‹ Traité des maladies des voies urinairesChapitre 17 sur 73 · DE LA VALVULE MUSCULAIEE DU COL DE LA VESSIE · texte numérisé non relu

DE LA VALVULE MUSCULAIEE DU COL DE LA VESSIE

la valvule musculaire du col de la vessie, c'est que dans les autopsies OD ouvre Turètlire par sa paroi supérieure jusqu'à la vessie, et on l'étalé pour l'examiner : alors la valvule s'affaisse, et elle perd son relief. Il faut ouvrir la vessie par sa paroi antérieure, en s'arrétant au coi pour bien voir la valvule, et il ne reste plus de doute sur l'application de son bord postérieur faisant saillie contre le bord antérieur. L'oriôce uréthro-vésical est fermé comme par une soupape. Symptômes, — Presque tous les symptômes rationnels de la valvule musculaire appartiennent aussi à la contracture : cependant, lors(|ue la valvule existe, le malade urine plus difficilement; il doit prolonger les efforts pour faire partir l'urine, dont le jet est grêle, en spirale et sans projection. La vessie ne se vidant pas, les besoins sont rapprochés: enfin la rétention peut être complète. Avant d'arriver à cette gravité, le malade souffre longtemps, les efforts violents et souvent reproduits agissent sur le rectum, et les matières fécales s'échappent involontairement.

Après de tels efforts, ou l'urine s'échappe tout à coup et sort à plein canal, ou le jet reste petit, bifurqué, et s'arrête brusquement pour recommencer après de nouveaux efforts. Dans l'un et l'autre cas, si l'on introduit une sonde quand le malade a fini d'uriner, on amène encore une quantité de liquide qui démontre que la vessie ne se vide pas complètement. C est alors que les besoins se font sentir à des intervalles rapprochés, qu'il se manifeste des signes d'irritation dans les organes urinaires et qu'on remarque une sensibilité au col de la vessie augmentant souvent par la détécation. L'éjaculation est accompagnée d'une douleur aigué, brûlante, semblable à celle produite par une déchirure.

D'autres fois la sensibilité n'est réveillée que par le passage d'une sonde dans l'urèthre.

L'introduction du doigt dans le rectum excite une douleur vive, surtout lorsqu'on exerce une pression sur la prostate, dont les lobes sont devenus sensibles, mais non hypertrophiés.

Un signe qui ne fait jamais défaut, c'est l'engourdissement de l'extrémité de la verge, et la sensation de piqûre d'aiguille dans la fosse naviculaire.

La difficulté d'uriner augmente, et si elle n'arrive pas jusqu'à la rétention complète, le malade expulse seulement une très petite quantité d'urine. La vessie se distend, elle se fatigue, ol souvent elle perd sa force contractile. On apprécie la diminution plus ou moins grande de la contractilité, par la force du jet d'urine qui s'échappe de la sonde qu'on vient d'introduire.

Exploration, — On doit s'assurer avant toutes clioses de la liberté

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(lu canal, de son degré de sensibilité, de la situation tieis points douloureux.

Il taut reconnaître Tétat de la vessie et de ses parois, recliarcber si sa conlraetilité est augmentée ou diminuée, enfin quelle est la nature des urines.

On obtient ces résultats en introduisant avec lenteur une soude flexible, à courbure fixe, sans mandrin, et d'un diamètre de 3 à h millimètres. Pendant que la sonde avance vei*s la vessie, on note les points sensibles et les obstacles reconnus par le chirurgien. Ayant {>énctré dans la vessie, la sonde laisse sortir Turinc et fait coiinattre le degré de sensibilité des parois vésicales, et la force de projection du jet d^urine. Enfin, en retirant la sonde avec précaution, on cherche à retrouver les obstacles {)erçus pendant son introduction.

Si Ton s'est servi d'une sonde terminée par un renflement oUvaire, on voit souvent attachée au-dessous du renflement une sécrétion nmqueuse, quelquefois mêlée de sang.

Ces symptômes, qui appartiennent aussi à la contracture, peuvent faire soupçonner l'existence de la valvule musculaire, mais ils ne sutUsent pas pour en avoir la démonstration. H faut donc avoir recours à une exploration plus précise, faite avec un instrument plus sensible. C'est le cathéter explorateur, à courbure courbe et brusque de M. Mercier, qu'il faut employer.

Le chirurgien doit se placer à droite du malade, afin d*ètre le maître de ses mouvements p«:iur exécuter la dernière partie de l'opération , et pour faire les recherches souvent longues et toujours délicates.

L'instrument est posé dans la direction du pli de l'aine, et sa iK)rlion recourbée est toujours maintenue dans l'axe du canal, sans appuyer sur aucune des parois. Arrivé au bulbe, on ramèiR* le pavillon perpendiculairement à l'axe du corps, on soulève la verge et la sonde, afin de placer son bec on regard de l'ouverture (le la portion membraneuse, et on commence à faire le mouvement d'abaissement vers les cuisses. Ce mouvement est très diflicile à ojMJrer sans danger : on doit se souvenir (|u*il existe toujours une iiillananation chronique de la portion profonde de l'urèthre, qu'elle provoque souvent un spasme de la portion membraneuse. Co spasme devient un obstacle qu'il faut franchir avec de grandes précautions pour ne pas faire de déchirures.

Après avoir lentement abaissé le pavillon du cathéter vers les cuisses du malade, on exerce contre l'obstacle une pression modérée, sans saccades, jusqu'à ce que le spasme ait cessé ; mais il faut bien se garder d'emplover la force.

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