CHAPITRE IL De V aveuglement de nuit
Observation SSj.
La Ciotat , le 12 décembre 1765.
Mémoire. — Mademoiselle D**% âgée de treize ans, a eu la rougeole à dix. Cette maladie fut accompagnée d'une fièvre considérable, de grandes douleurs de tête et d'assoupissement. A compter de cette époque, elle a ressenti, par intervalles, des douleurs sourdes dans le fond de l'orbite. Depuis
non \ i • , ou a,pitbi ii quelque terni)* elle est affligée <l une faiblesse <l< rue | >« - 1 1 - m 1 1 < 1 1 1 < qui commenoe ions lei jours rets les deux heures el demie de I après-midi el dure le reste de la journée. Le lendemain matin , à son réveil, sa uic se trouve rétablie; cette faiblesse de vue, pendant la durée du paroxisme esl telle que la malade ne peut pas lire, m. us elle peut cependant distinguer i<>us les objets d'une i taine grosseur.
L'examen des yeux ne m'a fait apercevoii qu'une dilatation «le la prunelle, plus considérable qu'elle ne devrait être dans Tétai naturel. Je n'ai reconnu aucun défaut ni au globe, ni aui paupières, ni .1 leurs dépendances. Les yeux ne sont ni gros m saillants; elle jouit d'ailleurs <l nue assez bonne santé : la facilité avec laquelle j'ai vu mouvoir la prunelle, lorsqu'après avoir fermé les paupières pendant quelque temps, je les ai ouvertes toutà-coup, me fait conjecturer que sa dilatation n'es! ques) mptoraatique, et qu'elle dépend d'une cause qui affecte l'organe immédiat de la vision. ce qui produit le commencement de la maladie connue sous le nom de goutte sereine La consultante n'a encore fait aucun remède: elle prie M. Deinours de lui prescrire ceux qu'elle doit employer, et le régime à observer.
Mawi , Chirurgien de la marine
Réponse.
Nous conseillons de purger la malade