TiMD irMiire da balbe
II. Portion taemkmtnae. — Cette partiede l'urèthre, nommée aussi portion mnscoleuse, soit à cause des muscles qui l'enveloppent, soit k cause de sa texture diamue, ressemblant à la fibre musculaire, s'unit en biseau à l'extrémitc du bulbe, après avoir traversé l'aponévrose moyenne du périnée. Se longueur est de 2 centimètres. Extérieurement, elle est recouverte d'une membrane grisftire, d'ap<
pstrattt^. UïmtWKt, Vn% adbéreaUe m% Iksos Toisnis; csl imôrîeuf'^fumi, iïuite metàbrune maqaeiue très fine qa'oo àéiMbe avec piiiîUi iUt U MitMtance de l'arèchre. Elle est douée d'âne grande nt^mitfîUUi ; peu <f%t4E^sitile quand ou agit brusquetoent, cUe se kisse ili%U;ridre U^uc^iup lonrjue la dilatation est faite avec len- Utur, H<;fi éfiaiMeur est moindre que celle des autres portions de runftlire, et non calibre est régulier et uniforme dans tonte sa longueur.
(.a <^)U|ie en travers de cette portion de l'urèthre montre une r.ouclie interne, formée par la membrane muqueuse, une couche lunyiumii plus épaisse, qui est un lascis de vaisseaux, et enfin unoc(Midi(! cxlerne plus dense que les précédentes^ formée par l'agglomrnition et rentrecroiscment des fibresmusculaires.
III. P(fr(wn$jx)nfjieuie. — Nommée spongioso-vasculaire par M. le professeur Jarjavay. Elle s'étend de la portion membraneuse à I Vxtn^inité du gland où elle s'ouvre par une ouverture allongée, ou méat (irinalrc. Kilo est enveloppée d'une tunique fibreuse et nacrée, nuuxivnrln dans son tiers antérieur par le fourreau de la verge, et dans sn.H doux tiers postérieurs par du tissu cellulaire et par le scrotum.
(înf gaino vasculairo, agglomération de vaisseaux très déliés, et formant (rinnombrables anastomoses, constitue des parois épaisses dont la direction des vaisseaux d'arrière en avant met le gland en ctxnnmnication avec le bulbe.
Il est imposant, |»our comprendre le mode de formation des n^h^tVissoments do l'urtMbre, do faire remarquer que ce tissu vasculairo xVélond stnilomont du bulbe au gland, et qu'on n'en trouve nul vostigi> dans aucune autri' |H)rtion du canal.
iVUc gatnc vasculairo, isi>ltv j>ar le scalpel, ressemble à un fuseau dont la gn>sso oxlrt^mlé o^^t représentée par le bulbe.
Los libres nuisculaires qui, selon certains anatomistes, longent ixste (Mrlion du canal, ne sont pas suffisamment démontrées: Ki44h^U dit n'awMr jamais vu la couche musculaire figurée par K. IU\inc, el admise par Hunier et jvir M. OJviale,
IV. /^WAc 4t rnrkkrc. — EntièreiiHmt spongieux (I), le bulbe» v»i\ni\xHl (^r U {Vtau du |¥Hnmy\ sV'taul jusque près de lanus dont il <t54 îst-^virc |vjiv un osjvjkx* <le deux oen!in)èUnes el demi. Il est formé |\ar vm ronAcmcnt «ic U gaine Misculaire constituant la base de la )yvrikM> s|^MfigK*M:^ <k ruixHluf^. En anrièi>c. il dépasse ce canal, et il
j^ .Uq«v«^> a<VïtoiYilMt$ mvMm$9^mf mr Vwrètkrt de Ik&mmc^ taS6, ^, ^, I ^^. ia-4>%
DE L*(JRBTBRB CfflZ L'OOMMI. 5
s*aiTondit en forme de bulbe allongé entre les deux racines des corps caverneux; sa base, dirigée en arrière, recouvre la moitié de la face inférieure de la portion membraneuse. Il est soutenu par une membrane fibreuse qui s'amincit en se rapprochant de ses deux lobes, afin d*en permettre la dilatation lorsqu'ils se remplissent de sang.
En avançant vers l'extrémité antérieure du pénis, le bulbe diminue de volume, et bientôt il est réduit à Tétat d'enveloppe spongieuse de la portion mobile de Turèthre, qui en a reçu la dénomination de portion spongieuse.
Près de l'extrémité antérieure du pénis, cette enveloppe s'épanouit, et elle forme un renflement nommé le gland.
V. Glantt. — Cet organe a la forme d*un cône tronqué : très oblique à sa base, il emboîte sur l'extrémité antérieure des corps caverneux. Son bord postérieur, renversé en arrière, est la couronne du gland, qui dépasse, sous la forme d'un bourrelet^ la circonférence du pénis.
La cloison compacte et tendineuse des corps caverneux fait dans l'épaisseur du gland une saillie considérable sous la forme d'un sillon, ouvert par en bas pour recevoir la partie antérieure de l'urèthre, près de son orifice extérieur.
11 se dislingue anatomiquement de toutes les autres parties de la verge, par sa position, par l'abondance de ses vaisseaux et de ses nerfs, distribués sur une large surface (i).
Le sommet du gland porte une ouverture allongée : c'est l'orifice externe de l'urèthre ou le méat urinaire. Au-dessous de cette ouverture un repli de la peau et de la muqueuse unit le gland au prépuce ; sa forme varie beaucoup : c'est le frein de la verge.
Le gland placé en avant et en haut de l'urèthre, et le bulbe en arrière et en bas de ce canal, changent la direction de l'axe de ce conduit et donnent des épaisseurs difierentes à ses parois. En arrière, l'épaisseur de la paroi supérieure est à peu près égale au tiers de la paroi inférieure; dans la partie moyenne, ces deux parois sont d'une épaisseur égale, et au niveau de la couronne du gland la paroi supérieure a sept ou huit fois l'épaisseur de la paroi inférieure (2). Le gland est donc mis en rapport avec le bulbe par un canal vasculaire et spongieux enveloppant la portion mobile de l'urèthre.
VI. Portion mobile, spongieuse ou spongioso -vasculaire. — La longueur de cette portion est de douze à treize centimètres, et elle
(1) Kubelt, De l'appareil du sens géniiaU iB5l, p. 12.
(2) Sappej, loc. cU,, p. 55.
s AHiTOmi DK L'irPAIRL CntmttB.
eH nmawerte par une membrane muqueuse peu adhérente à la sulMianre propre de l'urèthre. Celte membrane forme des replis des tailHex vflivulaircs, utiles à bien connaître, à cause de leur imporlance dans In pratique du calliétérisnie.
ï lli — De la aarfaco mDqneHe de l'aréthre.
Les l'cplis valvulaires de la muqueuse uréthrale sont constants ou eiri'ptiounelsdanscertaines régions. Lorsque les premiers manquent on i;ti trouve toujours des traces dans leur siège liabituel. Celui dont les rudiments ne font jamais défaut est placé derrière le méat urinaire, à la distance d'un centimètre et demi, à la paroi supérieure 4u canal. Son bord libre est dirigé en avant vers l'ouverture du conduit, et il forme un culde-sac. Il a été particulièrement décrit par M. Guérin (1) qui en a donné la figure suivante [fig. 3). Il acquiert quelquefois une dimension considérable; je l'ai vu s'étendre jusqu'HU méat urinaireet paraissant le diviser en deux ouvertures, Cette disposition est très apparente chez tes sujets atteints d'hypoepadias.
Ce développement exagéré est une
exception. Ordinairement ce repli est peu
saillant et il forme un petit cul-de-sac.
A, F«<-p (iipi<Hfur« d* rurf- U"^ ""'™ valvule de la muqueuse est
ihn. placée à la paroi inférieure de l'urèthre,
tt. l'.rollM.'rolc d« Il roi» j, „„ centimètre du méat urinaire ; elle
C. S()ir( plic^ dan* If cal- forme une excavation nommée fosse na-
*^ "f- viculaire (fig. 3 A] qu'Amussat n'admet
" "'"'"' pas: la dilatation n'est pas réelle, dtt-it.
1(1 pjr.ii est tr^ dilatable, et la présence de la valvule fait crmre à
une rnvilé. On ni* la voit jamais sur les sujets dout le méat urinaire
rst Itirtto ; ri dant: ces cas le canal semble être cylindri<[ue. Clies ceux
au nintraire dont le méat est petit, on sent une dépression aussitôt
ipt'on n di'|Hiss(^ l'ouverture externe.
I>n en tntuve encore de très p^ilesdansla portion musculeuse et ^nsU )M)rtiiin prostatique. H. Codart (2) a décrit une valvule [riacée
il <iurrii), Hlf¥ittnlf 4e fhiTHigif apértloirt, ISS3, I roi. in-l3,flf.,y. SS6.
M L*riitmi CHEZ L'RHniR, surnn descùU^s diMvrumoiilaniiin. Elle était mince, membraneuse, en forme de nid de Jilgpon, et son bord libre était tourné vers la vessie.
La muqueuse de la portion spongieuse est perforée de petites ouvertures connues sous )e nom de lacunes de Horgagni. Ce sont des prolongements de la muqueuse s'enfoncant dans le lissu êreclile: ils ont deux ou trois millimètres de profondeur, et quelquefois davantage. Leur stége le plus ordinaire est la paroi supérieure, et elles sont souvent la source de dilficultés, quand on veut introduire dans la vessie des bougies filiformes.
On a admis en France, ëous le nom de cul-de-$ac du bulbe, une disposition due à la grande extensibilité des tissus de cvUtpartie. En pressant avec ledoigt la faco inftirieure du canal, on forme un eufunccment dans lequel l'extn>milê des instruments est souvent arrêtée, et l'obstacle accidentel est en raison de la pression.
La portion spongieuse s'élargit régulièrement d'avant en arriére, pour se rétrécir brusquement ù son union Ji la portion membrnncuse. Elle est enveloppée d'une gaine fibreuse, adhérente en haut au corps cflverneus, et en bas aux côtés des muscles bulbocavemeuï, à l'aponéwose périnéale superficielle, an scrotum et & la peau de la verge.
On a décrit un ventricule de la prostate qu'on voit IrËs clairament, cltci; qucl(]ues sujets; il ne dépend pas de la dilatation des tissus do la glande, ainsi qu'on ledit, mais il est formé par t'ungle de l'incurvation de la portion postérieure de la prostate montant vers le ml de la vessie .
vessie. ^^
. Cul-de-si C V^riini' D. Valrule pilnrlque
8 ANATOMIB DB L'APPARBIL OBINAIRB.
S m. — Des «•■rlivroa de rvrèllire.
Les anatomistes ont admis plusieurs courbures dans Turèthre : i* une dans la portion prostatique, 2"* une dans la portion membraneuse, 3* une dans la portion spongieuse au-dessous du pubis, 6* une enfin dans la fosse naviculaire.
D autres Tont considéré comme un canal droit. L'importance qu'on a attribuée à ces deux appréciations si différentes est exagérée, surtout au point de vue du cathétérisme. Évidemment ce canal n'est pas droit, mais il est facile de lui donner cette direction et de lo j>arcourir avec dos instruments droits. Les nombreuses courbures divrites avec un soin extrême ont peu d'influence sur rintroduction de la sonde, puisqu'elles peuvent toutes être ramenées à une seule, la courbure intrapérinéale, commençant au bulbe et finissant au col de la vessie.
G>tto division arbitraire ne peut pas satisfaire ranatoaÛBte qui examine avec soin des détails dont le chirurgien se préoccupe moins ; et la seule courbure importante pour ce dernier est celle où il rencontre des difficultés à introduire les intruments : celle enfin qui conunence au bulbe. L.es autres courbures disparaissent par le fait même de rintroduction de la sonde qui les redresse successivemoit.
On peut préciser la courbe normale de TurèChre dans le périnée en U comparant à un quart de cerde d'un rayon de 2 centimètres H demi
Les \*arialions de celle courbe sont nombreuses el qu^aefob considérables dans létal patholc^ue.
^ nr. — Be la liBfBW «e ravédbrc
l>n a donné des longueurs difieraites à Turèthre. Les uns ront mesura sur place, en rapport avec les parties voisines; les aalres Tout étudié api^ awiir enlevé I apparal urinaire ; d'aulnes enfin Tool examiné apvvs Taviùr complètement ÎNolë. Très extensible, œ canal «\le et s allonge par de légéws tractions ; il est donc aisé de €omi¥K«idiv U didtf>enoe tks mesures oblaïues dans descancUtions
M. JUija^^y a publié le tableau suii *imt^« à lunèthnp l* :
Y<rtin«i Sà*if«f«s4e
HràM Si 11 à »
LiUKw S2 I t à Xi
r Eut, niL,^ •«IL
M L'imiTBBB CHIZ L'HOMIII. 9.
Pal6o 8à9 IraTert de doigt et qnelquefoif plot.
Sabatier 27 à 32 1/2 ceotimètref.
Bojer 27 à 32 1/2 centiinètrefl.
Watbely 21 1/2 a 24 1/2 ceoUmètrea.
Dncamp 21 1/2 à 24 1/2 —
Ullemand 21 1/2 à 24 1/2 —
Amossat. 21 1/2 ii 24 1/2 —
J. Cloquet 23 à 30 ceotimètres.
Lisfraoc 24 1/2 à 27 centimètres.
H. Cloqaet 24 1/2 à 29 1/2 centimètres.
Blandin 21 1/2 à 24 1/2 centimètres.
Malgaigne 14 à 16 centimètres.
Yelpean 14 à 19 —
Merdec 14 à 19 —
Pétreqoln 16 1/2 i 17 centimètres.
Qviale 13 1/2 à 19 cenUmèlres.
Ces mesures peuvent être ramenées à deux groupes : dans F un les résultats ont été obtenus après la dissection, et la mesure attribuée à Turèthre est de 25 à 35 centimètres; dans Tautre, Texamen a eu lieu sur place et les rapports ont été conservés : il a donné à ce canal de 14 à 19 centimètres.
M. Jaijavay a mesuré Turèthre de cinquante sujets^ et il a constaté sur trente-trois une différence de l/!i à 17 centimètres; sur huit, la longueur était de 18 centimètres; sur dnq elle était de 19 centimètres; sur trois de 20 centimètres, et sur un de 23 centimètres et demi
Il y a une différence entre les mesures données par M. Malgaigne et celles trouvées par M. Jaijavay, bien que les procédés de mensuration aient été les mêmes. M. Jarjavay explique ce fait par l'Age des sujets qui ont servi aux études. Il est à remarquer que jusqu*à environ trente ans les mailles du corps spongieux vasculaire n'ont pas encore toute leur ampleur. Plus tard ces mailles plus développées sont gorgées de sang^ et elles augmentent d'autant la longueur de l'urèthre.
M. le professeur Malgaigne a fait ses recherches au Val -de-Grâce, c'est-à-dire sur des sujets ne dépassant pas trente ans (1). M. Jaijavay a opéré à TÉcoIe pratique, où il a eu à sa disposition des sujets de tout âge.
Ce qui importe le plus au praticien, c'est de connaître les dimensions de l'urèthre de Thomme vivant ; c'est donc sur l'homme vivant qu*il faut les étudier.
Voici la méthode de mensuration qui me parait la plus certaine : Une sonde flexible, ouverte aux deux bouts, étant introduite dans
(t) Malgaigne, TraUé d^anaiomie chirurgicale eî de chirurgie expérimeniale^ 1859, 2* édil., l. II, p. 432.
10 AVATOm M L'APTAim. tlOUIll.
la vi*M(ie, an là retire lentement jusqu'à ce que TurUie M ftorte plus, c'cètà-din' jus<|u'à ce que rextrémité ouverte de la sonde soit dans i(; ciA iUt la xi'bMe. On place Tongle du pouce sur la aonde^ contre le uw'âi uriiiaire, on la retire, et on mesure l'espace compris entre le |K>iiit u\iàn\m par Tongle et rextrémité ouverte de la sonde. Cet cHparcj donne; la longueur totale de l'urèthre.
U«H diinentiioni» partielles sont aussi très variées. J*ai étudié un \^v\i\\(\ nombre d'urèttires par le procédé ci-dessus, et j'ai obtenu pour r('*i»ullat une longueur de 16 à 18 centimètres, divisée de la manière Kuivunti* : du lUf'at urinaire à l'extrémité postérieure du bulbe, de 11 ù 13 f'cntirnètres; et du bulbe au col de la vessie, 5 centimMres.
Il (tKi à pcMi prc*» impossible de connaître sur le vivant, même approximativement, la longueur de la portion membraneuse. JeTai c*xaminée sur le cadavre, sans Tisoler des parties voisines, et je crois pouvoir dire c|ue dans l'état normal elle ne dépasse jamais 2 centiniMroM à an Uwxs inférieure, et 2 centimètres et demi à sa face supériiMiro.
Os rfohfirolies ont été faites sur des sujets dont la prostate n'nvait subi aucune altération.
(*o i|ui prouve Tinfluonce des procédés de mensuration, c'est que M. Mnigaignoa vu un urtMhre de 15 centimètres atteindre près de 30 oiMiliuïMri's, apris (pie la verge eut été isolée de ses enveloppes et soumise i^ di« légères tractions.
Li«s longueurs plus considérables de la portion prostatique sont toujours la«rons<Viuonre d*un état pathologique.
M, Sappey a recueilli des faits prouvant que la longueur de ruWMhro n*eist |>as dépendante do la longueur de la verge, bien que Im vaHiMi^ do dimension soient toujours dans la portion spongieuse ou i^énienno. (>t anatomiMe cite entre autres les observations suix^ntcxs ; Itv^ api^areils p^nito-urinaires de deux hommes adultes fMant pUci^ sur la nW^ne table^ sur Tun de ces appareils, la ^*erge a>ait ikHileuH^nt h centinW^n» de longueur, et semblait atrciphîée : i^ur Taulr^, le peu» avilit 6 c<^uùnètres ei demi ; les deux urèlhres lury^ut nu^NuniSîs H il vit avtv t^onnement que Turèthre de la verge M ptMitf^ mw^rtrait 16 <yiitinHMnrt^ tamiis que Vurèihre de Tautre t^aii 5«ewWw<^U <1e \ 5 w-ntinWHiys, Il résulte de ces observations que los urt^Ures d'uw K^v^HMir «onwale j^euvout ooiocider avec les > «^rjjis les plus OiMmes aw^ l*ien qu avee fc» plus longues, ei que îrt. \ *rv*^tH «V Vwniewr pMlmt principal«»efH >iir la oGurbeasoen*
M L'iJEtmi CHtZ L'uomii. H
s ¥. — »ea mmÊÊètwm ée rvr«ihrc.
Les parois de Turèthre sont toujours en contact, et l'on ne voit pas un canal ouvert quand on ii*y place pas un corps étranger. Certaines parties plusextensibles peuvent recevoir divers instrumenta plus Tolumineux, et cette diRerence a fait attribuer plusieurs diamètres à ce canal. Dans la portion prostatique, au point [le plus convexe de la courbe décrite dans la paroi rectale, le diamètre est ordinairement de 9 millimètres. L*orifice uréthro-vésical admet avec une légère pression une sphère de 8 millimètres, diamètre égal à celui de l'union de la portion prostatique à la portion membraQeuse. Le diamètre de cette dernière, uniforme dans toute sa longueur, mesure 8 millimètres.
La portion spongieuse a trois diamètres difTérents : l'un, de 7 millimètres et demi à 8 millimètres, à l'union du bulbe à la portion membraneuse, s'élargit beaucoup dans lefond^du bulbe, et il diminue insensiblement jusqu'à 5 centimètres à peu près du méat urinaire.
Dans ce lieu, le second diamètre se rétrécit quelquefois jusqu'à 6 millimètres, et enfin il s'élargit de nouveau jusqu'à la fosse naviculaire, où il a de 7 à 9 millimètres.
La face inférieure de l'urèthrese laisse distendre facilement; on y produit sans effort des dépressions qui ont été nommées: !• le ventricule de la prostate, 2° le cul -de-sac du bulbe, et la fosse naviculaiiu
Les parties les plus étroites sont d'abord le méat urinaire^ souvent d'une petitesse extrême. Quelquefois la limite postérieure delà fosse naviculaire est en saillie, et elle devient un obstacle au passage des instruments. A 3 ou ^ centimètres du méat urinaire, le canal est peu extensible, et il forme un rétrécissement naturel.
L'union du bulbe à la portion membraneuse est marquée par un anneau plus étroit que le reste du canal, il est assez résistant pour arrêter souvent la marche d'un instrument.
On a essayé de déterminer avec précision les différents diamètres de l'urèthre : les résultats de ces essais n'ont pas été rigoureux, à cause de Textensibilité inégale de ces tissus qui a fait beaucoup varier les mesures. M. Jarjavay donne la préférence au procédé qui consiste à épingler le canal sur une lame de liège pour comparer ses différentes dimensions ; et de ses recherches il conclut, que ded instruments de U k6 millimètres peuvent parcourir l'urètlire sans mettre en jeu l'élasticité de «ses parois, et qu'on peut les dilater sans accident jusqu'à 9 millimètres, lorsqu'il n'y a pas d'altération organique.
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Il «^a (>1*% Ur;^ et pli» dîkul^e qoe rarètfare de rhnmme, K#f 14^:^, Fti. Bover avût d^os son âêrrke, à rhftptUl da Midi, Mff^ fili^ |#«J#) que d'environ treute-sâi ans, qai Cûsaît serrir Torè- ||#r«r «<i oHL iji faiial, tn^» distenda . oe revenait plus sur lui-mésDe fM/t/r T^iA^êXT Vuriae. le vagin était Inen coofiDnné el pourra de Vhju^î iuUui. Ija ystnÀs de l'urètbre sont formées de deux meni- \9r'dîu%: VuïïH interne muqueuse, se pL'rd en haut dans la ves- %té\ t'i #;fi tian rlan« la vulve; elle fi^rme des rides parallèles en %ni\U*'% liaim la lofif^ueur et se terminant aux deux cmverturvs. l/<iijtf'r i*.%i fihreuM;, <;lastiqueet contractile: elle se confond d'une \nirl aviM: la v<?M^ie, et de l'autre elle donne au méat urinaire un UilHtrtMlt* HHillant et indépendant des parois du vagiu. Tous les replis iUi iM ronduit [H;uvent être effacés, et le tubercule est permanent: \i\m'v H Vl tnitlinu'tn» au-dessous du clitoris, il indique avec pré- < l&Min Im |)lar«f du nM*»t urinaire.
l/fH|»ii('4* (|ui H4f|iare le* niéat urinaire et le clitoris est limité de côlê
( I ) l.urrlirri CtmtidératUm» tur Vurèthre de la femme, TbèMt de Parîi» ftSi-
rÀ} lUhUulhètiur mMiniti^, 180G, t. XUI, p. ii6.
DE Là VESSIB. 13
par récartemeni des petites lèvres. Cet espace, ou vestibule, est très dilatable et peut être étendu jusqu'à 25 ou 27 millimètres: dans ce cas, à la suite du travail de l'accouchement ou de toute autre cause qui a déprimé Turèthre, le méat, entraîné en haut et en arrière» peut remouter jusque derrière la symphyse des pubis.
il y a en cette région un coussinet graisseux très épais qui sépare Turèthre du vagin, et qu'on sent facilement en plaçant une sonde dans Turèthre et un doigt dans le vagin. Ce coussinet, qui disparait pendant Taccouchement, est destiné à fournir les matériaux à l'ampliation du vagin pendant cette opération.