srsus siinam partem et pelvim , eum resectâ particulâ ureteris prinoipii, licea tota , nibil magis quam candicans alabastrum et duritio et colore Oiibens, in superficie venulœ aliquatenus rubescentes , quasi ibi dcpictoe idebantur. Postquam hnnc renem destrum diu digitis palpassem et ad hram pondus cxaminassem, nndecim lotone; exsuperasse compertum est. »
6td DIÎVELOPPEMËNT MORBIDE
chèz laquelle on trouva les deux reins transformés en une matiêré tjui offrait la dureté de l'albâtre ; que Ch.-Fr. Paullini cite aussi un cas non moins curieux de rein ossifié (i); que Lieutaud (2) rapporte , d'après Moccius , le cas d'une vieille femme qui mourut après avoir éprouvé de violentes douleurs dans lè flanc et l'hypochondre gauches, et chez laquelle ou trouva le rein gauche trauâforjué eu une matière pierreuse, Lieutaud cite d'autres faits analogues, extraits des Curieux de là nature (obs. 1177, et l'obs. de Sachs, obs. 1178), rappelés plus haut. Enfin , G. Lucas a représenté dans les Transactions philosophiques un exemple remarquable de pétrification du rein.
Une semblable altération a été également observée chez les animaux. M. Lassaigne (3) a soumis à l'analyse chimique un rein provenant d'un cheval, et qui lui avait été remis par M. Rigot. Ce rein était blanchâtre , spongieux et dur au toucher ; par la pression entre les doigts, il s'en écoulait un liquide laiteux, inûoldrte, chargé d'une très grande quantité d'albumine : mis en niacération dans l'eaii froide pour le débarrasser de ce liquide albumineux , il ressemblait alors à un tissu cartilagineux en partie ossifié. L'apparence de ce rein ayant d'abord fait supposer qu'il était peut-être pénétré dans toutes ses parties par de la matière calculeuse, une partie de ce tissu solidifié fut mis en contact avec de l'eau acidulée par l'acide chlorhydrique ; aussitôt uue légère effervescence se manifesta à la surface par suile d'une dissolution. Après douze heures de contact, la substance dd rein était toul-à-faît ramollie , quoique son volume fût peu diminué. La liqueur fut alors décantée et sursaturée par de l'ammoniaque, qui produisit un précipité
(1) Servo milili'enem perfecte «Vi'ceuw, e cadavcrc Norwagi'cujnsdam eicisum, aliquot Oncias pendcntem {Êphem. nat. cur„ dec. 2, ann. 4, append., p. 2n). Ce cas a été reproduit par Th. Bonct {Sepulcretam, lib. ui, scct. 2a, t. II. p. 660).
(2) Lieutaud. Anat.pract., liLer primas, obs. 1208.
(3) Lassaigne. Obs, sur une ossification complète tHun rein chez le cheval (Joura. de chimie médicale, vol. vi, pag. 233).
DE TISSUS HOMOLOGUES {1\ OSSeUX). 6l I
blanc gélatineux , très abondant , reconnu , par un examen ultérieur, pour du sous-phosphate de chaux. La dissolution d'où ce sel avait été séparé, forma ensuite avec l'oxalate d'ammoniaque un précipité blanc > indiquant la préexistence du carbonate calcairCé Ces deux sels se sont trouvés, à très peu dé chose près, dans les proportions oii ils se rencontrent dans la substance osseuse proprement dite. L'analyse quantitative donna 3,5 de phosphate contre i de carbonate.
Ç 893. Le cas suivant peut être rapproché de l'observation précédente :
« Une femme , âgée de 5o ans , d'un tempérament bilieux, n'ayant jamais eu d'enfant , avait reçu des soins de moi dan» deux fièvres bilieuses ; avant ces maladies elle m'avait consulté pour une tumeur qui avait son siège dans l'hypocondre ganche> et l'avait fait souffrir pendant plus de dix ans. Je lui avais conseillé des bains, des cataplasmes émolliens, parce qu'elle éprotlvait de fortes douleurs et des déchiremens considérables à l'endroit désigné. Des médecins et chirurgiens de notre ville lui avaient donné les mômes conseils; j'ignore s'ils avaient soupçonné le rein gauche malade. Pour moi, j'avouerai que, celte femme rapportant ses douleurs à la partie antérieure du bas-ventre, je n'avais pas eu l'idée d'une néphrétique jusqu'au 17 août 1807, où je fus appelé pour la voir. Elle se plaignit alors de douleurs très vives du côté gauche, d'itne grande difficulté d'uriner; les urines donnaient du sang. La fièvre était très forte, et la fîgurtf de cette malade était très altérée. J'ordonnai une potion cal^ mante et une tisane avec la pariétaire. D'après les accidens qué je viens de rapporter, je soupçonnai un calcul rénal; je fis part de mon soupçon aux parens. La malade mourut dans la nuit. Ou vint m'annoncer sa mort, et je demandai l'ouverture dtt cadavre, qui me fut accordée. Je la fis le 18 à 8 heures du soir, avec un élève en chirurgie de l'Hôpital général.
« La section des tégumens et des muscles du bas-ventre étant faite, nous avons mis le rein gauche à découvert ; nous l'avon» trouvé enveloppé d'un tissu cellulaire gorgé de sang; ce reiil nous a paru déplacé et porté vers la partie antérieure du basventre. Après avoir détaché et examiné ce rein , nous avons
6ra DÉVELOPPEMENT MORBIDE
observé que la surface de la portion supérieure était de couleur et de volume naturels , les parties moyenne et inférieure noires, présentant beaucoup de volume et des inégalités. Le toucher m'ayant fait apercevoir un corps dur à la partie moyenne, j'ouvris cette partie, dont j'ai extrait un calcul très dur d'une forme irrégulière , et recouvert par une couche brune qui, étant sèche, s'est détachée de calcul et réduite en poussière. Ce calcul était contenu dans un des entonnoirs du rein. Plus bas, j'ai remarqué dans la substance interne du rein une portion devenue cartilagineuse, dans laquelle s'étaient développés des points osseux, dont j'ai enlevé le plus volumineux , et à la partie inférieure une matière molle et blanche , ressemblant à du lait caillé. Tous les autres viscères du basventre étaient dans un état sain(OZi*. d'un calcul rénal accompagné de la désorganisation de la majeure partie du rein datis lequel il s'était formé, par J.-^B. Tréhet. — Bulletin de la Faculté de médecitie de Paris, lora. ii, p. gS, 5'' annéej. »
§ 8g4. Il faut distinguer des osléides des reins les cas de dépôts salins dans le bassinet et les calices : tel est, en particulier, le cas cité par Howship (i) » et dans lequel on trouva l'intérieur des reins rempli de carbonate calcaire,
§ 895. Un tissu spongieux et vasculaire analogue au corps du pénis, principalement formé d'un lacis de vaisseaux, se développe quelquefois accidentellement chez l'homme, dans plusieurs organes ; mais on ne l'observe que bien rarement dans les reins. Je ne l'y ait vu que dans deux circonstances , où la même altération existait à un bien plus haut degré dans le foie.
J'ai représenté (Atlas. Pl. xu, fig. 7) une tumeur éreclile qui était située sur la face antérieure du rein droit, plus près de sa scissure que de son bord externe. Cette tumeur, dont la surface était inégale , s'enfonçait assez profondément dans la substance corticale; extérieurement elle offrait à sa circonférence une sorte de bourrelet, d'oii partaient une quantité innombrable de petites veinules qui s'irradiaient au loin en se BOUS 'divisant à-peu-près comme les vaisseaux cutanés ou sous-
(t) Bowsliip, oHf, cité, p. 34.
DE TISSUS HOMOLOGUES (2'. érectUé). 61 3
cutanés dans les phlébectasies du nez ou dans certains nœvi vasculaires dont les limites ne sont pas bien circonscrites. A la coupe (Pl. XLi, fig. 8), les limites de cette petite tumeur pouvaient être facilement reconnues à la différence d'aspect du tissu érectile et de la substance corticale qui l'entourait. Ce tissu paraissait composé de plusieurs petites loges entre lesquelles se distribuaient des veinules, et on n'y distinguait aucune trace de tissu squirrheux ou encéphaloïde ; d'ailleurs la nature de cette tumeur était sulEsaranient démontrée par la coïncidence d'autres tumeurs érectiles, beaucoup plus volumineuses, et de même apparence, situées dans le foie.
Dans un autre cas de dégénération érectile du foie chez un vieillard , j'ai vu une semblable tumeur , d'une plus grande dimension, dans un rein surmonté de kystes séreux (Pl. xxvii, fig. 5).
§ 896. Cette altération vasculaire des reins a été mentionnée par quelques observateurs. « J'ai vu, dit Baillie (i), la substance du rein convertie en une substance molle et comme spongieuse j on apercevait, à sa surface, des cavités arrondies isolées et placées à des distances irrégulières. Son tissu incisé présentait une substance mollasse. Les vaisseaux sanguins se ramifiaient d'une manière très évidente dans celte masse spongieuse. Le rein ne contenait point de suppuration , et cet état pathologique ne ressemblait en rien aux effets de la suppuration. Cet état pathologique particulier avait détrait une partie considérable des reins, sans doute par l'action des vaisseaux absorbans qui paraissaient avoir ménagé la substance tubuleuse beaucoup plus que la corticale. Je n'exagère point en disant que le rein avait la mollesse d'une éponge. En agitant dans de l'eau ces restes du tissu des reins, ils se séparaient à-peu-près comme les vaisseaux sanguins du placenta. J'ai observé deux ou trois fois ces phénomènes, mais à un degré moins avancé. »
Lobstein (a) dit aussi qu'il a rencontré une fois celte maladie
(1) Baillio. Anat, paihol., trad. François de Guerbcis, p. aaS, ia-8, Paris,
(2) Lobstein. Anal. path. générale, t. i,p. 324. Sert»» bourg, in-8, 182g.
6l4 DÉVELOPPEMENT MORBIDE
dans le parencliyme du foie, et qu'une autre fois il a cru la reconnaître dans le développement fongueux du réseau capillaire de la membrane muqueuse du bassinet du rein.
§ 897, Sous le nom de dégénérescence graisseuse, ou de transformation graisseuse des reins , on a décrit deux altérations distinctes ; l'une, caractérisée par une véritable transformation graisseuse de ces organes, est très rarej l'autre, dans laquelle de la graisse est abondamment déposée autour du rein plus ou moins atrophié , dans sa scissure ou entre ses lobes, est beaucoup plus fréquente.
5 898. Le tissu cellulaire extra-rénal, autrement dit la tunique graisseuse des reins, peut offrir une accumulation très considérable de graisse. Le plus souvent alors le tissu cellulaire et le tissu giaisseuK ont leurs caractères naturels; mais dans quelques cas (Atlas. Pl. xxxvi, fig. i. Pl. xxxiii, fig. 8), le tissu cellulaire graisseux paraît condenséjdur et d'une consistance lardacée. D'auti'es fois, il estrougeâtre el traversé par des vaisseaux fortement injectés de sang.
§ 899. Le tissu cellulaire graisseux de la scissure et qui pénètre dans l'intérieur des reins par les arcades vasculaires, peut se développer d'une manière anomale et de façon à atrophier les substances rénales. Toutefois ce phénomène est fort rare; mais ce qui l'est beaucoup moins, c'est de voir un dépôt accidentel de graisse avoir lieu dans la scissure et ses prolongemens celluleux après des maladies chroniques du rein, avec atrophie des substances rénales ; atrophie survenue à la suite d'une altération des calices, du bassinet et de l'uretère. Alors on trouve, à la place du rein , un mélange de tissu cellulaire condensé et de tissu graisseux , dans lequel le tissu graisseux ordinairement prédomine. Dans l'intérieur de cette masse graisseuse on voit quelquefois des espèces de cordons cellulo-fibreux bleuâtres, ramifiés, plus durs que les parties environnantes, et qui indiquent la disposition primitive du bassinet et des calices déformés et oblitérés. Ces reins, ainsi enveloppés de graisse et presque complètement atrophiés, ont été décrits comme des reins transformés en graisse (Atlas. Pl. li, fig. i).
DE TISSUS HOMOLOGUES (T. graisscux). 61 5
Je suis disposé à penser que le cas de transformalioa graisseuse <du reip, présenté à la Soçiélé g.natomi-que par M. Barth (i) , est analogue à ceux dont je viens de parler. U n'existait plus de traces des subjstances corlic.ale et roïnielonnée. Le tissu graisseux «lait divisé par des cloisons fibreuses, ïy'ureière^à son origine, était oblitéré par de nombreux calculs.
.cet endroit Jes tuni^jues étaient notablement hjfperlrojpliiée8> Oa n'avait ob.seryé aucun s^mptprae d'affectioft djies reins.
^ 900. Le rein peut éprouver une altération graissenae an^alogue à celle du foie. M. le docteur Pascal (2) dit gue, chez un iUonxme mxjrl d'une fièvre intermittente ou d'une affection jgafilro-intestiinale très aiguë, les reins ayant été dépouillée de leur capsule , on vit avec étonnement s'éçhapper de leur g^jriace une multitude de petites gouttelettes d'huile, dp.uit Je jiombre augmentait par la pression de .ces pr^ganea- Jjavés jpt ^^jés, il$ cpntinuajLenty par la pr.çs^ja^ à lourçir Iç «lème ilUiLde très refionnaissable à so;j aspect et à sa pesantei.y:' ?pépijSquje , qui le faisait surnager à la sw-Jace de l'eajgi.
Laennec (3) a vu un rein entièrement converti en une njjaijigre jaunâtre, graissant forJLeeiw.t le ^ealp^l et le papie*'. S^v le 4;pjps d'un jjEU»Ç l»çrt|i»e de dix-hnit ans, nu>rt d'u»e inil^raation générale des voies urinaires, ayec deiStj,uçt^9n4;ojnplèJte àn canal de l'nrètlune^ Dupiiytren (4) trouva un .engoigenieAittrès dense du ti^su cellulaire adipenx qui euvironnaitle rejn dr,ç>j^t, ]^ne diminution du yolmne de ce|t orgajae, une disparition presque complète de son tissu pfopr.e^ ,un,e îf-ansfocniatio^i adipeuse de ce qui i:eslait, et qitielq.n,es Gal.ç,ul.s petits, feuilletés, 4anç des ri^i^tes de calices^
jyi. 1^ .daçtejj^ féjlf équi» (5) ,a piubli^ «fi.ca? rexçar,qi;ial?lg 4e ixm^hfm^^T^ j^-aiseevise de -^q ffltawlw? Â'^ feijjfs :
(1) Bulletin de.h se, fntU. fie P,tirk'X. f,yp.J^8, ifi-^^ PfjçiSf
(2) Joum. hebdomadaire, 2" série, t. xii, pag. 347; a933.
(4) Ibid., t. I, pag. 192.
(5) Gazette médifi^ie de JP^rif, p^ig. ^in,-^ ,i8^.
6l6 DÉVELOPPEMENT MORBIDE
Un octogénaire de l'hospice de la Charité de Lyon mourut en mars i836. A gauche se trouvait, une hydronéphrose; toute la substance mamelonnée avait disparu , sauf cinq cônes qui étaient convertis en matière graisseuse. La substance corticale réduite à un tiers ne représentait plus qu'une espèce de calotte peu épaisse , mais non altérée dans son parenchyme , coiffant le bassinet distendu : celui-ci formait une large poche oii aboutissaient les restes des cinq calices sans profondeur, contenant un liquide limpide qui n'avait ni l'odeur ni la couleur de l'urine. L'uretère, d'une capacité normale, et libi'e dans toute son étendue , permettait au fluide, quand on comprimait le kyste, de descendre jusque dans la vessie. L'artère rénale correspondante, aussi grosse que la congénère , fut suivie avec soin. Là oii existaient encore les cinq pyramides graisseuses , les i-amifications artérielles se répondaient entre elles et la substance corticale à laquelle elles se distribuaient... A droite , le rein parut un peu plus volumineux que dans l'état normal, du reste à-peu-près sain, à l'exception de trois mamelons qui commençaient à subir la transformation graisseuse.
On peut encore consulter les observations de Morgagni (t), de Baader (a) , de Sœmmering (3) et de Olhmar Heer (4), relatives à des reins graisseux.
§ 901. Mais de tous les cas de dégénérescences graisseuses des reins parvenus à ma connaissance , le plus intéressant sans contredit est le suivant , qui m'a été communiqué par M. Bricheteau , médecin de l'hôpital Necker :
Une femme âgée de 45 ans, d'un embonpoint notable , entra le a5 août 1 838 à l'hôpital Necker : face très colorée, lèvres bleuâtres, voix très voilée; respiration accélérée, haute; point ie toux ni d'expectoration ; pouls naturel , défaut absolu d'ap-
(1) Morgnagni. De sed. et caus. morb., epist. XLvr, § 29.
(2) Baader. Obs, med., xxxiv.
(3) Sœmmering. Annot. à la trad. allemande de l'Anat. patli. de BiùUie, S, 170, IV.
(4) Othmar Hcer. Z)e re/wm /norAw, p. 33, in-4, Halœ, 1790.
DE TISSUS HOMOLOGUKS {T. graisseux). ôi-;
1 petit, selles très rares. — La malade n'a pas uriné, dit-elle, depuis quinze jours ; la sonde, introduite dans la vessie, ne donne pas issue à une seule goutte d'urine. Les deux jours suivans, la malade est sondée sans résultat. A la percussion, la poitrine est plus sonore qu'à l'état nor- I mal, si l'on tient compte de l'épaisse enveloppe graisseuse du i thorax. L'oreille appliquée dans toute l'étendue des parois thoraciques perçoit , surtout en arrière , du râle crépitant à j grosses bulles , mêlé de râle sibilant. — Cœur sain.
Une preraièi'e, puis une seconde saignée, pratiquées les deux : premiers jours , diminuèrent sensiblement la gène de la respii ration. A partir du troisième jour, des diurétiques, des purgat tifs , administrés par la bouche et en lavemens, n'amenèrent I aucune évacuation d'urine ni de matières fécales. Le troisième i jour, oppression des plus intenses ; la poitrine se dilate avec f effort; air hébété; point de réponses aux questions qu'on I adresse; le pouls est plutôt lent qu'accéléré ( saignée de 3 paît lettes ; sÎTiapismes aux jamhes ; 2 gros de kermès). Mort quelqques heures après la visite.
Autopsie, du cadavre dix- huit heures après la mort. Blat extérieur. Raideur cadavérique très prononcée ; couc che graisseuse sous-cutanée de plusieurs pouces d'épaisseur.
Thorax. Adhérences presque générales des deux poumons; eelles sont anciennes , "celluleuses et résistantes. Veinules sousf pleurales gorgées de sang noir. Quatre cuillerées au plus d'un 1 liquide séro-purulent dans la plèvre gauche. A la surface des 1 poumons, nombreuses plaques blanches sous-pleurales, saillantes au plus d'une ligne, et qu'il est facile de reconnaître pour des lobules emphysémateux; léger engouement des poumons en arrière; bronches généralement injectées , sans épaississement ni ramollissement apparens de la membrane muqueuse ; mucus purulent jusque dans les dernières divisions bronchiques.— Vaisseaux veineux et artériels, à l'état normal. — Cœur un peu plus volumineux que dans l'état sain et vide de sang. Quelques concrétions fibrineuses décolorées dans les oreillettes et dans les vaisseaux pulmonaires.
Abdomen. Le tube digestif examiné avec soin, de la bouche
6l8 TISSUS HÉTÉROLOGUES.
à l'anua; n'a rien offert de remarquable ; si ce n'est une diminution de volume du gros intestin dans sa moitié inférieure. — Foie sain; vésicule distendu par une grande quanUlé dé bile ; rate saine.
Les reins sont plongés dans une atmosphère graisseuse très épaisse , remarquable même au milieu des volumineux pelotons graisseux de l'épiploon et des intestins. Les reing ont conservé leur forme et leur volume naturel; mais ils paraissent transformés en deux masses d'une graisse compacte dans laquelle restent quelques vestiges de la substance tubuleuse. lies bassinets, les uretères et la vessie sont sains; celle-ci ne contient pas une seule goutt£ d'urine. Organes génitaux sains.
Crâne. Les sinus de la dure-mère contiennent très peu de sang ; la substance du cerveau a une bonne consistance ; point d'injection ni de dépôtséreux.
Les veines des membres, ouvertes en plusicui-s points, sont presque rides de sang.
Dègénértècentes dtd reins ^tissus hétérologues ).
% 902. Les reins peuvent éprouver toutes les dégénérescences (tubercules, cancer (matière encépbaloïde, matière colloïde), rtialière jaune, mèlanose) qu'on observe dans les autres organes. Ces dégénérescences des reins peuvent èlre primitives, lésions principales , causes de mort ; ou bieUj secondaires et peu graves comme lésion locale, dans des cas très prononcés de diatbèses tuberculeuse, cancéreuse, etc.
Le cancer des reins n'est pas rare et raflectîon tuberculeuse Test beaucoup nloîns qu'on ne le croît communément.
Tubercules des r^ins.
Sj903> Les reinSt leurs jnembraneBietienu'BJOtMuluits excrétenrs peuvent offrir l'altération tuberculeuse à -difife^nB «tats, sous •dififiemes formes «l à vdifl^rens degréi!^ La mAlièi^e t^ibcvculeuse