‹ Traité des maladies des voies urinairesChapitre 165 sur 170 · FIÈVRE URINEUSE · texte numérisé non relu

FIÈVRE URINEUSE

Les accidents fébriles développés sous l'influence des causes que nous venons de signaler se montrent dans des conditions et sous des formes essentiellement différentes et sont tantôt aiguës, tantôt chroniques. Nous les ramènerons à trois types distincts, à l'exemple du professeur Guyon, qui les définit ainsi :

Forma aiguë. — 1" Accès franc et intense, à évolution rapide, généralement unique (1"'' iypc] ;

2^^ Accès prolongés ou répétés, souvent intenses, avec ou sans rémissions (2° type) ;

Forme chronique. — 3" Fièvre continue plus ou moins marquée, à durée indéterminée, avec ou sans accès intercurrents.

INFECTION URINAIRI': 1071)

1° Accès franc. — Premier type de la forme aiguë.

Uarement spontané, ordinairement provoqué par une manœuvre ou un accident intra-urétral, l'accès franc se caractérise par trois stades, de frisson, de chaleur et de sueur, qu'on a assimilés à ceux de la fièvre paludéenne. Le frisson est subit, violent; le malade est pris d'un tremblement général dont les secousses se transmettent jusqu'au lit sur lequel il repose ; les dents claquent, la parole est entre-coupée. Le faciès s'altère, on voit les traits tirés, grippés, le nez pincé, la face pàle, parfois parsemée de plaques violacées. L'anxiété est très grande et le malade éprouve une sensation de malaise des plus pénibles, vraiment douloureuse parfois. La durée des frissons, variable, est ordinairement de vingt à vingt-cinq minutes, rarement moindre ; elle peut atteindre une ou plusieurs heures.

Au frisson succède le stade de chaleur. La face devient rouge, les yeux brillent ; la peau sèche, aride, donne à la main l'impression d'une chaleur intense, mordicante. L'anxiété a diminué ainsi que le malaise ; mais le sentiment de bien-être n'existe pas encore, l'agitation persiste en changeant de caractère et le malade paraît se défendre contre une impression de chaleur excessive (Guyon).

■ Survient alors le troisième stade, celui de sueur. La peau, d'abord un peu plus humide, est bientôt recouverte d'une sécrétion sudorale abondante qui apparaît sur tout le corps, mouille le linge du malade et souvent son lit dont elle imprègne le matelas. L'anxiété, l'agitation, le malaise disparaissent alors.

Pendant cet accès, la marche de la température est des plus caractéristiques. L'ascension thermique est subite comme l'accès et en quelques minutes le thermomètre s'élève à 39°, 40°, 41°. Ce fastigium reste fixe pendant la durée de l'accès et la température baisse progressivement et rapidement, comme elle a monté ; elle redescend à 37°.

Le pouls, généralement petit pendant le frisson, plein pendant les stades de chaleur et de sueur, est fréquent et on compte ordinairement de 110 à 130 pulsations. Ses irrégularités sont remarquables et les intermittences presque constantes, môme en l'absence de lésions cardiaques. Lorsque celles-ci existent, on observe une aggravation des symptômes : l'irrégularité devient extrême, les secousses imprimées par le muscle cardiaque à la paroi thoracique sont appréciables à la vue; les signes d'auscultation, souilles, dédoublements, etc., augmentent d'intensité.

Les mouvements respiratoires sont plus précipités; la dyspnée est par-

1080 MALADIRS DICS REINS

fois considérable ; le malade se plaint d'une conslriction thoracique plus gênante que douloureuse.

Un tel accès est ordinairement de courte durée. Au bout de vingtquatre heures la température est redevenue normale : elle ne reste à un degré élevé que pendant six ou huit heures; le plus souvent la diminution est graduelle. Dans un tiers des cas environ la fièvre persiste le lendemain ; mais elle est très exceptionnelle le troisième jour.

La sécrétion urinairc cesse pendant l'accès ; cette suppression n'est pas de longue durée, l'urine reparaît au moment du stade de sueur, quelquefois un peu avant.

Du côté du tube digestif, les troubles sont constants : langue large, étalée, recouverte d'un enduit blanchâtre, épaisse, mais humide : ce caractère distingue cette forme des suivantes. La bouche est pâteuse et amère; si l'accès est intense et violent, des fuliginosités se montrent; la salive est acide (Guyon).

11 existe toujours un état nauséeux plus ou moins accentué ; ordinairement des vomissements accompagnent l'accès et se prolongent môme, mais plus rarement, deux ou trois jours après. La diarrhée est la règle.

Dans la grande majorité des cas l'accès reste unique ; quelquefois il s'en montre un second aA'^ec les mêmes caractères, soit le lendemain, soit, plus rarement encore, quelques jours après. Si la défervescence a été brusque, si la nouvelle ascension est rapide et franche^ le pronostic n'est pas aggravé ; habituellement d'ailleurs ce nouvel accès succède à la répétition de la même cause.

La guérison est la règle et les symptômes s'amendent peu à peu. La violence de l'accès du début, de même que l'élévation considérable de la température initiale, ne sont pas d'un mauvais pronostic. Il est très rare de voir un malade succomber dans ces conditions. Dans les quelques cas de morts signalés, des lésions rénales préexistaient. C'est surtout sur le mode de défervescence qu'on basera le pronostic; en présence d'une chute indécise présentant des oscillations, on doit faire des réserves.

2° AccKs RÉPÉTÉS. — Deuxième type de la forme aiguë.

Les trois stades de frisson, de chaleur et de sueur se retrouvent ici moins nettement caractérisés et ne présentent plus la même succession régulière. Le frisson, ordinairement intense, l'est quelquefois beaucoup - moins; mais sa durée est plus longue, il persiste souvent pendant plusieurs

INFECTION URINAIKM 108i

heures. Le stade de chaleur no lui succède pas immédiatemcnl; le malade se réchauiïe mal, l'anxiété reste la même. Enfin le troisième stade peut manquer; en tout cas, il est rare de voir des sueurs profuses et surtout un bien-être nettement accusé par les malades.

La température dépasse rarement le chiffre de 40" cl d'une façon générale le fastigium est moindre que dans le premier t^rpe. La défervescencc n'est pas franche; après l'accès, pendant les jours suivants, le thermomètre s'arrête à 38° ou au-dessus, avec de légères exacerbations vespérales; puis, au bout d'un temps qui varie de quelques heures à plusieurs jours, nouveaux frissons, nouvel accès dont la. défervescence est tout aussi lente et irrégulière.

Il existe constamment des phénomènes du côté des divers appareils ; la respiration et la circulation présentent les mômes troubles que dans la première forme, mais les accidents du côté des poumons persistent, affectant une forme congeslive et même pneumonique.

L'accès ne provoque pas l'apparition de l'albumine dans les urines ; la densité de celle-ci est plus grande, parce que leur quantité est moindre : on n'y constate pas non plus de tubuli ni de sang. Elles sont rares pendant l'accès, mais elles reparaissent aussitôt après et même en quantité, considérable. Une suppression de longue durée est exceptionnelle, mais elle s'observe dans les cas où. les accès se précipitent et comporte le pronostic le- plus grave. Quant à l'odeur urineuse qu'exhaleraient certains malades, elle tient à ce que ceux-ci laissent échapper, pendant l'accès, quelques gouttes qui mouillent leur linge.

Les douleurs spontanées de la région rénale sont rares ; il n'en est pas de môme .des douleurs provoquées; la manœuvre bimanuelle, qui sert à la recherche du ballottement rénal, nous a permis de les provoquer dans plus de la moitié des cas ; elles sont bilatérales et siègent au niveau des fausses côtes et dans l'espace costo-iliaque.

Ici encore, le tube digestif est le siège de symptômes d'une grande valeur clinique. La langue n'est plus humide ; sèche, et comme vernissée, elle devient, si l'accès se prolonge, rouge noirâtre, écailleuse, et se recouvre de fuliginosités qui s'étendent à toute la cavité buccale. La salive, rare, est acide; cette réaction explique le développement facile du muguet qu'on observe assez souvent dans cette forme, comme dans les autres d'ailleurs. L'extension des lésions au pharynx donne lieu à une douleur et à d£s troubles de la déglutition. Des vomissements accompagnent ordi-

nairement les accès et se prolongent plus ou moins longtemps après ; en tout cas il existe constamment un état nauséeux et une inappétence complète.

D'autres phénomènes plus bizarres et d'une interprétation plus difïicilc se montrent à la peau et au niveau des membres. Ce sont des éruptions qui consistent soit en un érythème léger et fugace, soit, plus rarement, en une éruption pustuleuse ; ces accidents sont des plus rares.

Ailleurs, et un peu plus souvent, il n'y a pas de changement de coloi'ation de la peau, mais les malades accusent, dans la continuité des membres, des douleurs très violentes, spontanées et exagérées par la pression; leur siège de prédilection est le membre inférieur et surtout le mollet.

Plus fréquemment encore on observe des indurations phlegmoneusos du tissu cellulaire dans la continuité des membres : ce sont des plaques ou plutôt des masses indurées ordinairement peu adhérentes aux parties profondes : elles parviennent rarement à la suppuration. Cependant on a signalé des abcès développés dans le tissu cellulaire et les muscles ; d'après Malherbe, les régions envahies sont, par ordre de fréquence, la jambe, la cuisse, la région fessière, l'hypogastre, l' avant-bras, le bras, à titre d'exception la région précordiale, la fosse iliaque et plus rarement encore les ai'ticulations du genou, de l'épaule. ,

Ces accidents sont peu fréquents. Giviale en rapporte vingt-six cas, tandis que le professeur Guyon n'en a observé que trois exemples. Cette rareté devient de plus en plus grande à mesure que l'antisepsie est mieux observée dans la pratique du cathétérisme.

La durée de cette forme est variable. Ordinairement la défervescence est lente, incomplète, l'état général reste mauvais; la diarrhée, l'inappétence persistent, les accès se renouvellent à intervalles irrégulièrs, et la température se maintient à un degré élevé (38 à 39").

Il est rare de voir la chute de la fièvre avant six ou sept jours, parfois elle ne cède pas avant le vingtième ou" le vingt-cinquième jour. La guérison est assez fréquente et survient au bout de la première semaine. Cette période passée, le pronostic s'aggrave; il est d'une façon générale, d'autant plus sévère que les accès sont plus nombreux et plus prolongés.

Quand la guérison doit avoir lieu, la défervescence se fait d'une façon plus régulière; ailleurs les accès se précipitent, l'état devient des plus graves, les urines sont rares ou se suppriment, et le malade succombe au bout fie deux ou trois jours, après quelques heures môme dans certaines

INKKGTION URlNAlHlî:

observations. Celte forme, heureusement rare, ne se montre guère que lorsque les lésions rénales préexistent ou lorsqu'un traumatisme important a porté sur les voies urinaires ; aujourd'hui, on est surtout en droit d'invoquer la présence de microbes d'une virulence particulière et déterminant une néphrite suraiguO. (Albarran).

3° Forme chroniqui--; ou lente. — On pourrait dire également fièvre sans accès. La fièvre est permanente, la courbe thermométrique ne présente qu'un petit nombre d'oscillations, mais le plateau reste sensiblement au-dessvis du chiffre normal, entre 38° et 39",

Ici l'état fébrile ne se traduit pas par des manifestations bruyantes. On voit quelquefois la régularité de la courbe thermique interrompue par une ascension brusque : il s'agit d'un accès intercurrent survenu sous rinfiuence d'une cause provocatrice et qui affecte le premier ou, plus souvent, le second type de la forme aiguë.

D'ordinaire, le malade ne se doute pas qu'il a de la fièvre; mais il . éprouve des malaises plus ou moins prononcés ; Tamaigrissement s'accentue rapidement; le teint change et prend une coloration jaune pâle caractéristique ; les ^^eux s'excavent, la face se ride, mais le trait dominant consiste en des troubles digestifs, dont le professeur Guyon a signalé la grande valeur séméiologique et sur lesquels nous insisterons bientôt.

La durée de cette fièvre est très variable; toujours longue, elle se compte par semaines et par mois. Lorsque les lésions sont abandonnées à elles-mêmes, on voit les oscillations thermométriques diminuer d'amplitudes, et la température se rapproche du chiffre normal.

Il ne faut pas se hâter de croire à une guérison, car l'état général devient de plus en plus mauvais ; à la dernière période, les malades peuvent être dans un état non seulement à'apijrexie, mais à'' hypothermie caractérisant une des formes de l'urémie ; c'est par insuffisance rénale que succombent ces malades. Un tel état d'hypothermie n'est pas primitif; il succède à des troubles divers où la fièvre a joué un rôle, mais parfois tellement effacé qu'elle a passé inaperçue. Il dénote une quatrième forme d- intoxication urineuse, qui se distingue des deux précédentes par une apure xie complète.

A cette période ultime, l'altération du faciès, l'amaigrissement, et surtout les troubles digestifs constituent en apparence toute la symptomatologie, dont nous devons nous occuper maintenant.

Ces troubles digestifs sont le corollaire obligé de toute phlegmasie prolongée de l'appareil urinaire. Leur intensité est si variable qu'on peut les diviser en cas graves et en cas légers (Guyon).

Cas graves. [grands dyspeptiques). — L'aspect de la langue est caractéristique et le nom de langue urinaire {Ginyon) mérite de lui être appliqué. Une rougeur scarlatiniforme des plus marquées se voit à la pointe et sur les bords, tandis que le reste de l'organe est recouvert d'un enduit épais, un peu visqueux ; ce contraste est pathognomonique.

Elle est sèche et aride, comme toute la cavité buccale. A une période avancée, au lieu d'une surface rouge et. vernissée, on rencontre vers son centre des sillons noirâtres, qui lui donnent un aspect fendillé ; la même rougeur occupe le voile du palais, le pharynx. Les mouvements de la langue sont difficiles, et rendent la parole hésitante et confuse. Un tel aspect est bien différent de ce qu'on voit dans l'état aigu, où la langue est épaisse, large, étalée, humide. Mais, ainsi que dans l'état aigu, on voit souvent survenir une complication locale : le muguet. La sécrétion salivaire est diminuée et paraît suspendue dans certains cas ; la salive est toujours acide.

Gomme conséquence de cette sécheresse- de la cavité buccale résulte une difficulté particuHère de la déglutition, une dysphagie buccale (Gu^'on" tout à faitspéciale. Au premier abord, la déglutition pharyngienne ne semble pas être entravée, mais l'absence de saUve, la gêne des mouvements de la langue, sa grande sensibilité sont autant de raisons qui gênent l'élaboration du bol alimentaire ; aussi les aliments solides, et en particulier le pain et la viande, sont-ils repoussés. Par contre, les boissons sont acceptées et même demandées ardemment. C'est là une précieuse ressource pour ce.'^ malades qu'on ahmente à l'aide de lait, d'œufs, de jus de viande, etc.

L'état nauséeux que nous avons signalé dans la forme aiguë existe ici avec des modifications ; la répugnance pour les aliments est telle que les nausées apparaissent souvent à la seule pensée d'un aliment solide. Les vomissements sont habituels dans la période avancée, tantôt intermittents, tantôt constants et incoercibles. De môme que la fièvre, ces troubles digestifs présentent des oscillations soit spontanées, soit provoquées par une manœuvre.

La constipation est la règle ; dans la forme grave on observe de la diarrhée ; qu'il s'agisse d'une forme aiguë ou chronique, elle est l'indice

INFECTION UIUNAIUE 1085

d'une iiiloxicalion profonde de l'organisme, surtout lorsqu'elle succède sans transition à la constipation.

L'existence de pareils troubles n'implique pas forcément un pronostic fatal; beaucoup de ces malades parviennent à la guérison dans les cas, par exemple, où l'état inflammatoire des voies urinaires est entretenu par une lésion telle qu'un calcul, aisément justiciable de la chirurgie.

Cas légers (petits dyspeptiques) . — Dans ces cas, on n'observe qu'un peu d'inappétence, des digestions longues et pénibles, parfois des douleurs, mais plus souvent des pesanteurs stomacales. Plus tard, si les mômes causes persistent du côté des voies urinaires, on constate des vomissements survenant à la suite d'un état nauséeux plus ou moins i^rolongé, affectant l'apparence d'une indigestion. La langue, chargée, est recouverte d'un enduit épais, blanchâtre ; la salive est moins abondante, acide ; mais on n'observe pas une sécheresse, une aridité extrême de la bouche, qui reste pâteuse et amère. La constipation est la règle, comme chez tous les malades qui vident mal leur vessie (Guyon). Elle entrave la circulation et augmente la congestion des organes pelviens.

Du côté du système nerveux on n'observe guère qu'un peu de somnolence après les repas ; et souvent aussi des accès de céphalalgie paroxystique affectant le type de la migraine.

Tantôt ces états légers cèdent facilement à un traitement convenable, tantôt ils ne sont qu'un acheminement vers une forme grave, dans une affection à marche fatalement progressive.

TRAITEMENT

Le traitement s'adressera tout d'abord à la cause, qu'on s'efforcera de supprimer : c'est, par exemple, une rétention complète ou incomplète chez un prostatique ou un rétréci, une infdtration d'urine, etc.

Le traitement prèoenlif Qsi surtout utile lorsqu'ils'agit d'une manœuvre opératoire ; le cathétérisme qu'on employait autrefois pour préparer le canal, fait courir des risques d'infection et doit être évité, excepté lorsqu'il s'agit, par exemple, de dilater l'urètre avant une lithotritie. C'est surtout l'infection vésicale qu'il s'agit de combattre. Il sera toujours utile de s'éclairer à ce sujet, et l'analyse bactériologique de l'urine ne devra jamais être négligée, non seulement avant une opération de quelque importance,

1086 MALADIES DES IIEINS

mais môme avant une simple exploration, âi on a des raisons pour redouter rinfection.

Pendant l'opération les manœuvres seront aussi douces et aussi peu prolongées que possible. S'il s'agit d'un simple cathétérisme explorateur, on fera bien d'éviter au malade la fatigue ; dans quelques cas, on lui fera observer un repos de quelque durée avant et après une première exploration. La douleur peut retentir sur l'état général ; le chloroforme, la cocaïne trouvent leur indication chez certains sujets et surtout l'injection souscutanée de morphine, qui prolonge plus longtemps son action. Enfin, après une intervention telle qu'une urétrotomie, une lithotritie, et même un simple cathétérisme, il faut soustraire la muqueuse urétrale au contact de l'urine infectée ; aussi l'emploi de la sonde à demeure est-il souvent indiqué .

Une médication interne préventive est également utile. Le fonctionnement du tube digestif sera régularisé au moyen de purgatifs, de laxatifs, ou même, plus simplement, à l'aide de lavements. Les douleurs, surtout les douleurs vésicales, trouvent un calmant dans les opiacés, en potions, en suppositoires, en injections hypodermiques. On avait coutume, autrefois, d'administrer avant la plupart des opérations, la veille ou le matin même, une petite quantité de sulfate de quinine (0'^'',50), qui ne présente une certaine utilité, discutable d'ailleurs, que s'il y a eu déjà des accès de fièvre.

A l'intérieur, l'usage des antiseptiques rend quelques services. L'acide borique (2 à 3 grammes), lesalol, l'urotropine, diminuent la septicité d'une urine infectée : mais ils sont souvent mal tolérés parla muqueuse stomacale.

Le traitement curatif diffère au moment des accès ou dans leur intervalle. Pendant l'accès, on réchauffera le malade en l'entourant de couvertures, de boules d'eau chaude placées le long du corps et à ses pieds. 11 ne faut pas le laisser exposé à l'air, ne fût-ce qu'un instant. Le refroidissement est redoutable à tous les moments de l'accès, aussi le malade restera-l-il couvert jusqu'à la fin du stade de sueur.

En môme temps on donnera des boissons chaudes et stimulantes. Le thé au rhum est la préparation consacrée : 100 grammes de rhum ou d'eaude-vie dans un litre d'une tisane quelconque, très chaude, sont nécessaires. Il est d'usage de faire prendre du sulfate de quinine dès la fin de l'accès; des doses un peu élevées sont seules efficaces; on administrera 'l'*'',50 en trois fois à une heure d'intervalle. Malheureusement ce médicament, par suite de l'état nauséeux du malade, est souvent rejeté avec les vomissements qu'il provoque ou qu'il exagère; aussi préférons-nous sup-

INFECTION UHlNAmi': 1087

primer tous les médicaments internes qui masquent plutôt qu'ils ne guérissent l'état fébrile ; tout au plus aurions-nous recours au chlorhydralc (le quinine qui peut être donné en injection hypodermique. L'antipyrine possède, dans ces cas, une puissance antithermique inférieure à celle du sulfate de quinine et produit une dépression des forces.

Lorsque cette dernière est très prononcée on fait utilement une injection hypodermique d'huile camphrée, d'éther ou de caféine (Os'',60 ù I g-ramme) et, si elle-persiste, une injection de sérum est une ressource des plus précieuses.

L'accès une fois terminé, on laissera reposer le malade. On ne cherchera à provoquer le sommeil à l'aide de calmants que dans le cas de douleurs vives. Dès le lendemain, le malade prendra un léger purgatif sahn, de façon à provoquer trois ou quatre garde-robes au plus.

S'il s'agit d'un accès franc, tout est ordinairement terminé alors, mais |)ar prudence on continue l'usage du sulfate de quinine à faible dose (0^''',S0 à 1 gramme). Lorsque le deuxième type s'installera, ou insistera sur l'emploi de ce médicament, auquel on associera le quinquina (2o grammes de teinture ou 5 grammes d'extrait mou) ; les stimulants généraux et en particulier l'alcool sont indispensables (Guyon) .

Les tisanes prises en grande quantité rendent l'urine moins toxique en la diluant. Le chiendent, la queue de cerise, les stigmates de maïs, la pariétaire, jouissent de la réputation d'être diurétiques, qu'ils ne justifient pas toujours : ils peuvent être remplacés par toute autre infusion qui plairait mieux au malade. Certains médicaments diurétiques tels que la digitale, la scille, l'urée, le calomel (20 à 30 centigrammes) ne doivent être donnés qu'avec beaucoup de prudence et lorsqu'on est certain du fonctionnement des reins. La caféine, moins toxique, est plus souvent indiquée et constitue, on outre, un stimulant énergique.

Une infusion de jaborandi ou une injection sous-cutanée de pilocarpine aideraient à l'élimination des toxines, mais ce serait au prix d'une dépression des forces, qu'il convient au contraire de relever. On répétera les purgatifs, à dose faible, les lavements, en se laissant guider par l'état du tube digestif et surtout par l'aspect de la langue, dont l'enduit saburral ne disparaît qu'avec la cessation de l'intoxication.

Dans la deuxième forme on voit souvent se produire des congestions viscérales. Les congestions rénale et pulmonaire seront combattues au moyen de ventouses, appliquées sur le thorax et ù la l'égion lombaire. Au

niveau des reins, en particulier, celle médicalion sera inslituée de bonne heure el, s'ilrcslede la douleur, on y joindra des scarifications.

L'alimentation est en général difficile el les solides sont acceptés avec répugnance. Le lait trouve ici son indication el est pris avec plaisir : on y ajoute du rhum ou de l'eau-de-vie. S'il est digéré avec peine et s'il existe des vomissements, une eau alcaline, l'eau de Vichy par exemple, servira à le couper. Plus tard, dès que les voies digeslives le «permettront, on reviendra à une nourriture plus stimulante et à une médication tonique.

Dans la forme lente ou chronique, on sait que l'élévation de la température joue un rôle effacé et que la plupart des symptômes sont tirés du tube digestif. Aussi ne fera-t-on que rarement usage du sulfate de quinine et seulement en face de poussées aiguës ou d'une élévation thermométrique sensible. Les préparations de quinquina, de kola, de coca, sont préférables à tous égards.

On favorisera l'élimination du toxique. Des purgatifs légers, des laxatifs seront donnés tous les jours, tels que les eaux de Sedlitz, de Pullna, de Hunyadi-Janos, à la dose d'un verre, de Rubinat, de Carabana, à la dose d'un demi-verre, ou bien 10 ou 15 grammes d'huile de ricin ; on évitera les drastiques. Ces agents sont d'autant plus utiles qu'il existe ordinairement de la constipation. Ce sont de bons moyens de décongestion; des lavements aideront au déblaiement de l'intestin.

On a conseillé de donner des boissons diurétiques ou du moins des boissons abondantes : on n'en usera qu'avec beaucoup de modération, dans la crainte d'augmenter la congestion rénale. Les fonctions -da Ixi.-peau seront stimulées à l'aide de frictions sèches, de massagesv de bains de vapeur sèche administrés au lit, bien plutôt que par de grands bains qui exposent aux refroidissements. Quand l'état général le permettra, un exercice modéré sera recommandé.

Il est important de surveiller l'alimentation. Le régime lacté est bon en principe ; mais il faut se garder de faire éliminer par le rein une trop grande quantité de liquide; on' préférera un régime lacté mitigé avec usage des œufs, de la viande sous forme soit d'extrait, soit de viande crue, et surtout de céréales et de farineux sous forme de bouillies ou de pâtes. Le vin et un régime tonique ne seront exclus que pendant les poussées aiguës, car il faut avant tout relever et stimuler les forces du malade.

TABLE ALPHABETIQUE

Abcès : de ]a prostate, 306; — chroni(Hies. 339 : — de la vessie, aai : — du rein, 832 :

— par l'orps étrangers de I"nrètrc, 253 : — périnéphrètiquo, 1020 ; — périvésical, 780; péri-urétéral, 1027; — péri-urélraux, 119:

— uvineux, 210.

Anastomose latérale de l'uretère : lÛGS ;

— ds liydronéphrose, 993.

Anesthésie : de Yurèlre, 7 ; — pr la cystos-

copie, 519.

Antisepsie de Vuv'etve, 3.

Anurie : calculeiise, 963. 972 ; — éclamptique, 862; — ds la tub. rénale, 897.

Artériosclérose ds hypertrophie de la prostate. 403.

Atonie vésicale ; 7o8.

Bacilles de Koch : ds f.ub. de la prostate, 348; — ds Inb. de l'urf-tre. 274 :— ds tidi. rénale, 901.

Bactériurie : 541 ; — rénale (V. Pyélonéphritci ; — traitement, S91.

Ballottement rénal : 789.

Bilharziose vésicale ; 725.

Blennorragie (V. Urélrites).

Bleu de méthylène : dans les tumeurs vésicales, 709 ; — épreuve du —, 811, 814.

Bougies : à demeure dans les rélréc.,159 ; — liéniqué, 23, 161 ; — cannelée. 104; — filiformes, 1S9 ; — tortillées ds calculs de l'uré- Ire. 246.

Boutonnière périnéale : ds calculs vcsicaux, 675: — ds cystites, 596.

Calculs : de la prostate, 356; — de la vessie, 627 ; — enchatonnés, 639 : — engagement. 653: — indications opératoires, 686; — de Vurelère, 4033 ; — de Viirèlre, chez la femme, 249 : — de l'urètre, chez l'homme, 241 ; — du rein, 948 ; extraction, 1056 ; — péri-urélraux, 247.

Cancer de la prostate, 264.

DiA.NOfi Pt Minrr. — Trailé des mal. Jus voies

Capitonnage ds liydronéphrose. 992.

Cathétérisme urétéral : 796 ; — ris anurie calcùleuse, 973 ; — ds fistules rénales, 868:

— ds fistules urétérales, 1031 ; — ds hydronéphrose. 987 ; — ds pyélonôphrites, 843. 848 ; — ds tuberculose rénale, 995: — instrumentation, 797 ; — technique. 800 : — valeur.

Cathétérisme de Yurèlre : 2; — • appuyé, 158 ;

— chez les prostatiques, 444; ôvacuateur, 508; — explorateur, 7 ; — ?'e7ro,r/;'a(Ze,30,193;

— technique, 41, 15, 19 ; — thérapeutique,

Cavité de Retzius (V. Péricyslitos).

Cellules vésicales (V. Diverticulos).

Chromocystoscopie : 815.

Colique néphrétique : 933.

Concrétions de \a. prostate, 336.

Congestion dans cysliles, 343; — ds hypertrophie de la ])rost,ate, 384; — ds infections rénales. 829 ; — ds proslatile aiguë. 306.

Contractilité de la vessie (troubles de la — ) : 736.

Contusions et punies foniwses : de la prostate, 298 ; — du rein, 818 ; — de l'uretère, 820 .

— de Turèlre, 37.

Corps étrangers : de la vessie, 018 : — de Yurèlre, 251 ; — extraction, 624; — incrustations, 624 ; — traitement, 254.

Cowpérite : 115 ; — tuberculeuse, 118.

Curettage : dans suppurations prostatiques. 354; — de la vessie, dans cystites. 595 ; — dans tub. vésicale, 618.

Cystite : en général. 542; — aiguë, 551 : — blennorragique, 56 !■ ; — calculeuse, 641, 652, 689 : — canlharidienne,571 ; — chronique. 553: — dans rétrécissements de l'urètre, 449; — de la femme, 568 ; — des néoplasiques, 704 ; — du col et du corps. 563 ;

— en jjlaques, 602; — glandulaire, 555 : — grippale, 573 ; — incrustante, 555 ; — interstitielle, 555 , — kystique, 555 ; — leucpplu-

iiriii. oy

TABLIC ALPIIABliTlQL'E

sique, 6U1 ; — membraneuse et pseiidomembr.. 373 : — papillaire, So5 : — rebelle, douloureuse, 576 ; Iraitemenl des —, 582 ;

— tuberculeuse, 604 : — lypliique, 573 :

— ulcéreuse, b55 ; — végélanle, 55S.

Cystocèle : 740 : — crurale, pôrinéale, de la

ligne blanche. 740: — inguinale, 741; — urélrale. 740: — vaginale, 744.

Cystostomie : ds cancer de la prostate, 376 : ds cystites rebelles, 594, 397 ; — ds hypertrophie de la prostate, 451 : — ds tiib. vésic. 617 ; — ds tumeurs vés., 712.

Cystoscopie : 511 : instrumenis, oU : lochnique, 518; — sans appareil optique, 523:

— dans cystites, 562 ; — dans hypertrophie de la prostate, 420; — dan.^; leucoplasie, 601; — dans tuberculose rénale. '.)04 ; — dans tub. vésicalo, 612; — dans tumeurs vés., 707. — E.vcision cystoscopique. 713.

Cystotomie : Iiypof/aslrique. 673 : technique, 076: accidents, 684; — périnéale, 673; — soits-symphysaire, 685; — vésicovaginale, 685; — dans ruplnres de V urètre, 53; — ds tumeurs vôsicales, 709.

Décapsulation du rein : 857.

Digestifs (troubles) : des urinaircs, 837, 853;

— ds calcul rénal, 957 ; — ds infection urinaire, 1084 ; — ds phlegmon prévésical, 781 ;

— ds rein mobile, 1013.

Dilatateurs : de Desnos, 162 : de Kollmann, 103 ; — laveurs, 103.

Dilatation du col : ds calculs vésicaux, 683 : (Is cy.stites, 395.

Dilatation de Vurètre : dans nrétrile chronique. 102; — dans rétréc. urétr., 156; graduelle. 160; immédiate progressive, 164 ; rapide, 163 ; — ôlectrolytique. 170.

Dilatation kystique de l'extrémité inférieure de l'uretère : 1040.

Diverticules vésicaux : 717.

Division des urines (V. Séparation).

Divulsion de l'urètre, 161,202.

Duplicité de la vessie : 778.

Eclampsie (intervention dans 1'—) : 862.

Ectopie : de la vessie, lli ; — du rein, congénitale, 1009, 1043; — acquise, 1009.

Electriques (traitements) : dans incontinence, 771 ; dans rétrécissements, 103 ; — dans troubles de la contractilité vésicale, 763 ; dans troubles de la sensibilité vésicale, 734; dans urétritc, 104.

Electrolyse ; circulaire, dans rétrécissements, 165 ; — dans urétritc chron.. 104 ; expérimentation. 168 ; — linéaire, 167, 172.

Enchatonnement des calculs vésicau:i\ 639, 720.

Epididymite : ds hypertrophie de la prostate. 424 : — ds tiibcrc. de la prostate, 340.

Epithéliomade la prostate, 204 ; — consécutil à hypertrophie de la prostate, 400 ; — de la vessie, 697 ; ^ du rein, 929.

Epispadias, 289.

Exploration ; de la prostate, 203 ; — de la vessie, 503; — ds calculs vésicau.x, 645; — de l'uretère. 791 ; — de Vwèlre. 1 ; — du rein, 787, 793.

Exstrophie de la vessie : 772.

Fausses routes : 54.

Fibromes de Vurètre. 268 ; — glandulaire.^ dans liypertrophie de la prostate. 39.').

Fièvre urineuse : 1074. 1078.

Fistules ; de Vurètre. 221 ; — chez la femme. 233 ; — chez rhommc. 221 ; — ds abcès de la prostate, 314 ; — ds tuberculose de la prostate, 351 ; — urétro-péniennes, 230 ; — urôtro-périnéo-scrotales, 223 ; — iirétro-rectales, 221 ; — de la vessie, 733 ; — vésicocutanées, 733; — vésico-inteslinales, 733;

— rénales. 863 ; — urétérales, 1029, FoUiculites, 112.

Fonctions rénales (examen des) ; 793 ; —

appréciation de la valeur des — , 809.

Fonctions vésicales (examen des) : 506.

Gonocoque : 60.

Hématonéphrose : ds hydronéphroses, 983

— ds traumatismes du rein, 819.

Hématurie : ds calculs vésicaux. 644 ; —

ds calculs rénaux, 936; — ds cystites, 566, 578; — ds cancer prost.,310 ; — ds hypertrophie de la prostate, 427 ; — ds traumatismes du mn, 820; — ds tuberculose de la prostate, 349; — ds tuberculose rénale, 898; — ds tumeurs prostatiques, 370; — vésicales. 670: rénales, — 938.

Hydronéphrose : calculeuse, 931, 962 ; — non calculeuse, 975; acquise, 976; congèni taie, 976; — inlermiltenle, 978, 984, 1013. 1037 ; — traitement opératoire, 986.

Hypernépkrome : 932.

Hypertrophie de la prostate, 382.

Hypospadias : 280.

Incontinence d urine : ds calculs deTurèlre, 250 ; — ds hypertrophie de la prostate, 416 :

— ds maladies du système nerveux, 664;

— ds rétrécissements, 143; — essentielle,

Infections : rénale cliirurgicales, 828; — urinaires. 1073; — vésicales. 540.

TABLE ALPIIABKTIOUE

Infiltration d'urine : anat. palhol,, 2H ; — symptômes, 2\'2; — traitement, 214; — ds les plaies de la vessie, 529.

Injections : ds l'urétrile blenii. aiguë, 72, 76;

— ds i'iirclrite blenn. chronique, !)8.

Instillations : itréirales, ds prostalitcs chron.

337 ; — ds urétrite aiffuë, 75 ; chronique, \ 00 :

— vésicules : ds cystites, 583, b92 ; — ds tuberculose vésicale: gaïacol, G16:goménol, 617.

Intervention chirurgicale dans les néphrites médicales: 836; — décapsulalion, 837 ; — néplu'ectomie, 859 ; — néi)hrotomic, 858; — indications, 859.

Intoxication urineuse : 1073.

Ionisation uré traie : 104.

Kystes de l'urètre chez la femme, 568 : — de la prostate, 260 ; — du rein, 995 ; liéiiiatiques,997 ; hydatiques,1000 ; polykystiques, 997 : séreux, 996 ; — ds les néphrites, 995 ; — pararènaux, 1004 ; — de l uretère. 1028.

Laparotomie : ds les ruptures de la vessie,

Lavages ; vrétro-vêsicaitx, ds urélriles aiguës, 73 ; ds urétrites chron., 98 ; — ds les cystites, 583. 586 ; — du bassinet, 848.

Lavements ; calmants, 341 ; — chauds ds l)rostatites aiguës, 318; ds proslatites chron., 337.

Leucoplasie: ûeVuretère, 1028; — de l'urètre,

Lithiase urinaire : oxalique, 656; — phos-

phatique, 657 ; — urique, 654 ; — rénale, 948. Lithotritie ; instruments, 658; — technique,

661 ; — difficultés, 669 ; — résultats, 672 ; —

urétrale, 246.

Lobe moyen ds hypertrophie de la pro.s-

tate, 390.

Malacoplasie de la vessie, 602.

Maladies infectieuses : ds les prostatites,

303 ; cystites ds les —, 573 ; i)yélonéphriles

ds les — . 830.

Mal de Bright (intervention dans le) : 860. Mandrins pour l'urètre, 444.

Massage : de l'urètre, 104 ; — de la prosla/e,

Méatotomie : 276.

Miction (troubles de la — ) : ds calculs vésicaux, 643 ; — ds infections rénales, 839 ; — ds phlegmons péri-urétraux, 120 ; — ds prostatites, 311 et 329 : — ds rétrécissements, 142: — ds tubercul. rénale, 895: — ds urétrites, 66.

Muguet de la vessie. 121.

Néphrectomie : lombaire, 1050; — par morcellement, 1061 ; — partielle, 1059 ; — secondaire, 1061 ; — sous-capsulaire, 1061 ;

— transpôritonéale, 1062; — ds calculs rénaux, 971 ; — ds contusion du rein, 823 ; — ds hydronéphrose, 987 ; — ds kystes hydatiques, 1003: — ds néphrites, 859; — ds pyonéphroses, 850: — ds rein mobile, 1018 ;

— ds tumeurs rénales, 946; — ds luberc. rénale, 921.

Néphrites : des urinaires, 852 ; — médicales (intervention dans les — ), 856; — douloureuses, hématurlques, 860, 861 : — ds li thiase, 951 ; — ds tuberculose rénale, 889 ; — ds tumeurs rénales, 935 ; kystes ds les —, 995.

Néphro-cysto-anastomose : 994.

Néphrolithotomie (V. Néphrotomie).

Néphropexie (V. Néphrorraphie) .

Néphrorraphie : ds rein mobile, 1018 ; — technique, 1053.

Néphrostomie : ds hydronéphrose, 986 : — ds pyonéphroses, 851 ; — technique, 1057

Néphrotomie : ds calculs rénaux, 969 ; — ds hydronéphrose, 986; — ds néphrites 858 : — ds pyonéphrose, 849, 851 ; — ds tuberculose rénale, 920; — ds tumeurs ré nales, 946; — technique, 1054.

Névralgies : rénales, 965 ; — vésicales, 749

Opération de Bottini : 463.

Opérations plastiques dans l'hydroné-

phrose. 988 (V. aussi Uretère).

Orchidectomie : ds hypertrophie de Ie

prostate, 457.

Papillomes : du bassinet et de l'uretère. 934.

— de l'urètre, 263 ; — de la vessie, 696. Paralysie vésicale : 758.

Parasitaires (maladies) : de la vessie, 725 ; —

du rein, 1000.

Péricystite : 556 ; — ds la tuberculose vésicale, 609 ; — phlegmon de la cavité de Retzius, 780.

Périnéphrite: scléreuseet fibro-li])omateuse.

1019 ; — suppurée, 1020 ; — ds la lithiase, 963; — ds la tuberc. rénale, 892.

Périprostatites (V. Prcslatites).

Périurétérite : 1027.

Phlegmons : péri-urétraux, 119; — de la cavité de Retzius, 780; — pôrinéphrétique,

1020 (V. aussi Périnéphrite.) Phloridzique (épreuve delà glycosurie— ) :

Plaies : de la prostate, 298 ; — du rein, 824 :

— de l'urètre, 34 ; — de la vessie, 525. Poches urineuses : chez l'homme. 236 ; —

chez la femme, 237.

1002 TAni.E ALI'

Pollakiurie : ds les affections nerveuses, 757 ; — ds V hypertrophie de la prostate, 'il2,- — ds la tuberculose rénale, 912.

Polypes : de l'urètre, chez l'homme, 263 : — chez la femme, 266.

Polyurie : ds hydronéphrose intermittente, 983; — ds hypertrophie de la prostate, 418 :

— ds néphrite des iirjnaires, SSi; — ds lub. rénale, 897; — trouble, 836.

Polyurie expérimentale : 816.

Ponction de la vessie, 4i8.

Prolapsus de l'uretère : 1042.

Prolapsus de l'urètre chez la lenimc, i67.

Prostate : abci-s, 306 : chroniques, 339 ; — calculs, 356 ; — ex])loration, 293 ; — htjpertrophie, 382 ; — kystes, 360 ; — massage, 339; — sarcomes, 373; — traumatismes, 298 : — tuberculose, 343.

Prostatectomie : partielle pdrine'ale, 461 : — partielle /iî/pojf as/ /•î^t^e, 462; — totale périnéale, 468 ; technique, 469 ; , — accidents, 477 ; résultats, 487 ; statistique, 501 ; — liypogaslrique, 479 ; technique, 479 ; accidents, 486 ; résultats, 488 ; statistique, 500 ; indications dans calculs vésicaux, 495; dans cancer de la prostate, 381 ; dans hypertrophie prost., 496 ; dans proslaiite chronique, 342.

Prostatiques : cathétérisme chez les — , 444 ; hygiène des — , 434.

Prostatisme : dsla prostalite chronique, 331.

Prostatites aiguës, 302 ; folliculaires, 306 ; parenchymafeuses, 306; — chroniques, 322.

Pyélonéphrites : 828, 831, 833 ; — calculeuses, 962 ;— de la grossesse, 848 ; cathétérisme de l'uretère dans les —, 843, 848.

Pyélotomie : dans Ie§ calculs rénaux, 969.

Pyurie : dans blennorragie, 67 ; — dans cystite, lia8 ; — dans pr'ostatite, 312, 317; — ds pyélonéphrite, 838, 842 ; — ^ dans tuberculose prostatique, 349 ; — ds tuberc. rénale, 899.

Pyonéphroses: 828, 833,837 ; — calculeuse, 952, 9(i:! ; dans la tuberculose, 882.

Radiographie : ds calculs vésicaux, 049 ; — des calculs rénaux, 9;i8 ; — des calculs urôléraux, 1036.

Radiothérapie : d.s hypertrophie do la prostate, 4bo.

Rein.: contusions, 818 ; — découverte, 1048 ;

— examen fonctionnel, 795 ; — valeur fonctionneUe, 809 ; — exploration médiate, 787 ;

— fistules, 863; — hydronéphrose, 975:

— incision .exploratrice, 793 ; — kystes, 99a ; — lithiase, 948 ; — opérations, 1048 ;

— situation normale, 1005 ; — tuberculose.

IIABÉTIQUE

869 ; — tumeurs, 927 ; — vices de conformation, 1043 : — en fer k cheval, 1014 :

— mobile, lOOII ; — polykystique, 997 : — unique, 1043.

Résection de Y urètre, 190 ; — de la vessie pour tumeurs, partielle, 711 ; totale, 712 ;

— orthopédique du rein, 992 ; — ds kyste séreux du rein, 997.

Rétentions rénales (V. Hydronéphrose et Fyonéphrose).

Rétention d'urine : ds cystites, o63 ; — ds hypertrophie de la prostate, 409; — ds mal. du syst. iier\ eux, 7.")9, 763 ; — ds rétrécissements. 143.

Rétrécissements de l'urètre, 130 ; — chez la femme. 20.'i ; — cicatriciels, 133, 152 : — congénitaux, 272; — inflammatoires, 132 ; — larges, 148 ; — sciéro-cicatriciels, 138 ; — cystite dans les —, 149; — indications générales du traitement, 190; — dilatation, 1.56;

— dilatation immédiate progressive, 164 ;

— divulsion, 164 ; — traitements électriques, 165 : — traitements endoscopiques, 175 ; — iirétrectomie, 190 ; — urétrot. externe, 185 :

— urétrotomie interne, 175; — urétrostomie périnéale, 195 ; — urétroscopie, 147.

Ruptures ; de l'urètre, 37 ; — de la vessie, 533 ; — spontanées, 533 ; — traumatiques.

Sarcome de la prostate, 373.

Séparation des urines : 802.

Séparateurs : de Boddaerl, 807 : — de Cathelin. 804 ; — de Downes, 803 ; — de Lambotte, 802 ; — de Luys, 803 ; — de Nicolich,

Sensibilité de la vessie (troubles de la — ),

Sondes : stérilisation, 4 ; — de caoutchouc, 11 ; — de gomme, 11 ; — métalliques, 14 ; — urétérales, 800.

Sonde à demeure : description, fixation, 2i ; — ds infections urinaires, 1086 ; — dans ruptures de l'urètre, 58.

Spasmes membraneux : diagnostic, 154 ; — dans la tuberculose vésicale, 611 : — du col, 756 ; — du corps, 738.

Statistiques (tableaux) : — âge des prostati- (lues, 384; — âge des rétrécis. 140: — litho- Iritie, 672 : — néphrectomie pour tub. rénale. 924 ; — opération de Boltini, 497; — opérations pour cancer delà prost<ite, 381 ; — prostatectomie hypogastrique, 500 ; — prostatectomie périnéale, 501 ; — urétrotomie interne, 202.

Suppositoires ds prostatites chron., 241.

Suppurations pdrirurétraïes,'20'J.

Suture : de l'urètre, 31; — de l'uretère, 1067:

— de la vessie, 681.

Page 1