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MALADIES UK LA VESSIH
Keyes propose la classificalion suivante, que nous adopterons
groupe. Calculs primaires : se développent dans une urine acide, ou du moins non alcaline.
2"= groupe. Calculs secondaires ou symptomatiques : se développent dans une urine alcaline et en présence de lésions inflammatoires de la muqueuse urinaire.
Calculs d'acide urique.
— d'urates de soude, de potasse.
de chaux.
— d'oxalate de chaux, de cystine .
— de xanthine.
— de carbonate de chaux.
— de phosphate bicalcique.
— d'indigo.
Calculs d'urate d'ammoniaque.
— de phosphate tricalcique.
— de phosphate ammoniaco-ma-
gnésien.
— de phosphate amorphe de chaux.
— d'urostéalithe.
IL — Siège des calculs
Les calculs sont situés soit dans la cavité vésicale, soit dans un diverticule, ou encore ils présentent un prolongement extravésical.
i° Les calculs de la vessie sont mobiles, ou très rarement, fixées dans leur position. Mobiles, ils occupent les parties déclives de la vessie, c'est-à-dire ordinairement le voisinage du trigone et du col, ou plus encore la région rétro-urétérale, surtout si celle-ci est creusée en bas-fond. Les pierres petites sont toujours mobiles, et les contractions vésicales, les changements de position du malade, sulFisent souvent a ies déplacer. Les pierres plus volumineuses et plus anciennes finissent par déprimer la vessie au point où elles sont appliquées, et y acquièrent une certaine immobilité qui les rend plus supportables : ainsi, chez les vieillards, on peut voir le bas-fond déprimé constituer une loge moulée sur la pierre. Chez la femme, l'utérus soulevant la partie médiane de la vessie, l'excavation esl bilatérale. Ailleurs au contraire elles se logent derrière le pubis s'y creusent une loge et peuvent s'y immobiliser comme dans le cas représenté figure 184. Parfois le calcul occupe la partie supérieure. de la vessie, grâce à une contracture annulaire de la vessie qui le maintient arc-bouté sur les parties latérales du dome vésical : il s'agit alors de calculs volumineux ou de vessies très irritables. Ces contractures partielles ne doivent pas être confondues avec Tenchatonnement.
CALelULS VlilSICAUX 63»
Outre la fixité par contracture que nous avons mentionnée, les calculs [peuvent être fixés par adhérence à des productions végétantes de la muqueuse vésicale, t\ des fils proéminant dans la vessie à la suite d'opérations, etc., ou encore par suite de la forme ou de la nature du corps étranger qui les a causés.
2" Les calculs dwerliculaircs ou enchatonnés occupent les petits ou grands diverticules de la vessie ; ils peuvent y être inclus de telle sorte qu'ils ne sont pas perçus par Tinstrument évoluant dans la vessie, plus souvent leur surface afïleure à l'orifice du diverticule; plus rarement ils sont en sablier, l'étranglement par l'orifice séparant les deux extrémités renfiées, diverticulaire et vésicale. Exceptionnellement, le calcul est enchatonné au niveau du trigone. Les calculs diverticulaires peuvent être volumineux (130 gr. Fenwich, 280 gr. Gardini) et multiples. Dans d'autres cas, la pierre est complètement isolée de la cavité vésicale et incluse dans la paroi; cette disposition très rare porte le nom à^enkystemeiit (fig. 183 et 186).
3" Les prolongements exlra-vésicaux des calculs sont urétéraux ou \urêtraux. Les premiers se produisent quand un calcul incomplètement îissu de l'uretère se développe par son extrémité vésicale. Les calculs mrétro-vésicaux, appelés aussi vésico-prostatiques^ ont la forme en sablier; ces calculs, d'abord vésicaux, se sont engagés dans le col vésical par une extrémité qui peu à peu s'est accrue, refoulant autour d'elle l'urètre prostatique.
D'autres prolongements sont plus rares ; dans un cas de Gathelin et Yillaret, il était situé non dans l'urètre prostatique, mais dans la prostate. Une malade, opérée pour fistule vésico-vaginale par colpocléisis, présentait, seize ans après, un calcul vcsico-vaginal (Tuifier).