CHAPITRE PREMIER
DE l'uRÈTURK (1).
ARTICLE PREMIER
DB L'UBÈTHRE chez l'HOMME.
S I*'.— 1^ rarèthre en général.
L'urèthre s'étend du col de la vessie à rextrémité de la verge.
On Ta divisé en trois portions à cause des organes qui Tenveloppent et des différences que Ton remarque dans sa texture.
1"* La portion prostatique, enfermée dans la glande prostate, est placée entre la vessie et la portion membraneuse.
2* La portion membraneuse ou musculeuse, enveloppée de faisceaux musculaires , et de texture charnue, a fait croire à l'existence de fibres contractiles : elle est placée entre la prostate et le bulbe.
3* La portion spongieuse, formée d'un tissu spongieux et aréo* laire, s'étend de la portion membraneuse à l'extrémité du gland.
(1) Les deuils anatomiques qae Tod trouvera daos ce préambule sont préseotés moins pour faire connaître complètement Tappareil urinaire que pour rendre plus facile Pintelligence des (kits pathologiques et des procédés opératoireu que nous nous proposons d'eiposer : c'est ainsi que nous n'avons pas cru devoir décrire les reius, les uretères, etc.
2 AlfATOMIE DE l'aFPARSIL rRINAIEfi.
I. Poriitm jftro8iaiif/ne. -^Ia loiigueir do te portion prostatique •ubit l(fK variations de volume de la prostate; très adhérente à cette gliindfS elle est Houmise k toutes les modifications de sa forme.
Examinée chez l'adulte, à Tétat normal, elle mesure 2 centinintres et demi de longueur ; son diamètre est de 7 à 8 millimètres à 80» deux extrémités» c'ett-ànlire à son entrée dass la veisie et à Hon union à la portion oiembfaneuse. M. Sappty (i) dit que * Toriflce interne de Turèthre ne dépasse pas & à 6 millimètres de diamètre ; c^epondant, ajoule-t-il, Texpérience a démontré que Ton peut, sans Ix^aucoup de difficultés, le traverser avec des instrumentA de 8, 10, et même 12 millimètres.
Vers W milieu de celte poftion, uue dé{>ressk)n fait décrire une courbe il Turèthre, et augmente son diamètre de 1 millimètre à 1 millimètre et deiiâ
En se rapprochant, les lobes latéraux de la prostate aplatissent rurèthre et mettent ses \mto\& en contact. Ce canal cesse d'être circulaire et il forme deux gouttières : Tune creusée dans la face rectale de la prostate, et l'autre dans sa face pubienne,
Kn se réunissant sur la face rectale, les parois latérales de l'urèthre forment une crête, dont le sommet est à quelques millimètres audessous du col de la vessie. Cle renflement s'étend presque à la portion membraneuse, on diminuant d'épaisseur : c'est le vérumontanum ou la crête unHhrale (flg. !A); sur ses côtés s'ouvrent les canaux éjaculatours« ouvertures circulaires et peu apparentes (5-5). Près de si>n si>uunet œnvergent les orifices des conduits prostatiques.
Au Si>nunet de rextrémité arrondie du vérumontanum, une (tèpNesioii salière ke orifices des canaux €|iaculateur& : c'est Tutri* cule iMTostatique. Chei quelques su^iets elle a mesuré uu ceiitiiuèln> de {irotouiieiur; et uae exception très rare a été observée par M. nolbeau> qui a vu les canaux éjaculaleiurs s'ouvrir dans cet utncuU\
Li surface qiii sépare te soBUttet de k crête uréthrale du col delà v>M$ie (fig. I. 3\ a été uemoiée portioa sus-montaiiate par M. Mercter«
Dans Tout uonu^U cet es)«oe est de pou d'importance, mais de» <|ii\hi Mat pathi4oc:îqiie appamil* il devteût te ciuse de grands dterdn» : il a^meiite te cMurbe du caual au-itessous de Torifioa vésk^K de uiani^' à Ikinc croire à Texistetioe d*uu obstacle. Cet état |vilte>K^iie a flè dt's^iè par Anu$»l »nis te aoaa da valmte ptWrique et d« luette viiskmk. A Tètat normal, cette sarbce ne
ni l'urkimbi chB! L'aomrt. ' s
Tait jinuis une saillie appréciable, et il est prolmble qu'on a pris uu OMninencement de maladie pour une disposition régulière.
La portion prostatique est recouverte d'une membrane muqueuse très fine et très lisse que nous examinerons plus Urd.