MALADIES DE LA PROSTATE ET DE LA YESSIE
ne pouvant être aoienée au dehors par la sonde» produit' une in^ flammation qui« da tissu cellulaire, se propage au péritoine et est promptement mortelle.
Lorsque Tépanchement se fait rapidement et abondamment, le tissu cellulaire ne peut pas s'organiser en parois épaisses pour s'opposer à rinfillration, qui produit bientôt du pus. Ces deux liquides, mélangés, décollent le péritoine et pénètrent quelquefois jusqu'aux reins ; et si c'est eo avant, les trajets purulents peuvent remonter jusqu'à l'ombilic, ou descendre vers les cuisses en passant par le trou obturateur.
Dans la rupture traumatique, les bords sont irréguliers, et on } a reconnu des traces dd contusions, c'est-à-dire des ecchymoses, des infiltrations sanguines et des caillots de sang.
Lorsque la lésion s'est étendue au péritoine, la rupture est plus grande dans cette membrane que dans les tuniques vésicales. Dans un cas la muqueuse de la vessie a formé un bourrelet fennant presque l'ouverture. On retira trois pintes d'urines mêlées de sang à l'aide de la sonde (n" 33 des tableaux de M. Houel).
Les bords de la déchirure peuvent encore être disposés de façon à la fermer par la pression du liquide contenu dans la vessie, et chaque fois qu'on fait le cathétérisme, on retire une certaine quantité d'urine.
Rupture spontanée. — Ce mode de rupture est plus rare que celui qui a lieu par une action traumatique. Dans les quarante-sept faits publiés par M. Houel, on le compte seulement sept fois, six à la face postérieure et un à la partie supérieure de la vessie. C'est presque toujours à la face postérieure qu'elle a lieu, et toujours au-dessous du péritoine. L'épanchement a lieu constamment dans le tissu cellulaire du bassin.
Lorsque l'irruption de l'urine ne se fait pas instantanément, il se forme un kyste protecteur qui arrête l'infiltration.
Si la rupture spontanée n'est pas le résultat d'une inflammation gangreneuse par distension, elle est la conséquence d'une hernie tuniquaire. Les bords de la rupture ont alors un aspect qui leur est propre et qui font voir, par l'autopsie, si la rupture est traumatique ou spontanée, à moins qu'une action traumatique n'agisse sur une hernie do la muqueuse; dans ce cas, il serait difficile de préciser le vrai oaractt'^ro de la lésion.
Lorsquo la rupture est spontanée, l'ouverture n'est pas régulièrement transvorsnlo ou longitudinale^ ainsi qu'on le voit dans la rupture trauumliijuo. Kll«> est arrondie ou triangulaire, et les bords ir&i minu)» diniinuout d'épaisseur à mesure qu'ils approchent de
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l'ooTeriure. La face extérieure de ses bords est dépourvue d'enveloppe musculaire, et en même temps on voit d'autres hernies de la moqueuse à des degrés différents, qui aident à faire reconnaître le mécanisme de cette lésion.
M. Déguise fils a constaté un ramollissement considérable des
. parois vésicales (n** ti2 des tableaux de M. Houel).
Diagnostic. — Le diagnostic des ruptures de la vessie est généra-
I tament facile à établir. S'il s'agit d'une rupture traumatique, la
I connaissance de la cause d'une part, et l'introduction de la sonde d'une autre part, font cesser les doutes, que l'étude des symptômes
^ généraux n'a pas suffi à dissiper.
j Les difficultés sont plus grandes lorsque la rupture est spontanée : il y a absence de cause extérieure, et ce n'est pas toujours
I immédiatement après les angoisses de la rétention que l'acddenise
^produit. Dans ce dernier cas, aux douleurs de la rétention succède
g on moment de calme produit par la sortie de l'urine à trayersla déchirure de la vessie; mais bientôt les accidents graves que nous avons décrits se développent par le contact de l'urine avec les
^tissus; et l'ensemble de ces symptômes fait reconnaître la nature de la lésion. Le cathétérisme ne peut pas toujours être employé dans
^ ces cas; tantôt il est difficile à faire, lorsqu'il y a une hypertrophie de la prostate, qui a pu rtre la cause première de tous les accidents; tantôt il est absolument impossible, lorsque Turèthre est oblitéré par des rétrécissements. On a donné le conseil de pratiquer le tou-
\ cher rectal. 11 peut faire reconnaître une hyi)ertrophie de la prostate, mais non une rupture de la vessie.
Sympiâtnes. — Les symptômes sont locaux et généraux, et à peu près semblables dans les ruptures traumatiques et dans les ruptures spontanées. Dans le premier cas, on reconnaît une cause extérieure absente dans le second.
Symptômes locaux. — Ordinairement il y a une ecdiymose sur la partira atteinte par le corps vulnérant : une douleur très vive, arraciuni des cris au malade, a son siège dans le bas-ventre. Cette douleur peut se produire tout de suite après la contusion, ou se développer longtemps après. Elle est soumise à la rapidité plus ou moins grande de l'épanchement urineux. Elle s'étend bientôt sur tout le ventre, à mesure que la péritonite se complète.
Le besoin d'uriner est vif et sans relâche, souvent inassouvi, et toujours la cause de profondes douleurs. La sonde introduite amène peu ou point d'urine, à moins qu'une disposition des lèvres da la déchirure se soit opposée à l'extra vasation totale du liqoid& F est mêlée de sang et cpiand elle a cessé de couler, c'est dr