Traité des maladies des voies urinaires
Ainsi que toute la chirurgie, la pathologie des voies iirinaires a subi une transformation complète depuis que la période des méthodes antiseptiques est ouverte ; mais l'application de ces dernières dans toute sa rigueur a paru et a été longtemps irréalisable pour l'appareil urinaire en raison de son anatomie et de sa physiologie propres. Aussi, tandis que la chirurgie générale a fait des progrès rapides et est arrivée en une quinzaine d'années à un état si voisin de la perfection que peu de modifications lui ont été apportées depuis lors, la chirurgie urinaire, timide à ses débuts, a pris ensuite un développement tellement rapide que plusieurs de ses conquêtes paraissent être définitives, si ce terme devait être jamais accueilli dans le langage scientifique. A quelques années d'intervalle, il semble que cette pathologie ne soit plus la même, tant se sont profondément modifiées les méthodes d'étude, de diagnostic et de traitement.
La rapidité de cette évolution n'est qu'apparente, car elle était préparée depuis longtemps, mais tout d'abord d'une manière vague et incertaine. Elle l'a été a^iijgdntrâii'e à l'aide d'une méthode sure et précise depuis près d'un demi-siècle. Beaucoup de savants ont apporté leur contribution à ces progrès, mais un nom les domine ; il est superflu de le proclamer,, car il est présent à l'esprit de tous, c'est celui du professeur Guyon.
L'œuvre qu'il a accomplie est immense et son action inces-