MALADIES DE LA PR0STA1B IT DE LA VESSIE
qui sort par la sonde. Des caillots sauguins peuvent fermer les ouvertures de la sonde, et empêcher le passage de Turine.
Le toucher par le rectum ne perçoit plus le bas*fond de la vessie, et quand la rupture large s'est faite sur la face postérieure, le doigt parait tellement rapproché de la sonde, qu'il semble en être séparé seulement par la paroi du rectum.
Si répanchement a eu lieu en avant, s'il est circonscrit eu forme de tumeur volumineuse derrière la paroi antérieure de l'abdomen, il peut faire croire à une distension de la vessie ; le catliétérisme corrige bientôt cette erreur : la sonde n'amène pas d'urine, à moins que, par un hasard heureux, elle ne pénètre dans la tumeur, ce qui est arrivé une fois à M. Denonvilliers.
La tumeur circonscrite peut être seulement un abcès urineui« trfndis que plus étendue, la fluctuation révèle un épanchemént souspéritonéal. Il peut y avoir aussi plusieurs tumeurs que la percussion limite par la sonorité due à l'accumulation des gaz dans l'intestin.
Symptômes généraux, — L'étendue de l'infiltration, la quantité d*urine épanchée et la difficulté qu'elle a de s'écouler au dehors, influent beaucoup sur le degré de gravité des symptômes généraux.
Au moment de la contusion, des malades ont eu la sensation d'une déchirure, dans la profondeur de l'abdomen ; et comme foudroyés par le coup, ils ne peuvent pas se relever. D'autres ont pu marcher encore, et plus tard, quelquefois le lendemain, les accidents se sont développés.
La face est pâle, altérée, la langue sèche^ le pouls fréquent, la respiration difficile, saccadée, et à peioe abdominale (1).
Le malade est, ou dans une extrême agitation, ou dans un anéantissement profond. Les nausées et les vomissements de bile surviennent lorsqu'il y a un commencement de péritonite. Les frissons irréguliers apparaissent, le pouls devient plus fréquent en s'affaiblissant, les traits du visage expriment une grande anxiété, et la transpiration devient urineuse au point de communiquer cette odeur à tout ce ((ui enveloppe le malade. Un hoquet incessant sur* vient, les extrémités se refroidissent; après un délire plus oumoms long et dans une grande prostration le malade meurt
Pronostic. — Le pronostic est toujours très grave. M. Laugier considère ces lésions comme toujours mortelles. Cependant M. Houel a recueilli deux cas de guérison, dont l'un après six semaines de traitement.
Ce résultat heureux ne peut pas être espéré, lorsque l'irruption communique avec le péritoine, et c'est seulement lorsque l'inéltra*
(I) Houel, lœ.eiLfP. 73.
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' tion urineuse u'a pas dépassé les limites du tissu cellulaire du petit ^ bassin, qu'une guérison exceptionnelle peut être obtenue : ou bien ' encore, lorsque l'épancbement a été enfermé dans une poche qui ^ Tiiole, et qui se forme seulement quand la rupture a lieu à la face k —tffrieure de la vessie. Il est donc nécessaire de rechercher le siège éB la rupture, avant de se prononcer sur le degré de gravité des acicideols.
u Traitement. — Le danger le plus grand, c'est Tinfiltration de irurine. Il faut donc au plus t6t chercher à amoindrir l'épanchékamit de ce. liquide. On placera tout de suite une sonde à demeure aqa'on ne bouchera pas, afin que l'urine puisse sortir sans interruptioo. La sonde flexÛ>le de gomme doit être préférée à la sonde de iiOiélal, parce qu'elle est plus facilement tolérée ; il faut veiller à ce ■que ses ouvertures ne soient pas obstruées pas des caillots de sang. I^IKen que la sonde n'empêche pas l'infiltration, elle en diminue les Édugers ; c'est donc un moyen très utile qu'il faut mettre en œuvre ftloat de suite. Sou importance n'est plus douteuse aujourd'hui ■({a'cMi connaît quelques cas de guérison, prouvant que l'opinion §4^ M. Laugier est trop absolue, lorsqu'il considère la sonde à de^ iVMire comme insolite ; la rupture de la vessie étant dans la pensée ide ce chirurgien toujours mortelle.
I La boutonnière est indiquée lorsqu'un rétrécissement s'oppose à I rintroduction d'une sonde qui est, on ne peut irop^ le redire, l'indication la plus pressante.
* M. Denonvilliers a réussi à débarrasser la sonde de^ caillots qui Tobstruaient, en y faisant des injections d'eau tiède. Il faut agir avec «ne grande prudence, afin qu'une trop grande quantité d'eau n'aug- ■ mente pas les accidents de l'inliltration.
Il est rare qu'on ait eu besoin d'ouvrir des foyers purulents, les malades succombant dans les six ou huit jours qui suivent l'accident. S'ils résistent à ces graves désordres, des collections de pus peuvent se montrer dans l'abdomen sous le péritoine.
M. Syme a ouvert la paroi abdominale, pour donner issue au pus, el, par cette ouverture, il a introduit son doigt dans la vessie, afin de reconnaître la rupture. Le malade a guéri.
S'il survient des accidents locaux inflammatoires, on doit les eorobattre par des sangsues, des cataplasmes, des onctions mercurielles et des bains entiers de longue durée.
liC traitement général doit être Imsé sur la force du sujet et la violence des réactions; on fera des saignées générales, le malade •era tenu à une diète absolue et privé de boissons, et des purgatifs seront donnés pour débarrasser l'intestin.
S66 MALADIKS DE LA PROSTATE ET DE LA VtSSIt.
Diagnostic des cellules. — Les explorations les plus aUentiTt^t font i>as toujours découvrir les cellules vrâicales, et la îttiuia des tumeurs qu'ollcs forment ne permet pas de les recatiiialltc;a ne peut pas les sentir lorsqu'elles sont placées sur la ht» ftê rieuredela vessie. M. Civiale dit ne connaître aucun cas dans hpj le diagnostic a été précis, lorsqu'elles se sont développées mb rectum, vers l'épigaslre et sur les côtés des fosses iliaques. Ob4 fondé à croire qu'il y en a, lorsque, en palpant l'abdomen, oen des bosselures, des tumeurs esceplionnelles qui disparaissenlra l'écoulement de l'urine, et qui se reforment par une injectiOLlli doit ensuite compléter les reclierches par le catliétérisme.
Lorsqu'il soupçonne des cellules vésicules, M. Civiale prac^* la manière suivante, aprfes avoir palpé l'abdomen et pratiquli toucher rectal :
Une sonde introduite dans la vessie laisse sortir la totabûè l'urine ; il fait incliner le malade à droite et k gauche, « ^ amène encore une petite quantité d'urine ; il presse sur l'ib et il engage le malade à faire des efforts d'eipulsion qui font sortir un peu de liquide. Il cesse de faire des pressions peodaelfa de temps, recommence ensuite, et l'urine coule encore. Il «splik vessie avec des injections d'eau tiède, jusqu'à ce que le d'uriner, se fasse sentir; il laisse sortir l'injection eu tant les manœuvres précédentes; et si les mômes pliénomoî* se produisent plusieurs fms, il est fondé à croire qu'il v aiia Mlules.
La sonde peut entrer dans une cellule, il faut agir dans <x a avec la plus grande précaution, dans la crainte d'une perfonM des parois de la cellule dépourvues de tunique charnue, et s* vent ramollies par l'inflammation. On est averti de la diretlioti ps par la sdtide, en voyant la profondeur où elle est entrée. « appréciant la quantité de liquide rendue et le peu de facililédrk mouvoir.
ARTICLE 11