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DES ABCES DB U VESSIE

I qui uuil les différentes couches des parois de la vessie et les sé|)are

it dans une étendue plus ou moins considérable. Ruysch ( 1 ) en a cité un

■ exemple. Un malade, âgé de vingt-cinq ans, avait une très grosse 9 pierre dans la vessie : il fut taillé, on ne put extraire le calcul et il

■ mourut. Le% parois de la vessie étaient très épaisses, divisées en la-

■ melles et séparées par des couches de pus.

■i D'autres fois le pus est aggloméré en plusieurs foyers, ou enfin il Ik n'y en a qu'un seul.

Jk Les abcès multiples sont parfois très éloignés les uns des autres; ■ c'est ordinairement vers le sommet et sur la face antérieure de la ^ vessie qu'ils se forment. On a pris pour des abcès de la vessie des gji collections purulentes de la prostate ou du pourtour du col de la ^) vessie, et on a cru à tort qu'ils pouvaient se développer dans la paroi inférieure de cet organe. Ces abcès péri -prostatiques existent ^ en même temps que d'autres, envahissant les parois vésicales, g. ainsi que H. Civiale (2) en a vu plusieurs exemples à l'hôpital ^f Necker.

^1 Ils sont placés, tantôt près de la membrane interne et tantôt près ^ de l'externe de cet organe; cette situation intlue beaucoup sur leur ^ terminaison, puisque, dans le premier cas, s'ouvrant dans la vessie, le pus peut être entraîné par les urines, et que, dans le second, ^ crevant dans l'abdomen, ce liquide s'épanche dans le bassin et quelquefois dans le péritoine.

Ils s'ouvrent également une issue dans la matrice, dans le vagin ' et l'utérus.

Causes. — La rétention d'urine est la cause ordinaire de la formation du pus dans l'épaisseur des parois de la vessie. Chopart et d'autres ont fait connaître des faits de rétention ;d* urine occa- . sîonnés par la présence d'un calcul dans le col de la vessie et dans l'urèthre, et ayant donné lieu à la formation d'abcès dans les parois vésicales. M. Civiale dit que la présence prolongée d'une sonde dans la vessie peut y produire des abcès.

Selon l'opinion de Baillie, ils peuvent être la suite de toute irritation prolongée, soit du corps, soit du col, quoiqu'il n'y ait pas rétention d'urine, et sans qu'on puisse découvrir la relation entre le point enflammé et l'abcès.

Les contusions violentes sont propices aussi à leur développement. Hellwig parle d'une femme qui reçut un coup de pied de vache dans le ventre, et qui succomba après la formation d'un abcès. Morgagni a fait connaître l'histoire d'une femme qui mourut à la

(1) Ruysch, Observai, anat. chirurg., p. 82. (2; CiYiile, (oc. cit.^ I. m, |:. 107.

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suite d'un abcès l'ormé par l'iiitroduction d'une longue aiguille dani

le vagiu.

Dautrt^s Tois un ne découvre aucune cause appréciaMt*, comiiii> 00 le vuit dans le fait cité par Chopart, d'une femme qui acx^ueiui pour Ih septième fois : il fit sortir le pus par une incision sur U ligne blanche; et dans celui sî^ate par H. Citiale, d'un jeune homme qui eut un vaste abcès à la face antérieure de ta vcssIp, taia qu'il fût possible d'en trouver la cause.

Diagumiic. — U est très difficile de reconnaître les abcès des parois de la vessie. Ils ne se présentent pas toujours sotls la forme d'une tumeur; et, fût-elle même très développée, il est presque impossible (le savoir si cette Lumeur a grandi dans les parois ou «a deliors d'elles, et entin si elle contient du pus.

La sortie d'une ceriaîne «luanLlté de pus mélangé d'urint^, cm pur. n'indique rïeri de particulier quant à la réalité de l'abc^ En eflêl. le pus surts|iuntaiiémeni,ou il reste en masse, lorsqu'il «nd<» cellules autour de la vessie; et l'autopsie seule lc> fait cuniiallN [I]. On peut donc facilement les ignorer pendant la vie.

La position occupée par la tumeur peut la soustraire nui recherclies les plus attentives, principalement chez les sujets uUsm, et elle n'est jamais assez développée pour être recouDUe par le toQcher et pour faire apprécier son contenu.

Les explorations vésicules sont éaiilement de peu de ressouro» pour savoir si la tumeur est formée dans les parois ou au debm d'elles, ainsi que pour sentir une llucluation.

C'eât donc seulement quand elle eït placée au sommet, ou iU tac* antérieure de la vessie, qu'il est possible de la reconnaître [«f le loucher. Une méprise est cependant encore facile infimi- daiis a cas, c'^t lorsque, dans une rétention d'nrine, par exemple, la vf^'^ fait saillie à l'aine, au Heu d'être apparente dans la ligne médiane

Verdier dit qu'une pareille tumeur a été prise pour un abcès Un l'incisa, et 11 en sortit de l'humeur el une pierre.

C'est surtout lorsque des obstacles empêchent de fiiîre le catbi^ térisme que l'erreur est proimble, puisqu'on ne vide pas imtn^ diatement la vessie. On peut encore coiilbndre les abcès des pawô avec ceux ilu tissu cellulaire iimhiiinl, qu'ils s'ourrent ou uontfaai la vessie. Ces derniers re.iseniblent aux abcès pérî-uréthrani, ijui ne communiquent pas avec le canal.

La cavité de l'abcès est isolée de la vessie! celle-ci, iHont pleift d'urine, elle n'en laisse pas sortir piir l'ubcè^; et qutiml les dem

(1) fiuMins A« ^a SoàetimatomivUt 1813. |i. tC.

DftS ABcftS DE La vessie. 371

cavités sont en commanication, il est difficile de savoir si Tabcès s'est ouvert dans la vessie, ou si cette dernière a laissé filtrer une petite qtiantité d'urine ((ûi à doiiné lieu à la formation de i'abcès.

L'épaisseur des parois vésicales et de la tumeur, généralement très grande, tend à faire croire que la tumeur a un volume très considérable; et^ selon le diamètre qu'elle prend, il est facile de la confondre momentanément avec des abcès des aines^ de Tbypogastre, des fosses iliaques, avec le déplacement du rein, ou, selon H. Gama, avec un testicule resté dans le canal inguinal.

Symptômes. — Les symptômes ne sont d'aucun secours; ils sont négatifs. La douleur, il n'y en a pas toujours, n'a rien de spécial, et les troubles fonctionnels de la vessie, très légers généralement, ressemblent à ceux des autres maladies des voies urinaires.

H. Qviale a eu recours aux injections dans la vessie pour préciser un diagnostic. Après avoir introduit une sonde dansla vessie, et avoir laissé sortir l'urine, il reconnut qu'il ne s'était opéré aucun changement dans la forme de la tumeur qu'on sentait en palpant l'hypogaslre. Cette tumeur n'était dune pas due à Taccumulation de l'urine, puisque ce liquide venait d'être évacué. 11 fil ensuite une injection d'eau, de manière à distendre la vessie et à pouvoir l'explorer avec la sonde. Cette recherche ne fit rien connaître; seulement la distension de la vessie rendait la tumeur plus saillante, sans rien changer à sa forme. 11 était donc évident qu'elle était formée aux dépens des parois de cet organe et des tissus ambiants. Pronostic. — Le pronostic est toujours grave. Les abcès de la vessie sont généralement la conséquence de profondes altérations des tissus, et ils peuvent occasionner les accidents les plus sérieux en laissant infiltrer le pus dans le bassin ou dans le péritoine.

Le danger est grand, surtout lorsque de l'urine est mêlée au pus.

Cependant la mort peut être éloignée encore, soit par la position;

soit par des adhérences de l'abcès qui ont dirigé le pus vers la

peau où il s'ouvre ; cette ouverture laisse écouler le pus et elle se

transforme en fistule.

La terminaison la moins grave, c'est l'ouverture spontanée de l'abcès dans les voies urinaires. Dans cette circonstance on est fondé à espérer une guérison.

Traitement. — Il n'est pas possible de formuler un traitement

régulier applicable aux abcès de la vessie. Cependant un principe

dont on ne doit pas s'écarter, c'est de chercher à créer une issue au

pus et à agir le plus rapidement possible.

C'est avec la plus grande précaution qu'il laut ouvrir les abcès de

mnns dlm t'crusi^nri ma rtaaa

lnKttnU! une forme iri» itrépi&tn. Cm BtrgaBtiis, le UMU lie rinwvrf t^§teala, wol trè> ditwJibUblefc.

Leur H^. lii^r vulume. leor fonne. len» |>enienl e( litur u.TRitnsn'Mt ii'oiil rien de icgolier; eC ^cil

u>a'i<niT% )'aDlo|»iv (|ui t«» fait ontins&re.

/iiurfeotiV p/àHtÀo^it/u* . — Ces tumeurs font daraUon partielle des (wroU àc ta vessie. Cest ctMa loa calenleux, à la «lile d'une iniUlioa proloagA» de h ««M

qu'elle» fie (lt^-elo|ipfn)L Ellfrs se dessinent snr Is Eace eUt-jiK di vûc^, et les explorations internes ne font rien dêcODTTîr.

Lei cléniiajU<iui les composent ont une grande ré^tance, ei \ea liiiinogén^itét-stiti complide, qu'on ne trouve aucune trac« des ta» primitif», Mit de la vessie, soit des parties qui l'etilourent. Si U maladie fait des progrès, la masse indurée acquiert une amureun larda^'W!, qui lui donne l'aspect d'un squirrhe.

M. AndruI dit avoir vu le tissu cellulaire qui unît les tunique musculeuses t-\ muqueuses de lu vessie, d'une épaisseur consideral>le, et ressembler au squirrhe dans beaucoup de porols.

Ces tumeurs {teuvent rester très petites, et dans d'autres circoRsiunces, ou les voit occuper une grande surface.

Diagnoitic. — On ne peut les reconnaître que si le sujet el maigre, et si elles sont placées sur la face antérieure de l'organe. I] faut d'abord y introduire une sonde, on place ensuite une main sur le bas-ventre, et l'on circonscrit la tumeur entre la sonde el It main. Cependant il y a encore des causes de méprises ; on sait i|m la face antérieure de la vessie est souvent le siège d'abcès, ou qu'elle retient des cor|»s étrangers fixes, qui peuvent faire croire à la présence d'une tumeur, alors qu'il n'y en a pas.

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